Peut-on encore décrocher un taux à 2,5 % avec les offres bancaires du moment ?
Actualisés chaque semaine grâce à plus de 1 000 réponses bancaires sur les dossiers Pretto, ces taux affichent l'évolution du marché d'un mois à l'autre.
Alors que les taux moyens stagnent autour de 3 %, décrocher un taux à 2,50% relève-t-il du miracle ? Pas forcément ! Il existe un levier auquel on ne pense pas assez : le montage de prêts cumulés. En combinant prêts aidés et offres promotionnelles des banques, vous pouvez faire chuter le coût global de votre crédit. Pretto vous dévoile les combinaisons gagnantes pour faire baisser la note.
Des taux supérieurs à 3 %...
Après plusieurs mois de léger yoyo, le marché immobilier amorce une reprise prudente. Mais concrètement, à quoi ressemblent les conditions du moment ? Selon nos dernières données chez Pretto, les taux moyens constatés en août 2026 sont de :
- 3,33 % sur 15 ans ;
- 3,44 % sur 20 ans ;
- 3,52 % sur 25 ans.
À titre de comparaison, le taux moyen sur 20 ans était de 3,10 % un an plus tôt, soit une hausse de 0,24 point.
Alors, avec de telles moyennes, décrocher aujourd’hui un taux à 2,5 % paraît difficile... Et pourtant ces taux ne reflètent pas toutes les possibilités offertes aux emprunteurs, plusieurs établissements ont, en effet, lancé des opérations commerciales proposant des prêts complémentaires à 0 %, 0,99 % ou 1,99 %.
Mais des banques toujours offensives !
Malgré un contexte financier plus incertain, les banques ont toujours besoin de trouver de nouveaux clients et restent donc offensives pour séduire les profils qu’elles jugent les plus attractifs.
“Les banques continuent de se livrer une forte concurrence pour attirer certains profils d’emprunteurs et proposent des offres parfois très ciblées.”
Pierre Chapon, CEO de Pretto.
Les primo-accédants figurent notamment parmi les profils recherchés. Pour les banques, les accompagner lors de leur premier achat peut permettre de les fidéliser sur le long terme : domiciliation des salaires, épargne, assurance habitation ou futurs crédits, les perspectives sont nombreuses.
Concrètement, certaines banques proposent donc des prêts complémentaires à taux réduit pour une partie du projet. Ces enveloppes restent généralement limitées (souvent autour de 10 % du financement, avec des plafonds de 20 000 à 30 000 €) mais elles peuvent avoir un impact sur le coût global du crédit.
Le principe est simple : le prêt immobilier principal reste financé au taux du marché, tandis qu’une partie du projet bénéficie d’un taux nettement plus faible. À la clé, un taux moyen inférieur à celui du seul prêt principal.
Mais les offres des banques ne sont pas le seul moyen de réduire le coût de son financement. Pour les emprunteurs qui y ont droit, un autre dispositif peut jouer un rôle particulièrement intéressant : le PTZ.
Le PTZ, un levier décisif pour réduire son taux moyen
Le prêt à taux zéro (PTZ) repose sur le même principe : financer une partie de son achat à un taux nul pour réduire le coût global de son crédit.
Financé par l’État, le PTZ accompagne les primo-accédants qui achètent leur résidence principale. Il ne peut pas financer à lui seul l’intégralité du projet mais il vient en complément du prêt immobilier principal.
Son intérêt est donc double puisqu'il permet de bénéficier d’une partie du financement à 0 % et, selon les revenus du ménage, de profiter d’un différé de remboursement.
Le PTZ expliqué en vidéo

Pourquoi le PTZ peut faire la différence ?
- 0 % d’intérêt : vous remboursez le capital emprunté sans payer d’intérêts sur cette partie du financement.
- Un remboursement différé sous conditions : selon les ressources du ménage, le remboursement du PTZ peut commencer plusieurs années après le début du prêt principal.
- Une durée pouvant aller jusqu’à 25 ans : le PTZ peut ainsi être intégré au plan de financement sur une durée longue.
Alors, peut-on vraiment atteindre 2,5 % ? Oui mais combinant différents prêts.
Concrètement, le prêt principal est accordé au taux du marché, soit environ 3,44 % sur 20 ans en août 2026. Mais si une partie du projet est financée avec un PTZ à 0 % ou d’autres prêts aidés à taux réduit, ces lignes moins coûteuses font baisser le taux moyen global.
Questions fréquentes sur les offres bancaires
Ces prêts bonifiés ciblent principalement les primo-accédants, parfois avec des conditions d’âge, de revenus ou d’éligibilité au PTZ. Vous êtes considéré comme primo-accédant si vous achetez votre résidence principale pour la première fois ou si vous n’avez pas été propriétaire au cours des deux dernières.
Non, et c'est là toute la nuance ! Ce type de taux ne couvre qu’une partie du financement, généralement 10 % du montant emprunté et dans la limite de 20 000 ou 30 000 €. Le reste du projet est financé par un prêt immobilier classique, accordé au taux du marché.
Le taux moyen ne correspond pas à la simple moyenne des différents taux. Pour trouver votre vrai taux moyen, pas question de faire une addition à la volée ! Chaque ligne doit être pondérée selon son montant, sa durée et son calendrier de remboursement. Le calcul du coût total doit également intégrer l’assurance, les frais de dossier et les garanties. Une simulation complète permet de comparer correctement plusieurs montages.
Certaines offres sont nationales, tandis que d’autres dépendent de la caisse régionale, de la banque ou de la période de souscription. Les montants, les durées et les conditions d’éligibilité peuvent donc varier selon votre lieu d’achat et votre profil. Faire appel à un courtier permet de comparer plusieurs établissements avant de choisir son financement.

