L’évolution des taux de crédit immobilier en 2026
Actualisés chaque semaine grâce à plus de 1 000 réponses bancaires sur les dossiers Pretto, ces taux affichent l'évolution du marché d'un mois à l'autre.
Évolution des taux immobiliers
Depuis le début de l'année 2026, les taux immobiliers affichent une relative stabilité. Si les banques ajustent leurs grilles au fil des rebondissements géopolitiques et économiques, et qu'on observe un léger mouvement haussier, ils tournent toujours autour des 3,5%.
Une stabilité bienvenue en début d’année
En février 2026, les banques ont décidé d'appliquer de légères hausses à leurs grilles de taux, mais qui restent limitées : entre +0,02 et +0,09 point de plus selon la durée de crédit. Ainsi, pour un emprunt de 300 000 euros sur 25 ans, cela augmente la mensualité de 5 euros.
En parallèle de cette petite hausse, les établissements bancaires continuent d'appliquer une politique de décotes, ciblées selon les profils. De quoi minorer l'impact de cette correction des grilles.
De légères baisses de taux en mars
S'il n'y pas de mouvement baissier massif en mars 2026, on enregistre néanmoins un signal encourageant, avec un recul entre -0,04 et -0,15 point sur les taux immobiliers (selon les durées et profils). Certains établissements bancaires comme SG et La Banque Postale ont communiqué sur leur intention de baisser leurs taux. Une stratégie offensive en matière de crédit immobilier, qui prouve que c'est pour elles un produit d'appel afin d'attirer de nouveaux clients - en priorité les primo-accédants.
Le taux de l’OAT 10 ans, actuellement à 3,40 % (après être descendu à 3,24% - son plus bas niveau depuis six mois) illustre l’instabilité persistante sur les marchés financiers. Les banques ne répercutent pas systématiquement ces variations dans leurs barèmes, ce qui vous permet de bénéficier d’une certaine flexibilité, notamment pour décrocher de meilleures conditions selon votre profil.
Flambée de l'OAT et grille des taux ajustée en avril
Au mois d'avril 2026, le déclenchement du conflit opposant les États-Unis et Israël à l'Iran a mis le feu aux marchés boursier et obligataire. Avec le blocage du détroit d'Ormuz, le monde fait face à un nouveau choc pétrolier, annonciateur d'un mouvement inflationniste à venir.
L'OAT 10 ans - le taux auquel l'état français emprunte sur les marchés - a lui connu sa plus forte augmentation en 17 ans, passant de 3,20 à 3,80% en l'espace d'un mois. Ce qui n'a pas que des conséquences sur le montant des intérêts de la dette : face à cette flambée, les banques ont ajusté leur grille de taux pour le mois d'avril. Mais dans un moment de grande incertitude économique, la hausse reste modérée : +0,10 point en moyenne.
Les banques se sont fixé des objectifs ambitieux en termes de production de crédit, et continuent de considérer le prêt immobilier comme un levier d'acquisition de nouveaux clients. Avec la légère réhausse du taux d'usure au mois d'avril, on ne craint pas pour l'heure de blocage pour les ménages français.
Des taux stables au mois de mai
Si le contexte géopolitique demeure instable en mai, les taux immobiliers bénéficient eux d'une relative stabilité. Pour preuve, le quasi statu quo du côté des grilles : 3,27% sur 15 ans, 3,42% sur 20 ans et 3,50% sur 25 ans. Les changements par rapport à avril sont à la marge, entre +0,05 et - 0,02.
Les établissements bancaires jouent toujours des coudes pour séduire les emprunteurs, en dépit d'une inflation qui repart à la hausse (2,2% en avril, selon l'Insee). La Banque centrale européenne (BCE) a quant à elle reconduit ses taux directeurs, sans annoncer de hausse - une bonne nouvelle pour les ménages, car l'inverse aurait impliqué sans nul doute une réévaluation des taux immobiliers.
Des taux qui résistent malgré la remontée des tensions en juin
Le mois de juin aurait pu marquer un tournant pour le marché du crédit immobilier. Entre la remontée de l'inflation, les tensions géopolitiques persistantes et la hausse spectaculaire de l'OAT 10 ans, nombreux étaient ceux qui anticipaient une nouvelle hausse des taux immobiliers.
Finalement, les banques ont choisi de rester mesurées. Si quelques établissements ont légèrement revu leurs barèmes à la hausse, d'autres ont continué à proposer des conditions attractives pour atteindre leurs objectifs commerciaux. Les taux moyens sont ainsi restés proches de 3,37 % sur 15 ans, 3,47 % sur 20 ans et 3,53 % sur 25 ans, avec des écarts parfois importants selon les profils et les banques.
