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Acheter sa résidence principale ou investir dans un bien à louer, pour de nombreux primo-accédants, l’hésitation est réelle. L’investissement locatif est souvent perçu comme le choix le plus rentable et le plus stratégique pour se constituer un patrimoine. Pourtant, lorsqu’on est encore locataire de son logement, cette décision peut aussi compliquer certains projets futurs. On vous explique pourquoi, cas concret à l’appui.
Prenons l'exemple de Thomas, 32 ans, cadre dans une startup parisienne. Il gagne 4 500€ nets par mois et paie un loyer de 1 200€ pour son appartement dans le 11e arrondissement. Avec 50 000€ d'apport, il souhaite investir dans un studio à louer pour 800€ par mois.
Son calcul semble logique : les loyers couvriront une bonne partie du crédit. Sauf que la banque ne voit pas les choses ainsi.
Voici ce que la banque va regarder :
Résultat ? La capacité d'emprunt de Thomas se retrouve sévèrement amputée par son loyer. Là où il pourrait emprunter 330 000€ pour une résidence principale (avec une mensualité de 1 575€), il doit se contenter d'environ 80 000€ pour un investissement locatif (avec une mensualité de 375€). Une différence considérable qui limite drastiquement ses options d'investissement.
Ce plafond de 35 % est fixé par la réglementation : depuis le 1er janvier 2022, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) impose aux établissements bancaires de ne pas accorder de crédit immobilier qui ferait dépasser ce seuil d’endettement. Pour un investisseur encore locataire, ce calcul est particulièrement défavorable : ses loyers attendus ne sont pris en compte qu’à hauteur de 70 % dans le calcul de la capacité d’emprunt (pour tenir compte de la vacance locative et des charges), tandis que son loyer actuel reste une charge à 100 %. Ce double effet ciseaux explique pourquoi la banque dit souvent non.
Imaginons maintenant que Thomas achète son propre appartement. Le même apport de 50 000€ lui permettrait :
En achetant sa résidence principale, Thomas transforme une charge (son loyer) en investissement. C'est mathématiquement plus efficace.
Au-delà de la capacité d'emprunt, acheter sa résidence principale offre d'autres atouts :
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L'investissement locatif n'est pas une mauvaise stratégie en soi. Il devient vraiment intéressant quand :
La tentation de l'investissement locatif est compréhensible. Mais quand on est encore locataire, commencer par sa résidence principale est souvent le choix le plus judicieux. C'est plus simple à financer et cela pose les bases d'un patrimoine solide.
Dans le cas de Thomas, acheter sa résidence principale lui permettrait d'accéder à un bien plus grand, mieux situé, tout en transformant son loyer en patrimoine. L'investissement locatif pourra venir dans un second temps, une fois propriétaire, avec une capacité d'emprunt retrouvée.
Vous hésitez entre acheter votre résidence principale et investir dans le locatif ? Chez Pretto, un expert en financement dédié prend le temps d’étudier votre situation et de vous aider à trancher, avec les bons chiffres et une stratégie taillée pour vous.
Oui, mais c'est réservé à des profils solides. Les banques l'acceptent plus facilement si vous êtes déjà propriétaire de votre résidence principale : elles y voient un intérêt commercial et votre bien peut servir de garantie supplémentaire. Dans tous les cas, votre taux d'endettement doit rester sous 35 % et vos comptes doivent être irréprochables. Si vous êtes encore locataire, c'est une autre histoire, votre loyer pèse sur votre capacité d'emprunt et complique sérieusement le dossier.
Techniquement oui, mais les banques analysent l'ensemble des charges. Sauf revenus élevés, il est souvent préférable d'étaler les deux projets dans le temps.
Oui, mais seulement à hauteur de 70 % (les banques appliquent un abattement de 30 % pour vacance locative et charges). Cela ne compense pas le poids du loyer actuel dans le calcul du taux d'endettement.