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Le Prêt à Taux-Zéro (PTZ) n’est pas considéré comme un apport personnel par les banques : c’est un prêt, pas de l’épargne. Il complète un prêt classique sans intérêt, sous conditions de ressources et de primo-accession.
Le Prêt à Taux Zéro est un prêt aidé de l’État qui vient compléter un crédit immobilier classique. Sans intérêts, il est accordé sur une durée de 20, 22 ou 25 ans. Si vous remplissez les conditions de ressources, vous n'avez aucune mensualité à rembourser pendant les 5, 10 ou même 15 premières années du prêt.
Cas particuliers : Si vous êtes en situation d’invalidité ou que vous percevez l’Allocation Adultes Handicapés (AAH) ou l’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH), il vous sera possible d’avoir recours au PTZ sans pour autant être primo-accédant. Il en est de même pour les victimes de catastrophes technologiques ou naturelles qui ne leur permettent plus d’habiter dans leur logement.
Depuis le 1ᵉʳ avril 2025, le PTZ permet d’acheter partout en France, aussi bien des maisons individuelles neuves que des appartements. Les plafonds de ressources ont été revus et peuvent financer jusqu'à 50 % du prix du bien, dans la limite de 180 000 € pour le neuf.
Le dispositif est aussi renouvelé jusqu’au 31 décembre 2027.
Même si le PTZ est une vraie aide lorsque vous voulez devenir propriétaire, il ne remplace pas votre apport personnel. Il ne sera, d'ailleurs, jamais considéré comme un apport par les banques. Il vient simplement compléter votre financement pour l’achat de votre résidence principale.
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L'apport personnel, c’est comme une première brique pour votre projet immobilier. Même si du point de vue législatif, il n’y existe aucun montant minimal à respecter, la banque attend généralement à ce qu'il représente 10 % du prix du bien. L'idée, c'est qu'il couvre les frais d’acquisition (frais d’agence, frais de notaire), mais aussi les frais de dossier, de garanties et de cautionnements.
Avoir un apport, c'est aussi un acte symbolique. Vous montrez à la banque que vous avez anticipé votre projet et que vous savez maîtriser vos finances. D'ailleurs, à partir de 20 % d'apport, et plus, vous obtiendrez de bien meilleures conditions d’emprunt.
Selon les établissements bancaires, l’épargne personnelle peut provenir de différentes sources. Lesquelles ?
D'autres prêts aidés peuvent compléter votre financement, comme le Prêt à l’Accession Sociale (PAS), qui peut couvrir tout ou partie de votre emprunt immobilier.
Pour en bénéficier, les conditions portent sur vos ressources, la composition de votre foyer, la zone géographique et la nature du projet.
Le PAS peut être souscrit en complément d’autres prêts aidés, tels que le PTZ ou le PAL (Prêt Action Logement), qui est, quant à lui, réservé aux employés ou aux retraités depuis moins de 5 ans d’entreprises du secteur privé, constituées de plus de 10 salariés.
. les acquéreurs en situation d’accession sociale à la propriété,
. les anciens locataires de logements sociaux,
. les jeunes de moins de 30 ans.
Le PTZ est un prêt et non de l'épargne. Les banques considèrent l'apport personnel comme votre capacité à épargner et à investir vos propres ressources dans votre projet. Le PTZ, lui, est une dette supplémentaire — même sans intérêt.
Même avec un PTZ, les établissements bancaires demandent généralement un apport personnel correspondant à 10 % du prix d'achat minimum, afin de couvrir les frais d'acquisition (frais de notaire, d'agence, de garantie, de dossier).
Théoriquement oui, mais en pratique c'est complexe. Certaines banques acceptent un financement à 110 % (prix du bien + frais) si votre dossier est excellent (CDI, revenus élevés, pas de crédit en cours, jeune actif). Le PTZ vient alors en complément du prêt principal. Dans la majorité des cas, les banques refusent ces dossiers sans apport, car elles estiment le risque trop élevé.
