Annonces immobilières : comment éviter les arnaques ?


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Publié le , mis à jour le - 6 min de lecture
Annonces immobilières : comment éviter les arnaques ?

Les red flags ne sont pas réservés aux premiers rendez-vous : prix trop bas, photos trop flatteuses, vendeur pressé qui exige un versement avant la signature du compromis, ou trop curieux de vos documents personnels, ils s’invitent aussi dans les annonces immobilières. Pretto vous aide à repérer le vrai du faux.

Vous avez peut-être déjà croisé ce type d'annonce : un superbe appartement ou maison à un prix incroyablement attractif. En plus d'être plus abordable que la moyenne, certains détails suggèrent que c'est peut-être un peu trop beau pour être vrai. Ce constat n'est pas unique, car parmi les 600 annonces quotidiennes publiées sur la plateforme "De Particulier à Particulier", environ une trentaine se révèlent être des escroqueries, rapporte TF1.

Il souligne également qu'au cours de la rentrée 2023, les plaintes liées aux escroqueries aux annonces immobilières ont augmenté de 24 % par rapport à la même période en 2022. Mais comment distinguer la perle rare d'une potentielle fausse annonce ?

Red flag n°1 : un prix trop beau pour être vrai

Une des indications largement répandues dans les annonces-arnaques, ce sont les prix qui flottent dans l'irréalité, un peu comme le train de vie d'Emily in Paris d’ailleurs. Les prétendus vendeurs justifient ce tarif alléchant avec des excuses bidons : "c'est un appartement hérité, donc il n'a pas une grande valeur sentimentale" ou "je veux vendre rapidement le bien".

Certes, des bonnes affaires existent dans l'immobilier, mais il faut savoir rester réaliste. Lorsqu'il s'agit d'argent, un vendeur pressé peut-être plus enclin à négocier, mais pas non plus à casser les prix (surtout si son bien a de sérieux arguments en sa faveur). Même dans le cas d'une vente urgente, cela ne garantit pas nécessairement que le prix sera significativement inférieur à la valeur du marché.

Et même si le bien existe réellement, un loup pourrait se cacher derrière ce prix. Vous ne voudriez certainement pas vous précipiter dans un achat pour réaliser ensuite que vous ne pourrez pas le louer sans travaux majeurs car son DPE est catastrophique, que d'importants chantiers sont nécessaires pour rénover la façade, et que votre portefeuille devra encore une fois subir des dépenses inattendues... En bref, un beau drapeau rouge !

Red flag n° 2 : des photos un peu trop flatteuses

On le sait, parcourir les annonces de biens peut être fastidieux (c'est d'ailleurs pour cela qu'on a lancé Pretto Search), alors il est tentant de craquer sur des photos qui font bondir notre cœur. Il se peut que la taille réelle du salon soit nettement plus modeste que ce que suggère l'effet grand-angle, et que les filtres utilisés lors des retouches photo soient à l’origine de cette luminosité incroyable.

Certes, si l’appartement qui vous plaît est moins beau en réalité, vous ne risquez pas grand-chose, car dans le pire des cas, vous réalisez que le photographe du bien était exceptionnellement talentueux et que la réalité est bien différente. Mais cela vous fait perdre un temps considérable, et lorsqu'on est à la recherche d'une propriété, la dernière chose que l'on souhaite, c'est perdre du temps précieux.

Red flag n°3 : un vendeur un peu trop pressé d’encaisser le chèque

Cela peut sembler étonnant, mais ce sont des choses qui arrivent plus souvent qu’on ne l’imagine. Après avoir visité un bien et fait une proposition d’achat, le vendeur vous demande un premier versement d'argent comme acompte. Bizarre, vous avez dit bizarre… Cela servirait à réserver l’achat du bien. Outre le fait que cette pratique soit illégale, elle est tout à fait injustifiée.

On le comprend, lorsqu'on achète pour la première fois, pas facile de savoir quelles pratiques sont normales et celles qui ne le sont pas. Gardez à l'esprit que tous les versements doivent se faire en présence d'un notaire pour être légitimes. Donc, si le versement ne s'effectue pas dans un cadre notarial, il y a anguille sous roche. Ne cédez pas à la pression.

Si une intuition douteuse persiste, même sans éléments de confirmation, prêtez une oreille attentive au comportement et aux propos du propriétaire. Soyez sur vos gardes si les propriétaires se font rares au bout du fil. Souvent, pour éviter des visites, beaucoup préfèrent confier leurs affaires à des agents immobiliers donc si vous n’avez ni contact direct avec le propriétaire, ni à un professionnel de l'immobilier, c’est mauvais signe.

