Quel salaire faut-il pour emprunter 100 000 euros ?

Faites une simulation et découvrez ce que vous devez gagner pour emprunter 100 000 €.

Type de projet
Vous aimeriez réaliser un achat .
Vous envisagez d'acheter dans la commune de
.

60 courtiers immobilier experts

Nos courtiers en crédit immobilier sont spécialisés par type de projet.

La transparence avant tout

Votre courtier vous partage toutes les offres de banques du marché.

100+ banques comparées

Nous négocions les conditions au niveau régional et national.

100 000 €, c’est souvent le budget du premier achat : un appartement en ville moyenne, une maison à rénover en zone rurale, ou un investissement locatif pour se lancer. Un montant accessible à de nombreux profils, mais qui suppose quand même de passer sous les fourches caudines de la banque. Pour emprunter 100 000 €, il faut justifier d’un revenu net compris entre 1 450 € et 2 020 € par mois selon la durée retenue, sans autres crédits en cours. Et comme toujours, le salaire n’est qu’un élément parmi d’autres.

Capacité d’emprunt : par où commencer ?

La capacité d’emprunt, c’est le montant maximum que la banque est prête à vous prêter compte tenu de votre situation. Elle ne regarde pas uniquement votre fiche de paie : votre stabilité professionnelle, vos charges existantes et votre comportement bancaire entrent aussi dans la balance.

L’indicateur central de ce calcul, c’est le taux d’endettement, plafonné à 35 % par les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière depuis janvier 2021.

Quel salaire pour emprunter 100 000 euros selon la durée de prêt ?

La durée du prêt immobilier est le principal curseur sur lequel vous pouvez jouer pour adapter le financement à votre budget mensuel. Sur 100 000 €, quelques années d’écart font varier la mensualité de plusieurs dizaines d’euros et le coût total de plusieurs milliers.

Quel salaire pour emprunter 100 000 € sur 15 ans ?

Sur 15 ans, la mensualité s’élève à 707 € hors assurance, pour un taux moyen de 3,33 %. Un salaire net mensuel d’au moins 2 020 € est nécessaire pour rester sous le seuil des 35 % d’endettement.

C’est la durée la plus exigeante en termes de revenus, mais celle qui minimise le coût total du crédit. Un profil avec un salaire stable autour du SMIC et demi peut y prétendre, à condition de n’avoir aucune autre charge de crédit en cours.

Quel salaire pour emprunter 100 000 € sur 20 ans ?

Sur 20 ans, la mensualité descend à 580 € hors assurance, pour un taux moyen de 3,50 %. Il faut justifier d’un salaire net mensuel d’au moins 1 658 € pour tenir le cap.

580 € par mois, c’est une mensualité qui reste raisonnable pour beaucoup de ménages. Sur ce type de montant, 20 ans offre un bon équilibre entre effort mensuel maîtrisé et coût total acceptable.

Quel salaire pour emprunter 100 000 € sur 25 ans ?

Sur 25 ans, la mensualité tombe à 507 € hors assurance, pour un taux moyen de 3,61 %. Le seuil de revenus descend à 1 450 € net mensuel.

C’est la durée la plus accessible, y compris pour des revenus proches du SMIC. Mais sur un montant de 100 000 €, il peut valoir la peine de ne pas s’étirer inutilement : le coût total des intérêts dépasse les 52 000 €, soit plus de la moitié du capital emprunté.

Voici le tableau récapitulatif des salaires minimum en fonction de la durée de votre prêt et des taux du moment :

Durée du prêt

Taux moyen

Mensualité estimée

Salaire net mensuel requis

Coût total du crédit

15 ans

3,33 %

707 €

2 020 €

27 260 €

20 ans

3,50 %

580 €

1 658 €

39 200 €

25 ans

3,61 %

507 €

1 450 €

52 100 €

Salaire nécessaire pour emprunter 100 000 euros

Calcul réalisé selon les taux d’avril 2026 pour des revenus annuels inférieurs à 40 000 euros, hors assurance emprunteur et hors apport.

Quelle est l’importance du taux d’endettement ?

Le principe est simple : la banque ne veut pas que vos remboursements mensuels dépassent 35 % de vos revenus nets. Au-delà, elle considère que le risque de défaut devient trop élevé, pour elle comme pour vous.

Ce seuil n’est pas une règle absolue pour autant. Deux autres critères viennent compléter le tableau :

  • Le reste à vivre : la somme qui reste sur votre compte une fois la mensualité payée. Sur des revenus modestes, la banque sera vigilante même en deçà des 35 %, si le reste à vivre lui semble insuffisant pour couvrir les dépenses courantes.
  • Le saut de charges : l’écart entre ce que vous payez aujourd’hui et ce que vous paierez demain. Si votre loyer actuel est proche de la future mensualité, la banque sera rassurée. À l’inverse, un écart trop important peut l’inquiéter sur votre capacité d’adaptation.

Comment calculer son taux d’endettement ?

Voici la formule de calcul du taux d'endettement :

Seuil maximum recommandé : 35 %

Exemple concret pour un emprunt de 100 000 € sur 20 ans :

  • Revenus nets : 2 000 €/mois
  • Mensualité prêt : 580 €
  • Autres charges : 150 € (crédit à la consommation)
  • Taux = (580 + 150) ÷ 2 000 × 100 = 36,5 %

→ Solution : solder le crédit à la consommation avant de déposer le dossier, ou opter pour 25 ans pour abaisser la mensualité

Crackez le code de la propriété avec la Clé !