Cette stabilité confirme une tendance observée depuis le début de l'année : les établissements bancaires privilégient la conquête de nouveaux clients plutôt qu'une hausse généralisée de leurs taux. Pour les emprunteurs, comparer les offres reste donc plus que jamais un levier pour réduire le coût de leur crédit.
Juillet 2026 : la BCE relève ses taux, mais le crédit immobilier tient bon
Le 11 juin, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs de 0,25 point. En théorie, cette mesure augmente le coût de financement des banques et peut entraîner une hausse des taux immobiliers.
Dans les faits, son impact est resté limité. Cette décision était largement anticipée par les marchés et l'OAT 10 ans s'est stabilisée autour de 3,6 %, permettant aux banques de conserver des conditions de financement relativement favorables. Résultat : les taux immobiliers évoluent peu et la concurrence entre établissements reste vive, notamment pour les meilleurs profils. Les taux moyens en juillet : 3,45 % sur 15 ans, 3,50 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans.
Le rôle central des primo-accédants
Le marché immobilier reste largement dominé par les primo-accédants. Fin 2025, près de 47 à 48 % des crédits ont été accordés à des acheteurs pour la première fois, un record historique. Chez Pretto, cette tendance se confirme : environ 60 % des projets accompagnés concernent des ménages jusque-là locataires (contre 54 % en 2024). La stabilisation des taux et les dispositifs publics tels que le PTZ élargi ou l’exonération partielle des droits de mutation soutiennent cette dynamique.
"Le marché est clairement redevenu favorable aux primo-accédants. Les banques les ciblent en priorité, mais dans un cadre toujours exigeant. La clé reste la qualité du projet et la structuration du financement", souligne Pierre Chapon, CEO et cofondateur de Pretto.
Septembre 2026 : des taux qui remontent
La rentrée 2026 rime avec légère hausse du côté des taux immobiliers. Les banques relèvent leur grille de 0,10 point en moyenne, toutes tranches de revenus confondues. Une augmentation qui trouve principalement ses racines dans le conflit opposant les États-Unis à l'Iran, qui fait flamber le prix du pétrole et agite les marchés financiers.
L'OAT 10 ans dépasse les 4 % depuis la mi-août, ce qui a poussé les banques à réajuster leurs grilles. Mais pas de panique pour les emprunteurs, elles demeurent enclines à prêter. En revanche, la comparaison entre établissements est plus importante que jamais, pour trouver l'offre la plus adaptée au meilleur taux.
Octobre 2026 : les banques ne parviennent plus à contenir la hausse
En octobre 2026, les taux immobiliers continuent de remonter, de +0,07 à +0,15 point selon les durées. Les taux moyens s'établissent désormais à 3,50 % sur 15 ans, 3,66 % sur 20 ans et 3,75 % sur 25 ans. En septembre, les banques avaient plutôt bien protégé les emprunteurs, mais elles ont de moins en moins de marge. La crise énergétique pousse le baril de Brent autour de 107 dollars, et l'OAT 10 ans a battu un nouveau record le 1er octobre, atteignant momentanément 4,94 %.
Côté taux d'usure, la nouvelle est plutôt bonne : il gagne une dizaine de centièmes au 1er octobre et passe à 5,40 % pour les prêts de 20 ans et plus. Le risque de voir un dossier bloqué recule légèrement, mais reste conditionné à la hausse des taux de crédit.
Surtout, les banques n'avancent plus toutes au même rythme : certaines ont relevé leurs grilles en cours de mois, d'autres continuent de faire des efforts. L'écart entre deux offres se creuse, et c'est le choix de la banque qui fera la différence cet automne.
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Questions fréquentes concernant les taux en 2026
En octobre 2026, les taux moyens constatés par Pretto poursuivent leur hausse : 3,50 % sur 15 ans, 3,66 % sur 20 ans et 3,75 % sur 25 ans. Ces taux peuvent varier légèrement selon votre situation géographique et le profil de l’emprunteur.
Oui. Les banques ajustent parfois leurs offres selon le marché local, le prix moyen de l’immobilier et le niveau de demande. Par exemple, les zones où la demande est très forte peuvent proposer des conditions légèrement différentes de celles des zones plus calmes.
Pas pour l'instant. Depuis la rentrée, les taux remontent, poussés par la hausse de l'OAT 10 ans et la crise énergétique, et rien n'annonce une accalmie à court terme. Si votre projet est prêt, attendre une baisse reste un pari risqué : mieux vaut mettre les banques en concurrence, car les écarts entre les offres se creusent quand le marché se tend.
L'environnement reste favorable, surtout pour les primo-accédants. Les banques se livrent une vraie concurrence pour attirer de nouveaux clients, le PTZ a été élargi, et les taux se maintiennent autour de 3,5 %.


