Taux immobiliers en juin 2026 : malgré les tensions, les banques continuent de se battre pour les emprunteurs
Mis à jour le 29 mai 2026 – Vos revenus sont le principal facteur qui fait varier le taux d’intérêt.
Taux du marché observés par Pretto.
Coup de chaud de l'OAT 10 ans en mai, incertitudes sur la politique des taux de la BCE, tensions à cause du conflit EU/Iran : l'impact sur les taux immobiliers pose question. Mais en dépit du contexte, ils ne remontent que légèrement en juin. Et certaines banques proposent même des offres très agressives pour attirer les bons profils.
Des taux qui remontent, mais modérément
Les taux de crédit immobilier en juin 2026, selon la tranche de revenus
Profil 0-40k€ | Profil 40-80k€ | Profil >80k€ | Taux moyen (tous profils) | |
15 ans | 3,50% | 3,30% | 3,30% | 3,37% |
20 ans | 3,58% | 3,45% | 3,39% | 3,47% |
25 ans | 3,59% | 3,50% | 3,49% | 3,53% |
Variation des taux (en pts) vs mai 2026
0-40k€ | 40-80k€ | 80k€ et + | Tous profils | |
|---|---|---|---|---|
15 ans | +0,15 | +0,05 | +0,10 | +0,10 |
20 ans | +0,09 | 0,00 | +0,08 | +0,06 |
25 ans | 0,00 | -0,01 | +0,10 | +0,03 |
En juin 2026, les taux moyens constatés par Pretto s'établissent à 3,37 % sur 15 ans, 3,47 % sur 20 ans et 3,53 % sur 25 ans. Les hausses par rapport à mai restent limitées : entre -0,01 et +0,15 point selon les profils, avec les variations les plus marquées sur les durées courtes et les hauts revenus.
L'évolution des taux immobiliers ces derniers mois
T4 2025 | T1 2026 | T2 2026 (en cours) | Taux juin 2026 | |
|---|---|---|---|---|
15 ans | 2,99% | 3,11% | 3,11% | 3,27% |
20 ans | 3,18% | 3,20% | 3,27% | 3,47% |
25 ans | 3,20% | 3,28% | 3,32% | 3,53% |
Un contexte tendu, mais des banques qui ne paniquent pas
Le mois de mai a été agité sur les marchés dits "obligataires". Au centre de l'échiquier, les tensions persistantes autour de l'Iran, les inquiétudes sur le détroit d'Ormuz (passage stratégique pour le pétrole mondial) et l'inflation qui fait son retour en Europe.
Conséquence directe : l'OAT 10 ans (le taux auquel la France emprunte, qui sert de référence aux banques pour fixer leurs barèmes) a temporairement dépassé les 4 % le 20 mai - du jamais vu depuis 2009 - avant de redescendre autour de 3,61 % en fin de mois.
Forcément, ce yoyo a de quoi rendre les établissements bancaires méfiants. Et pourtant, pour l'heure, leur réaction reste mesurée.
"Les marchés restent extrêmement sensibles au risque géopolitique. Mais ce qu'on observe surtout aujourd'hui, c'est que les banques françaises ne paniquent pas. Elles continuent de financer, de se battre sur les bons profils et de soutenir le marché immobilier.", analyse Pierre Chapon, CEO et cofondateur de Pretto.
Certaines banques restent très offensives
Dans ce contexte, deux stratégies coexistent. Certains établissements bancaires relèvent légèrement leurs barèmes pour protéger leurs marges. D'autres jouent clairement la carte de la conquête commerciale.
C'est notamment le cas de la Société Générale, qui a annoncé une (petite) baisse des taux sur certains profils. Ou bien pour le LCL, qui a dévoilé une offre "Vente Flash" jusqu'au 27 juin une offre à avec un financement amortissable à 1,99 % (sur des durées de 24 à 300 mois). L'offre cible les primo-accédants, les logements neufs (RT 2012 ou RE 2020) et les biens anciens classés A, B ou C au DPE (diagnostic de performance énergétique).
Les écarts entre banques atteignent plusieurs dizaines de milliers d'euros
Dans un marché où chaque banque pilote ses objectifs très finement, les différences de conditions restent considérables d'un établissement à l'autre. Selon les analyses de Finspot, le scanner bancaire de Pretto, deux banques peuvent afficher plusieurs dizaines de milliers d'euros d'écart sur un même dossier.
