Taux immobiliers en juillet 2026 : malgré la hausse des taux de la BCE, les banques gardent le cap
Mis à jour le 1 juillet 2026
Taux du marché observés par Pretto.
En juillet 2026, les taux immobiliers moyens constatés par Pretto s'établissent à 3,31 % sur 15 ans, 3,38 % sur 20 ans et 3,41 % sur 25 ans. Malgré la hausse de 0,25 point des taux directeurs de la BCE en juin 2026, les taux de crédit restent stables, voire reculent légèrement selon les profils. Les banques continuent de se concurrencer et certaines proposent des conditions compétitives.
Taux nationaux en juillet 2026
| Durée | Meilleurs taux | Taux ordinaires | Tendance |
|---|---|---|---|
| 10 ans | 3,35 % | 3,45 % | Stable |
| 15 ans | 3,40 % | 3,55 % | Stable |
| 20 ans | 3,49 % | 3,65 % | Stable |
| 25 ans | 3,59 % | 3,70 % | En baisse |
Taux fixes négociés par Pretto constatés le 29/06/2026.
Profil 0-40k€ | Profil 40-80k€ | 80 - 120k€ | >120k€ | Taux moyen (tous profils) | |
|---|---|---|---|---|---|
15 ans | 3,50 % | 3,30 % | 3,30 % | 3,15 % | 3,31 % |
20 ans | 3,58 % | 3,45 % | 3,35 % | 3,15 % | 3,38 % |
25 ans | 3,59 % | 3,50 % | 3,40 % | 3,15 % | 3,41 % |
Variation des taux (en pts) entre juillet et juin 2026 :
0-40k€ | 40-80k€ | 80 - 120k€ | >120k€ | Tous profils | |
|---|---|---|---|---|---|
15 ans | 0,00 | 0,00 | 0,00 | -0,10 | -0,03 |
20 ans | 0,00 | 0,00 | -0,04 | -0,10 | -0,01 |
25 ans | 0,00 | 0,00 | -0,09 | -0,10 | -0,03 |
Avec la décision de la Banque centrale européenne (BCE) en juin d'augmenter ses taux directeurs, on pouvait craindre de voir remonter les taux immobiliers. Pourtant, le marché résiste plutôt bien. Les banques restent prudentes dans leurs ajustements et continuent de se concurrencer pour attirer les meilleurs dossiers. Selon la banque que vous sollicitez, l'écart sur un même profil peut atteindre plusieurs dizaines de centièmes de point. C'est précisément ce qu'on va décortiquer.
Des taux qui résistent malgré la hausse des taux directeurs
À première vue, le contexte n'avait rien de très rassurant. Entre la remontée des taux de la BCE, les tensions géopolitiques du printemps et le retour des inquiétudes sur l'inflation, tout semblait réuni pour provoquer une nouvelle hausse des taux immobiliers.
Dans les faits, les évolutions observées en juillet restent limitées.
Les banques ajustent leurs grilles, mais plutôt à la baisse. Certaines relèvent légèrement leurs taux pour préserver leurs marges, tandis que d'autres préfèrent continuer à proposer des conditions attractives afin de gagner de nouveaux clients.
Pour les emprunteurs, c'est une bonne nouvelle : les écarts entre banques restent importants et il est souvent possible d'obtenir de bien meilleures conditions en mettant les établissements en concurrence.
L'évolution des taux immobiliers ces derniers mois
T1 2026 | T2 2026 | Taux juillet 2026 | |
|---|---|---|---|
15 ans | 3,11% | 3,11 % | 3,31 % |
20 ans | 3,20% | 3,27 % | 3,38 % |
25 ans | 3,28% | 3,32 % | 3,41 % |
La BCE relève ses taux, mais sans provoquer de choc
Le principal événement économique de ces dernières semaines est intervenu le 11 juin, lorsque la Banque centrale européenne a annoncé une hausse de 0,25 point de ses taux directeurs.
L'objectif : contenir le retour de l'inflation observé ces derniers mois en Europe.
En théorie, cette décision augmente le coût auquel les banques se financent. On pourrait donc s'attendre à voir les taux immobiliers grimper dans la foulée. Mais le lien n'est pas aussi automatique.
D'abord parce que cette hausse était largement anticipée par les marchés. Ensuite parce que les banques s'appuient aussi sur un autre indicateur : l'OAT 10 ans, le taux auquel l'État français emprunte sur les marchés financiers.
