Investissement immobilier

Top 5 des points à vérifier absolument lors d’une visite pour de l’investissement locatif

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Cécile Martet
Mis à jour le 6 février 2026
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Vous poussez la porte de votre futur investissement locatif et c'est le coup de cœur immédiat. Mais entre le fantasme du propriétaire-rentier et la réalité du terrain, mieux vaut garder la tête froide. Investir dans un bien locatif, c’est d’abord s’assurer qu’il sera rentable. Alors pour vous aider à ne rien oublier lors de vos visites, voici les 5 points clés à vérifier absolument avant de vous lancer.

Les infos clés

  • Vérifiez que le règlement de copropriété autorise votre projet locatif (colocation, location saisonnière) avant de vous engager.

  • Assurez-vous que les transports et les commerces sont accessibles et proches du bien que vous visez.

  • Consultez les trois derniers PV d’AG pour repérer les travaux votés ou les litiges en cours.

  • Anticipez les travaux de rénovation énergétique et intégrez-les dans votre plan de financement dès maintenant.

1. La stratégie locative : le règlement avant tout

Imaginez la scène : vous signez votre achat en rêvant de le transformer en coloc' pour jeunes actifs. Vos projections chiffrées sont dans le vert et la ville parfaitement adaptée. Mais trois mois plus tard, le syndic vous convoque pour « non-respect du règlement de copropriété ». Votre projet tombe à l’eau. Malchance ? Malheureusement cette situation est plus courante qu’on ne le pense.
Pour éviter les mauvaises surprises, demandez avant même de visiter le bien si le règlement de copropriété interdit certaines formes de location. Certains immeubles imposent une clause d’« habitation bourgeoise » comme l’interdiction de location saisonnière ou la limitation stricte de la colocation.
La loi ELAN et l’article 9 de la loi de 1965 donnent d’ailleurs raison aux copropriétés qui veulent préserver leur tranquillité. Les tribunaux valident régulièrement ces interdictions au nom du « standing de l’immeuble ». Prudence.

Attention

Si vous visez une colocation, vérifiez l’absence de clauses limitant le nombre d’occupants. Certains règlements imposent des ratios de surface par habitant plus stricts que les normes sanitaires départementales pour limiter l’usure des parties communes.

2. L’environnement : la règle des 10 minutes

On ne le dira jamais assez : vous n’achetez pas qu’un appartement, vous achetez aussi son quartier. Et c’est ce quartier qui fera toute la différence entre un bien qui se loue en 48 h et un autre qui reste vide pendant des mois.

Le test des transports publics

Sortez votre chrono. Si le trajet jusqu’au transport en commun le plus proche dépasse 10 minutes à pied, le risque de vacance locative grimpe en flèche. Selon le baromètre Optimhome (2025), la proximité des transports est le critère prioritaire pour 25 % des locataires en zone urbaine. Votre futur locataire ne veut pas courir sous la pluie tous les matins pendant un quart d’heure, on le comprend.

Le test du bruit

L’appartement est calme à 15 h un mercredi ? Parfait. Mais revenez le vendredi soir ou le samedi matin. Ce bar sympa au rez-de-chaussée peut se transformer en cauchemar sonore après 22 h (d’ailleurs, on vous conseille d’éviter ce genre d’emplacement). Le Ministère de la Santé (2024) rappelle que le bruit est une nuisance majeure pour 86 % des Français. Un locataire qui ne dort pas, c’est un locataire qui fait ses valises.

Le bonus vision long terme

Faites un saut en mairie pour consulter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et les projets prévus aux alentours du bien. L’arrivée d’une ligne de tramway dans deux ans ? Jackpot pour votre valorisation patrimoniale. Un projet de construction d’une tour de 15 étages qui va vous boucher la vue ? Moins sympa pour la revente.

3. Les parties communes : le miroir de la copropriété

Vous entrez dans l’immeuble. L’ampoule du palier est grillée, les boîtes aux lettres sont cabossées, la cage d’escalier sent le renfermé. Ces petits détails sont en fait de gros signaux d’alerte.

Une copropriété mal gérée, c’est la promesse de charges qui explosent et une accumulation de travaux imprévus pour rattraper les dégâts. Pour éviter les mauvaises surprises, deux documents sont vos meilleurs alliés :

  • Le plan pluriannuel de travaux (PPT) : Depuis le 1er janvier 2025, il est obligatoire pour toutes les copropriétés de plus de 15 ans (art. L741-1 du CCH). Ce document liste les travaux nécessaires sur les 10 prochaines années.
  • Le Fonds de travaux : Vérifiez son montant dans le carnet d’entretien. La loi ALUR impose une cotisation minimale de 5 % du budget prévisionnel.

Notre conseil

Demandez les trois derniers procès-verbaux d’Assemblées Générales. Vous y découvrirez si la copropriété est sereine ou si les voisins se déchirent sur la couleur de la nouvelle peinture de l’entrée.

4. L’appartement au microscope

Maintenant que l’on a vérifié l’environnement et la copropriété, entrons dans le vif du sujet : l’appartement lui-même. Selon l’ONSE, deux tiers des logements de plus de 15 ans présentent au moins une anomalie électrique. Alors autant faire des vérifications en bonne et due forme pour éviter les mauvaises surprises après la signature chez le notaire.

Votre checklist de visite :

Élément à vérifierPoint de vigilanceAction à prévoir
ÉlectricitéMise à la terre et tableau aux normesDemander le diagnostic électricité
PlomberieAbsence de fuites, état chauffe-eauTester tous les robinets lors de la visite
MenuiseriesÉtat des joints, double vitrageVérifier l’isolation phonique et thermique

À noter

L’étage, ça compte ! Un 4e étage sans ascenseur ? C’est un sport quotidien pour votre locataire et un frein potentiel à la revente. Gardez en tête que l’accessibilité est un levier majeur de votre valorisation patrimoniale.

5. Le DPE : votre boussole réglementaire

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), c’est un peu la carte d’identité thermique de votre bien. Et depuis la loi Climat et Résilience, c’est aussi devenu votre calendrier de conformité puisque certains biens mal classés sont interdits à la location.
Classe DPEInterdiction de location
G2025
F2028
E2034
Vous repérez un bien classé F en 2026 ? Dans deux ans, impossible de le louer sans travaux de rénovation énergétique. Ce n’est plus une option à considérer plus tard, c’est une ligne budgétaire à intégrer dès maintenant dans votre plan de financement.

Mais transformons cette contrainte en opportunité. Un bien mal isolé effraie souvent les acheteurs pressés. Le vendeur est donc généralement plus ouvert à la négociation. Vous avez fait chiffrer les travaux à 15 000 € pour passer de F à D ? Cette estimation devient un argument solide pour ajuster le prix d’achat.

En intégrant ces travaux dès le montage de votre dossier de financement, vous transformez une passoire énergétique en patrimoine valorisé tout en proposant un logement décent à vos futurs locataires.

Maintenant, parlons financement : c'est souvent là que les choses se corsent. Monter un dossier bancaire solide quand on investit pour la première fois (ou la cinquième), ça demande du temps et de l'expertise.

C'est exactement pour ça que Pretto existe. Pendant que vous dénichez la perle rare, nos experts en financement s'occupent de décrocher le "oui" bancaire dans les meilleures conditions possibles. Parce qu'un bon investissement, ça commence par un bon financement.