"Nous ne sommes plus du tout dans le marché figé de 2023. Aujourd'hui, les banques arbitrent en permanence entre rentabilité et conquête commerciale. Sur un même dossier, les écarts sont considérables. Le vrai sujet n'est plus seulement le niveau des taux, mais la capacité à identifier au bon moment la banque qui veut vraiment financer votre profil." - Pierre Chapon.
Quel impact concret sur le coût d’un crédit immobilier ?
Voici l’impact concret d’un financement à 3,47 % sur 20 ans :
Montant emprunté | Durée | Taux | Mensualité | Coût total du crédit |
150 000 € | 20 ans | 3,47 % | 868 € | 58 320 € |
200 000 € | 20 ans | 3,47 % | 1 157 € | 77 680 € |
250 000 € | 20 ans | 3,47 % | 1 446 € | 97 040 € |
300 000 € | 20 ans | 3,47 % | 1 735 € | 116 400 € |
(source données : simulateur Pretto - juin 2026, taux nominal hors assurance)
Taux immobiliers par région : l'Île-de-France, toujours la région la plus compétitive
L'Île-de-France conserve les meilleures conditions du marché, avec des taux qui passent sous la barre des 3 % sur 15 ans (2,95 %) et proches de 3,11 % sur 20 ans (au 28 mai 2026, source : Pretto). À l'inverse, certaines régions affichent des niveaux supérieurs de près de 0,30 point sur les longues durées.
Région | 15 ans | 20 ans | 25 ans |
|---|---|---|---|
Île-de-France | 2,95% | 3,11% | 3,20% |
Bretagne | 3,17% | 3,25% | 3,30% |
Nouvelle-Aquitaine | 3,14% | 3,24% | 3,29% |
Pays de la Loire | 3,17% | 3,24% | 3,30% |
Auvergne-Rhône-Alpes | 3,25% | 3,30% | 3,39% |
Grand Est | 3,25% | 3,30% | 3,40% |
Occitanie | 3,25% | 3,30% | 3,49% |
Un marché qui reprend doucement
Après deux années difficiles, le crédit immobilier confirme sa reprise. Selon les données de la Banque de France et de la Fédération bancaire française, la production de crédit immobilier affiche une hausse d'environ 6 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période en 2025. Le marché reste loin de ses records (56 milliards d'euros produits au T1 2022, contre 38 milliards au T1 2026), mais la phase de blocage observée entre 2022 et 2024 semble bel et bien derrière nous.
Dans ce contexte, comparer les banques reste plus que jamais la meilleure décision que peut prendre un emprunteur.
FAQ : les questions fréquentes sur les taux de juin 2026
Impossible de l'affirmer avec certitude. Tout dépendra de la décision de la BCE le 11 juin et de l'évolution du contexte géopolitique. Si une hausse de 0,25 point est votée, elle pourrait progressivement peser sur les barèmes bancaires dans les semaines suivantes. Mais les banques ont montré en mai qu'elles ne répercutent pas mécaniquement chaque mouvement de marché.
Les meilleurs taux observés par Pretto fin mai atteignent 2,95 % sur 15 ans, 3,11 % sur 20 ans et 3,20 % sur 25 ans, principalement en Île-de-France sur des profils solides. Ces conditions ne sont pas accessibles à tous : votre apport, vos revenus et la banque contactée font toute la différence.
Chaque banque fixe ses objectifs commerciaux région par région, en fonction de sa part de marché locale et de la concurrence. L'Île-de-France, marché le plus dense et le plus concurrentiel de France, affiche systématiquement les meilleurs taux. Dans d'autres régions, les niveaux peuvent dépasser de 0,20 à 0,30 point les meilleures offres nationales sur les longues durées.
Les signaux sont positifs. La production de crédit progresse d'environ 6 % au T1 2026 par rapport au T1 2025 (source : Banque de France et Fédération bancaire française). C'est encore loin des 56 milliards d'euros du T1 2022, mais la phase de blocage de 2022-2024 semble derrière nous. Les conditions restent plus favorables qu'il y a deux ans, et les banques cherchent activement à financer les bons dossiers.
Mis à jour le 29 mai 2026