Or, après avoir brièvement dépassé les 4 % au mois de mai, l'OAT s'est stabilisée autour de 3,6 %. Une évolution qui a permis aux banques de conserver des conditions de financement relativement favorables.
Dans le même temps, les tensions géopolitiques semblent légèrement s'apaiser. L'annonce d'un accord de principe (pas encore signé) entre les États-Unis et l'Iran a contribué à rassurer les investisseurs et à calmer les marchés obligataires.
Les banques continuent de se battre pour les emprunteurs
Ce qu’on observe, c’est que les banques continuent de chercher de nouveaux clients.
Certaines opérations commerciales prennent fin, comme chez Société Générale, qui s’apprête à relever progressivement ses barèmes après plusieurs semaines de promotion.
À l'inverse, d'autres établissements poursuivent leur stratégie de conquête.
Le CCF affiche ainsi des conditions particulièrement compétitives sur plusieurs profils, tandis que BoursoBank a abaissé certains de ses taux sur les longues durées.
Cette concurrence explique pourquoi deux emprunteurs présentant un profil similaire peuvent encore obtenir des propositions très différentes selon la banque sollicitée.
Plus que jamais, faire jouer la concurrence reste l'un des meilleurs moyens de réduire le coût de son crédit.
Quel impact concret sur le coût d’un crédit immobilier ?
Voici l’impact concret d’un financement à 3,47 % sur 20 ans :
Montant emprunté | Durée | Taux | Mensualité | Coût total du crédit |
|---|---|---|---|---|
150 000 € | 20 ans | 3,38 % | 860 € | 56 640 € |
200 000 € | 20 ans | 3,38 % | 1 150 € | 75 520 € |
250 000 € | 20 ans | 3,38 % | 1 435 € | 94 400 € |
300 000 € | 20 ans | 3,38 % | 1 720 € | 113 000 € |
Taux d’usure : un ajustement technique mais utile pour certains dossiers
Autre évolution clé en juillet : la mise à jour du taux d’usure au 1er juillet.
Nouveaux plafonds applicables au 1er juillet 2026
Durée du prêt | Ancien | Nouveau taux d'usure |
|---|---|---|
20 ans et + | 5,19 % | 5,29 % |
10 à 20 ans | 4,48 % | 4,57 % |
< 10 ans | 4,00 % | 4,07 % |
Pourquoi cette hausse compte
Quand les taux montent, même progressivement, certains dossiers peuvent dépasser le plafond légal même s’ils sont solides. C’est parce que leur TAEG (le taux annuel effectif global, le taux “total” de votre prêt, qui comprend le taux nominal - celui affiché dans les vitrines des banques et sur nos simulateurs -, le taux d’assurance ainsi que les frais de dossier et de garantie) se rapproche dangereusement du taux plafond fixé par le taux d’usure.
Sa revalorisation trimestrielle permet d’éviter certains blocages.
Comme le résume Pierre Chapon :
"Le taux d’usure reste un garde-fou essentiel. Ses ajustements jouent souvent un rôle très concret pour débloquer des dossiers à la marge. Ce sont des effets discrets, mais importants pour les emprunteurs concernés."
Taux immobiliers par région : des évolutions très contrastées selon les territoires
Si les taux immobiliers restent globalement stables au niveau national en juillet 2026, les écarts régionaux, eux, continuent d’évoluer de manière plus différenciée.
Certaines régions profitent encore d’une légère détente des conditions de financement, quand d’autres enregistrent de petites hausses ciblées. Les variations restent modestes (entre -0,14 et +0,09 point), mais elles confirment une tendance déjà observée ces derniers mois : les banques ajustent leurs barèmes localement plutôt qu’au niveau national.
Autrement dit, à profil équivalent, le taux obtenu peut encore varier selon la région où le dossier est déposé.
Évolution des meilleurs taux observés sur 25 ans (source : Pretto)
Région | Juin 2026 | Juillet 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|
Auvergne-Rhône-Alpes | 3,39 % | 3,39 % | 0,00 |
Bourgogne-Franche-Comté | 3,39 % | 3,34 % | -0,05 |
Bretagne | 3,30 % | 3,35 % | +0,05 |
Centre-Val de Loire | 3,40 % | 3,35 % | -0,05 |
Grand Est | 3,40 % | 3,49 % | +0,09 |
Hauts-de-France | 3,40 % | 3,40 % | 0,00 |
Île-de-France | 3,20 % | 3,10 % | -0,10 |
Normandie | 3,40 % | 3,40 % | 0,00 |
Nouvelle-Aquitaine | 3,29 % | 3,15 % | -0,14 |
Occitanie | 3,49 % | 3,49 % | 0,00 |
Pays de la Loire | 3,30 % | 3,30 % | 0,00 |
Provence-Alpes-Côte d’Azur | 3,49 % | 3,49 % | 0,00 |
On observe trois dynamiques claires :
- Île-de-France confirme sa position la plus compétitive, avec une baisse marquée sur les longues durées
- Nouvelle-Aquitaine et Bourgogne-Franche-Comté affichent également une légère détente des taux
- À l’inverse, certaines zones comme le Grand Est ou la Bretagne connaissent de petites hausses ponctuelles
Ces écarts ne traduisent pas une différence de risque entre régions, mais bien des stratégies bancaires locales.