Avec notre Newsletter La Clé, recevez chaque mois l'essentiel de nos articles pour faire le plein de conseils et d'inspiration.

Main avec clé

Quelles charges prendre en compte dans le calcul ?

À inclure :

  • tous vos crédits en cours (immobilier, consommation, auto…) ;
  • les mensualités futures du crédit actuellement négocié ;
  • les charges fixes (pension alimentaire, loyer si investissement locatif ou résidence secondaire).

À exclure :

  • votre loyer actuel si vous achetez votre résidence principale (il sera remplacé par la mensualité) ;
  • les dépenses variables ou ponctuelles.

Quels revenus sont pris en compte ?

À inclure :

  • CDI (hors période d’essai) : salaire fixe pris en compte à 100 % ; part variable lissée sur une moyenne des dernières années ;
  • CDD/intérim : généralement non pris en compte par la banque ;
  • libéral/indépendant/intermittent : revenus pris en compte sur justificatifs des deux ou trois dernières années, avec analyse de leur stabilité et récurrence ;
  • revenus locatifs : pris en compte à 70 % pour tenir compte de la vacance locative.

À exclure :

  • pensions alimentaires ;
  • aides sociales (sauf exception) ;
  • biens meubles à revendre.

L’apport, un accélérateur souvent sous-estimé

Sur un achat à 100 000 €, l’apport recommandé est de 10 000 € (10 % du prix), de quoi couvrir les frais de notaire et de garantie sans les faire peser sur le crédit. Mais même un apport modeste envoie un signal positif à la banque : il prouve une capacité à épargner et à anticiper.

Si vous pouvez aller au-delà des 10 %, chaque euro supplémentaire réduit le capital à financer et peut améliorer les conditions de taux proposées.

En cas de coup de pouce familial, deux points à garder en tête :

  • Le don familial est encadré par la loi. Renseignez-vous auprès d’un notaire pour éviter les complications.
  • Un prêt consenti par un proche sera intégré par la banque dans le calcul de votre taux d’endettement.

100 000 €, c’est l’un des montants les plus accessibles du marché immobilier, et pourtant les refus existent. Ce qui fait la différence, c’est rarement le salaire seul : c’est la cohérence globale du dossier, la propreté des comptes, le bon timing et le bon interlocuteur bancaire. Le simulateur Pretto vous dit en 5 minutes si votre projet tient la route. Et si c’est le cas, nos experts se chargent de négocier pour vous auprès de 125 banques partenaires.

Prêt à concrétiser votre projet à 100 000 € ?

Questions fréquentes

  • Oui, mais les banques le regardent de près. Sans les 10 000 € habituellement attendus, le dossier doit compenser sur d’autres points : CDI avec ancienneté, aucun incident bancaire sur les trois derniers mois, épargne résiduelle et taux d’endettement bien en deçà du plafond. C’est faisable, pas automatique.

  • En couple, les revenus s’additionnent et les exigences par personne deviennent très accessibles. Sur 25 ans, un revenu cumulé de 1 450 € suffit (soit 725 € chacun environ). Sur 20 ans, comptez 1 658 € cumulés. La banque analyse chaque situation individuellement, mais un dossier à deux reste plus solide qu’un dossier solo sur ce type de montant.

  • Sur 25 ans à 3,61 %, les intérêts atteignent 52 100 €, soit plus de la moitié du capital emprunté. Sur 20 ans à 3,50 %, ils descendent à 39 200 €. Sur 15 ans, comptez 27 260 €. L’écart entre la durée la plus courte et la plus longue dépasse 24 000 € : un argument concret pour ne pas s’étirer inutilement si vos revenus le permettent.

  • Le CDI facilite grandement les choses, mais c’est sur ce niveau de montant que les banques font preuve de davantage de souplesse. Un indépendant ou un intermittent avec trois ans de revenus réguliers et un bon apport peut tout à fait y prétendre. Les profils CDD restent en revanche difficiles à financer.

  • Oui, mais attention à l’effet mécanique sur le taux d’endettement. Avec 150 € de crédit auto par mois, la mensualité disponible pour votre prêt immobilier diminue d’autant. Sur 20 ans, cela peut faire basculer un dossier limite dans la zone rouge. Solder les petits crédits avant de déposer le dossier est souvent la meilleure stratégie.


Mis à jour le 24 avril 2026

Catherine BrezekyLead Content chez Pretto
Diplômée en histoire et d'un master professionnel de journalisme à l'École Supérieur de Journalisme Paris (ESJ), Catherine se spécialise très tôt dans les médias web et le SEO. Elle débute sa carrière au sein de rédactions digitales, notamment chez CCM Benchmark, où elle traite de sujets de société, consommation, bien-être, santé et tendances. Au sein du groupe Webedia, elle pilote une rédaction avec d'importants enjeux d'audience, développe des formats éditoriaux et vidéo pour les réseaux sociaux, et mène des projets brand content en partenariat avec des marques du secteur du luxe. En 2023, elle rejoint Pretto avec un nouveau défi : comprendre et vulgariser les rouages du crédit immobilier, en conciliant exigence journalistique, stratégie de marque et performance digitale.