L'évolution des taux de crédit immobilier en 2026
Mis à jour le 24 mai 2026 – Vos revenus sont le principal facteur qui fait varier le taux d’intérêt.
Taux du marché observés par Pretto.
Depuis le début de l'année 2026, les taux immobiliers affichent une relative stabilité. Si les banques ajustent leurs grilles au fil des rebondissements géopolitiques et économiques, et qu'on observe un léger mouvement haussier, ils tournent toujours autour des 3,5%.
Une stabilité bienvenue en ce début d’année
En février 2026, les banques ont décidé d'appliquer de légères hausses à leurs grilles de taux, mais qui restent limitées : entre +0,02 et +0.09 point de plus selon la durée de crédit. Ainsi, pour un emprunt de 300 000 euros sur 25 ans, cela augmente la mensualité de 5 euros.
En parallèle de cette petite hausse, les établissements bancaires continuent d'appliquer une politique de décotes, ciblées selon les profils. De quoi minorer l'impact de cette correction des grilles.
De légères baisses de taux en mars
S'il n'y pas de mouvement baissier massif en mars 2026, on enregistre néanmoins un signal encourageant, avec un recul entre -0,04 et -0,15 point sur les taux immobiliers (selon les durées et profils). Certains établissements bancaires comme SG et La Banque Postale ont communiqué sur leur intention de baisser leurs taux. Une stratégie offensive en matière de crédit immobilier, qui prouve que c'est pour elles un produit d'appel afin d'attirer de nouveaux clients - en priorité les primo-accédants.
Le taux de l’OAT 10 ans, actuellement à 3,40 % (après être descendu à 3,24% - son plus bas niveau depuis six mois) illustre l’instabilité persistante sur les marchés financiers. Les banques ne répercutent pas systématiquement ces variations dans leurs barèmes, ce qui permet aux emprunteurs de bénéficier d’une certaine flexibilité, notamment pour décrocher de meilleures conditions selon leur profil.
Flambée de l'OAT et grille des taux ajustée en avril
Au mois d'avril 2026, le déclenchement du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran a mis le feu aux marchés boursier et obligataire. Avec le blocage du détroit d'Ormuz, le monde fait face à un nouveau choc pétrolier, annonciateur d'un mouvement inflationniste à venir.
L'OAT 10 ans - le taux auquel l'état français emprunte sur les marchés - a lui connu sa plus forte augmentation en 17 ans, passant de 3,20 à 3,80% en l'espace d'un mois. Ce qui n'a pas que des conséquences sur le montant des intérêts de la dette : face à cette flambée, les banques ont ajusté leur grille de taux pour le mois d'avril. Mais dans un moment de grande incertitude économique, la hausse reste modérée : +0,10 point en moyenne.
Les banques se sont fixé des objectifs ambitieux en terme de production de crédit, et continuent de considérer le prêt immobilier comme un levier d'acquisition de nouveaux clients. Avec la légère réhausse du taux d'usure au mois d'avril, on ne craint pas pour l'heure de blocage pour les ménages français.
Des taux stables au mois de mai
Si le contexte géopolitique demeure instable en mai, les taux immobiliers bénéficient eux d'une relative stabilité. Pour preuve, le quasi statut quo du côté des grilles : 3,27% sur 15 ans, 3,42% sur 20 ans et 3,50% sur 25 ans. Les changements par rapport à avril sont à la marge, entre +0,05 et - 0,02.
Les établissements bancaires jouent toujours des coudes pour séduire les emprunteurs, en dépit d'une inflation qui repart à la hausse (2,2% en avril, selon l'Insee). La Banque centrale européenne (BCE) a quant à elle reconduit ses taux directeurs, sans annoncer de hausse - une bonne nouvelle pour les ménages, car l'inverse aurait impliqué sans nulle doute une réévaluation des taux immobiliers.
Le rôle central des primo-accédants
Le marché immobilier reste largement dominé par les primo-accédants. Fin 2025, près de 47 à 48 % des crédits ont été accordés à des acheteurs pour la première fois, un record historique. Chez Pretto, cette tendance se confirme : environ 60 % des projets accompagnés concernent des ménages jusque-là locataires (contre 54 % en 2024). La stabilisation des taux et les dispositifs publics tels que le PTZ élargi ou l’exonération partielle des droits de mutation soutiennent cette dynamique.
"Le marché est clairement redevenu favorable aux primo-accédants. Les banques les ciblent en priorité, mais dans un cadre toujours exigeant. La clé reste la qualité du projet et la structuration du financement", souligne Pierre Chapon, CEO et cofondateur de Pretto.
Perspectives pour 2026
Les banques affichent des objectifs ambitieux pour la production de crédit et la concurrence reste soutenue, ce qui joue en faveur des emprunteurs.
Le suivi régulier des taux et la construction d’un dossier solide restent essentiels pour profiter des meilleures conditions, que vous soyez primo-accédant ou investisseur expérimenté.
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Questions fréquentes concernant les taux en 2026
En Mai 2026, les taux moyens constatés par Pretto augmentent légèrement par rapport à mars : 3,27 % sur 15 ans, 3,42 % sur 20 ans et 3,50 % sur 25 ans. Ces taux peuvent varier légèrement selon votre situation géographique et le profil de l’emprunteur.
Oui. Les banques ajustent parfois leurs offres selon le marché local, le prix moyen de l’immobilier et le niveau de demande. Par exemple, les zones où la demande est très forte peuvent proposer des conditions légèrement différentes de celles des zones plus calmes.
En avril, le déclenchement d'un conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran a provoqué une forte tension sur les marchés financiers. L'OAT 10 ans - le taux auquel l'État français emprunte sur les marchés - a connu sa plus forte hausse en 17 ans, passant de 3,20 % à 3,80 % en un mois. Les banques ont répercuté cette tension de façon modérée (+0,10 point en moyenne), soucieuses de maintenir leur production de crédit.
Rien n'est acquis. La BCE a reconduit ses taux directeurs en mai sans annoncer de hausse, ce qui préserve la stabilité actuelle. Mais les marchés obligataires restent sensibles aux aléas géopolitiques, comme l'a montré le choc d'avril. La tendance est à une légère hausse, avec toujours une forte concurrence entre banques pour capter de nouveaux clients.
L'environnement reste favorable, surtout pour les primo-accédants. Les banques se livrent une vraie concurrence pour attirer de nouveaux clients, le PTZ a été élargi, et les taux se maintiennent autour de 3,5 %. Fin 2025, près de 47 à 48 % des crédits accordés l'ont été à des acheteurs pour la première fois - un niveau record. La clé reste la qualité du dossier et la structuration du financement.
Mis à jour le 22 mai 2026