Les banques ajustent leurs grilles en fonction :
- de leurs objectifs de production régionaux
- de la concurrence locale
- et de leur besoin de capter certains profils d’emprunteurs
Comme le rappelle Pierre Chapon :
"Les taux régionaux ne reflètent pas une “hiérarchie des territoires”, mais plutôt des stratégies commerciales locales des banques à un instant T."
Ce que tout ça change pour votre projet immobilier
Dans l’ensemble, le marché du crédit immobilier reste relativement stable en ce début d’été 2026. Mais derrière ce calme apparent, les règles du jeu évoluent : aides à la rénovation plus sélectives, légers ajustements du taux d’usure, et banques toujours en concurrence forte sur les bons profils.
Résultat : il n’existe pas “un” taux immobilier en juillet 2026, mais autant de situations que de dossiers.
Deux emprunteurs avec le même projet peuvent obtenir des conditions très différentes selon :
- leur apport
- leur niveau de revenus
- leur taux d’endettement
- la banque sollicitée
- et la manière dont le dossier est structuré
Vous voulez connaître votre capacité d’emprunt et savoir où votre dossier de demande de prêt à le plus de chance d’aboutir ? N’hésitez pas à échanger avec l’un de nos courtiers afin de faire le point sur votre situation.
FAQ sur les taux immobiliers en juillet 2026
Les taux immobiliers devraient rester globalement stables à court terme, avec des ajustements limités selon les banques.
La hausse des taux directeurs de la BCE n’a pas entraîné de hausse immédiate des taux de crédit, car les marchés l’avaient déjà anticipée. Mais dans les faits, on se situe plutôt dans un mouvement légèrement haussier.Les banques ne répercutent pas automatiquement les décisions de la BCE sur les crédits immobiliers.
Deux raisons principales expliquent cette stabilité :
- les marchés avaient anticipé la hausse des taux directeurs
- les banques s’appuient aussi sur les taux obligataires (OAT), restés stables autour de 3,64 %
Le taux moyen dépend du profil et de la durée du prêt. En juillet 2026, les meilleurs profils obtiennent généralement des taux autour de 3,38 % sur 20 ans et à 3,41 % sur 25 ans.
Chaque banque applique sa propre stratégie commerciale.
Les écarts s’expliquent par :
- les objectifs de production de chaque établissement
- la concurrence locale
- le profil de l’emprunteur
- et la politique de risque de la banque
Non. Les taux immobiliers peuvent varier légèrement selon les régions.
Certaines zones, comme l’Île-de-France, affichent souvent des conditions plus compétitives, tandis que d’autres régions peuvent être légèrement plus élevées selon les objectifs des banques locales.
Le taux d’usure est le taux maximal auquel une banque peut prêter.
S’il est dépassé, le prêt est refusé, même si l’emprunteur a un bon profil.
Sa hausse récente permet de débloquer certains dossiers proches de la limite.Le marché reste accessible, mais très dépendant du profil de l’emprunteur.
Les taux sont stables, mais les écarts entre banques sont importants. Comparer les offres et simuler sa capacité d’emprunt reste essentiel avant de se lancer.
Le meilleur taux dépend principalement du profil et de la stratégie de financement.
Les leviers principaux sont :
- l’apport personnel
- le niveau de revenus
- la stabilité professionnelle
- la mise en concurrence des banques
Les courtiers Pretto disposent d’un scanner des offres bancaires qui permet à chaque instant de connaître LA banque qui propose les conditions les plus avantageuses pour votre profil. Pas un simple taux grille, mais une analyse fine de l’adéquation entre ses critères (taux, assurance, contreparties demandées, prêts aidés) qui leur permettent de cibler les établissements les plus adaptés, pour maximiser vos chances d’obtenir le meilleur prêt immobilier.