On le sait, dans les annonces certaines expressions peuvent rapidement créer une petite zone d'incertitude. Petit tour d’horizon de ces termes qui peuvent exprimer beaucoup et peu de choses à la fois :

  • Un bien en “très bon état”, par exemple, c’est un bien que vous pourrez occuper dès la finalisation de la vente, sans travaux à envisager.
  • Un bien implanté dans un “quartier en devenir” signifie qu'il est situé dans une zone en développement. Actuellement, il se peut que le quartier manque d’infrastructures (commerces, écoles) mais ces éléments devraient se développer au fil du temps. Le bien pourrait alors prendre de la valeur avec le temps. #vivelesplusvalues
  • Prenez en considération ces aspects, surtout si c’est une résidence principale. Renseignez-vous sur les projets d'aménagement prévus.
  • Une “cuisine équipée” comprend tous les meubles de cuisine nécessaires et l’électroménager.
  • En revanche, une “cuisine aménagée” inclut les meubles de cuisine, vous laissant libre d'installer vos propres appareils électroménagers quand vous y poserez vos valises.
  • Une annonce précise toujours si le bien dispose d'un balcon, d'un garage, voire même d'une cave. Si ce n'est pas mentionné, cela signifie qu'il n'en dispose pas.

Red flag n°4 : un vendeur trop intéressé par vos documents personnels

Il est parfaitement normal qu'un vendeur puisse vous demander certaines informations vous concernant, mais dans une certaine mesure ! Parmi les documents qu'il peut vous demander avant ou lors d'une visite, il y a l'attestation de financement. Chez Pretto, on la fournit gratuitement et sans aucune obligation de financement.

N'oubliez pas qu'il n'est pas nécessaire de partager des documents personnels (à savoir vos bulletins de salaire). Dans le cadre d’une vente immobilière, ce qui importe le plus, c’est de démontrer ce que la banque peut vous prêter et de montrer qu’elle peut vous accompagner dans votre projet.

Comment vérifier qu’une annonce immobilière est authentique ?

Vous avez des doutes sur la véracité de l'annonce qui a attiré votre attention, ou vous souhaitez simplement être sûr(e) ? Faites une recherche inversée sur Google !

Enregistrez la photo de l’annonce, puis sur Google, cliquez sur l’icône de l’appareil photo à droite du moteur de recherche, ou faites glisser la photo. Vous verrez alors tous les sites sur lesquels cette photo apparaît. C’est un bon moyen de savoir si le bien à vendre l’est vraiment.

Pretto a concocté un eBook gratuit pour vous guider dans cette grande aventure qu'est l'achat d'un bien immobilier. Il vous accompagnera à chaque étape de votre projet, depuis la recherche jusqu'à la signature chez le notaire, en répondant à toutes vos interrogations pour vous aider à y voir plus clair.

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Questions fréquentes

  • Non : légalement, aucun versement ne peut être exigé avant la signature du compromis. C’est une pratique illégale, passible d’une amende de 30 000 €. Seul le séquestre, versé après la signature du compromis, est autorisé.

  • En relisant attentivement l’annonce : des fautes d’orthographe ou des détails qui ne collent pas peuvent trahir une arnaque. En cas de doute, on peut aussi vérifier le profil du vendeur, par exemple via son adresse mail.

  • Un “quartier en devenir” est une zone en développement, qui peut encore manquer d’infrastructures (commerces, écoles) mais est susceptible de prendre de la valeur avec le temps.

  • Pas nécessairement : des bonnes affaires existent, et un vendeur pressé peut être plus enclin à négocier. Mais une vente urgente ne garantit pas un prix largement inférieur au marché, donc mieux vaut rester réaliste face à un tarif trop alléchant.

  • Oui. Le faux mandataire se fait passer pour une agence ou un propriétaire à l’aide de documents d’identité détournés, selon la Banque de France. Certains escrocs demandent aussi un virement à l’international, ce qui complique la traçabilité des fonds et tout remboursement. Quant à l’usurpation d’identité du propriétaire, elle est punie jusqu’à 1 an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende, selon service-public.gouv.fr. Face à une fausse annonce de location, le service en ligne THESEE (justice.fr) permet de signaler les faits, en complément de PHAROS.

Charlotte Papin
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