Avoir des enfants est-il pris en compte dans le crédit immobilier ?

Oui, avoir des enfants est bien pris en compte dans un crédit immobilier, indirectement toutefois. Car ce ce qui compte pour une banque n’est pas le nombre d’enfants, mais leur impact sur votre reste à vivre et donc sur votre capacité d’emprunt. Concrètement, plus votre famille est nombreuse, plus votre capacité d’emprunt peut diminuer, sans pour autant bloquer un projet immobilier... soyez rassurés !
Alors comment les banques choisissent-elles de vous accorder un crédit immobilier, ou de le refuser ? Comment calculent-elles votre prêt immobilier ? Cap sur les réponses à ces questions !
Comment les banques calculent-elles votre capacité d’emprunt ?
Les banques ne déterminent pas votre potentiel d’emprunt à partir d’un seul critère, mais plutôt à partir d’un faisceau d’indices. Elles s’intéressent tout particulièrement à deux d'entre eux :
- votre reste à vivre,
- votre taux d’endettement.
Mais ce n'est pas tout car seront aussi passés au crible par la banque :
- le saut de charges,
- votre contrat professionnel,
- l’origine de vos revenus.
L’objectif de la banque est simplement de vérifier que vous pouvez rembourser votre crédit tout en conservant un niveau de vie suffisant.
Le reste à vivre : pourquoi votre situation familiale est importante ?
Comment calcule-t-on le reste à vivre ?
Rembourser votre crédit immobilier et conserver un niveau de vie décent sont-ils compatibles ? C'est justement ce que la banque va tenter de déterminer. Pour cela, elle va calculer votre reste à vivre correspondant à votre revenu disponible après le paiement de vos charges fixes. Le reste à vivre est obtenu ainsi :
Les revenus pris en compte dans ce calcul sont :
- Vos revenus fixes,
- Vos revenus variables (la banque procède généralement à une moyenne sur les trois dernières années),
- Vos revenus locatifs, comptabilisés dans la grande majorité des cas à 70 %.
Les banques prennent en considération trois types de charges fixes :
- Les crédits en cours de remboursement (un crédit consommation pour l’achat d’une voiture, par exemple).
- Les charges associées au logement (crédit immobilier ou loyer).
- Les éventuelles pensions alimentaires.
Le reste à vivre est déterminé en euros. En dessous d'une certaine somme, considérée comme nécessaire aux dépenses quotidiennes de votre foyer, la banque peut estimer que le risque d'impayés est trop important et refuser le prêt.
Pourquoi avoir des enfants a-t-il un impact sur votre reste à vivre ?
Eh oui, avoir des enfants impacte directement votre reste à vivre. Car si les éduquer prend du temps, cela implique aussi de nouvelles dépenses :
- alimentation et vêtements,
- frais de garde ou de scolarité,
- santé et activités,
- logement plus grand dans certains cas.
Les banques l'ont bien sûr compris et intègrent ce coût au calcul de votre capacité à rembourser un crédit immobilier.
Face à ces dépenses, les établissements bancaires ont ainsi estimé le coût mensuel moyen d’un adulte entre 700 € et 1 000 € et celui d’un enfant entre 300 et 500 €. Vous l’aurez compris, que vous ayez des enfants ou que vous souhaitiez être à la tête d’une petite famille, votre reste à vivre devra forcément être supérieur à celui d’un couple sans enfants !
Taux d’endettement et situation familiale
Qu'est-ce que le taux d'endettement ?
Très simplement, le taux d’endettement correspond à la part des charges fixes dans votre revenu mensuel.
Partez du principe qu’il ne doit pas dépasser un peu plus du tiers du revenu disponible. Et effectivement, pour la majorité des ménages, le taux d’endettement maximal est limité à 35 %. Mais comme vu précédemment, les banques se basent davantage sur la conjonction de plusieurs indices que sur des plafonds stricts et ce taux d'endettement peut alors varier.
Reste à vivre et taux d’endettement ont tous deux un rôle central dans l’étude de votre capacité d’emprunt.
Ce n'est pas suffisamment clair ? Ne bougez pas !
Si votre reste à vivre est trop faible, il peut vous priver de l’obtention d’un crédit immobilier, et ce même si votre taux d’endettement est inférieur aux fameux 35 %.
À l’inverse, si vous disposez d’un reste à vivre conséquent, les banques peuvent décider de vous accorder un crédit immobilier, alors même que votre taux d’endettement dépasse les 35 %.
Comment la pension alimentaire est-elle prise en compte dans le calcul de votre capacité d’emprunt ?
En cas de séparation, un parent doit continuer à subvenir aux besoins de ses enfants en versant une pension alimentaire à l'autre parent, même s'il n'en a pas la résidence exclusive.
En somme, la pension alimentaire :
- est prise en compte par les banques dans le calcul de vos charges fixes,
- impacte le calcul de votre reste à vivre
- influe sur votre taux d’endettement.
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Avant de se lancer dans l'univers du crédit immobilier, mieux vaut appréhender un minimum de subtilités ! Et face à ce monde pouvant s’avérer complexe, estimer soi-même sa situation n’est pas une mince affaire, d’où l’intérêt de faire appel à l'expertise d'un professionnel de l'emprunt !
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N'oubliez pas que vous avez la main sur le choix de votre courtier ! Vous avez donc le temps de bien le choisir en vous basant par exemple sur les avis des précédents clients. Attention cependant, ne tombez pas dans le piège de mettre plusieurs courtiers en concurrence.
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Les questions fréquentes sur le crédit immobilier et la venue d'enfants dans un foyer
Sauf très rares cas, les aides sociales versées par l'Etat pour chaque enfant ne sont pas considérées comme du revenu par les banques. Elles n'intègrent pas le calcul de votre capacité d’emprunt. De façon générale, les banques considèrent ces aides comme des revenus non garantis dans la durée du crédit.
La banque étudie votre reste à vivre, c'est-à-dire l'argent dont vous disposez à la fin du mois pour vos dépenses quotidiennes. Ainsi, un montant minimum est attendu en fonction de la composition de votre foyer. Plus il y a d’enfants, plus les dépenses mensuelles augmentent mécaniquement, ce qui réduit le reste à vivre. Cela peut influencer le montant empruntable, même si les revenus restent identiques.
Non, pas forcément. À revenus identiques, un foyer avec enfants aura généralement une capacité d’emprunt plus faible. Cela s’explique par un reste à vivre plus réduit, car les dépenses courantes sont plus importantes. La banque ajuste donc le montant accordé pour s’assurer que vous puissiez faire face à ses charges quotidiennes sans risque financier.
Non, le nombre d’enfants n’est pas un critère officiel isolé. Les banques ne fixent pas de barème en fonction du nombre d’enfants. Elles analysent plutôt l’ensemble du budget de votre foyer. C’est donc une variable indirecte qui influence le reste à vivre, mais jamais un critère de refus automatique.
Oui, il est possible de compenser cet impact en améliorant d’autres aspects du dossier. Par exemple : augmenter son apport personnel, réduire ses crédits en cours ou allonger la durée d’emprunt. Un co-emprunteur avec des revenus stables peut également améliorer la capacité globale du foyer et rassurer la banque.