Crackez le code de la propriété avec la Clé !
Avec notre Newsletter La Clé, recevez chaque mois l'essentiel de nos articles pour faire le plein de conseils et d'inspiration.



La location courte durée consiste à louer un logement meublé pour quelques nuits à quelques mois, sous statut LMNP ou LMP selon les revenus perçus, avec un choix de régime fiscal (micro-BIC ou réel). Le bail est limité à 90 jours renouvelables, et l’enregistrement du logement est obligatoire dans certaines villes comme Paris, Lyon ou Bordeaux.
La location courte durée correspond à la mise en location d’un logement meublé pour une période allant de quelques nuits à quelques mois. Elle s’adresse à des clients variés : touristes, professionnels en déplacement ou personnes en transition (travaux, déménagement, etc.). Ce type de location ne doit pas constituer le domicile principal du locataire.
Il existe plusieurs statuts pour exercer une activité de location courte durée :
Quand on se lance dans la location meublée courte durée, il y a un point à ne surtout pas négliger : le choix du régime fiscal. Pourquoi ? Parce que cela détermine la façon dont vous allez être imposé sur vos revenus locatifs, et surtout, combien vous allez payer d’impôts.
Le régime micro-BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) est souvent le premier choix des petits investisseurs grâce à sa facilité de mise en œuvre. Si vos revenus locatifs sont inférieurs à 77 700 € pour les meublés classés et 15 000 € pour les meublés non classés. Dans ce contexte, vous pouvez bénéficier d’un abattement fiscal de 50 % pour les meublés classés et 30 % sur les meublés non classés. Un régime idéal si vous avez peu de charges (pas de gros travaux, peu d’intérêts d’emprunt) et que vous cherchez avant tout la simplicité.
Le régime réel est plus complexe, mais il peut s’avérer beaucoup plus avantageux si vous avez des dépenses conséquentes. En optant pour ce régime, vous pouvez déduire de vos revenus locatifs toutes les charges liées à votre bien (travaux, intérêts d’emprunt, assurances, frais de gestion, etc.).
Il n’y a pas de plafond de revenus locatifs, vous pouvez y accéder quel que soit le montant de vos loyers. S’il n’y a pas d’obligation officielle de recourir à un expert-comptable pour déclarer vos revenus en régime réel, il est vivement recommandé d’en consulter un. La comptabilité étant plus complexe qu’en micro-BIC, il vous faudra en effet tenir un registre précis et complet de toutes vos recettes, vos dépenses, faire le calcul des amortissements, le bilan, le compte de résultat, etc.
En confiant cette partie à un professionnel, vous éviterez d’éventuelles erreurs (qui pourraient attirer l’attention du fisc). Les honoraires de l’expert-comptable sont eux aussi déductibles de vos revenus locatifs.
En plus des impôts sur vos revenus locatifs, vous devez collecter et reverser la taxe de séjour dans les communes qui l’appliquent. Celle-ci est généralement comprise entre 0,20 € et 4,60 € par nuit et par personne (barème national applicable aux meublés de tourisme classés), avec majoration possible en Île-de-France. À savoir qu’Airbnb, par exemple, la prélève automatiquement et la reverse aux autorités locales.
Si vous fournissez, en plus du logement, au moins trois des quatre prestations suivantes : petit-déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture de linge de maison et réception de la clientèle, votre location courte durée peut être requalifiée en parahôtellerie et devenir soumise à la TVA, pour des séjours d’une durée maximale de 30 nuits (article 261 D, 4° du Code général des impôts, précisé par le Bulletin officiel des finances publiques). Un cas fréquent si vous passez par une conciergerie proposant ce type de services.
Un bail de location meublée courte durée doit respecter certaines règles :
La location courte durée présente de nombreuses opportunités, que vous souhaitiez louer votre résidence principale ou secondaire. Cependant, les réglementations et les démarches administratives diffèrent notablement entre ces deux types de biens.
Voici un tableau pour vous aider à y voir plus clair :
Critère | Résidence principale | Résidence secondaire |
|---|---|---|
Durée de location autorisée | 120 jours par an au maximum (plafond national), abaissable à 90 jours par certaines communes (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice depuis 2025) | Pas de limite de durée, mais nécessite une autorisation spécifique. |
Obligation d’enregistrement | Oui, obligatoire dans les villes concernées | Oui, obligatoire dans les villes concernées |
Demande de changement d’usage | Non, sauf si vous dépassez le plafond annuel autorisé (120 jours, ou 90 jours si la commune l’a abaissé) | Oui, avec possibilité de compensation immobilière |
Compensation immobilière | Non nécessaire | Obligatoire dans certaines villes (par exemple, Paris) |
Régime fiscal applicable | Micro-BIC (si revenus < 77 700 €) ou réel. | Micro-BIC (si revenus < 77 700 €) ou réel. |
Obligations sociales | Prélèvements sociaux (17,2 %) et impôt sur le revenu | Cotisations sociales supplémentaires si revenus > 23 000 €/an |
Risques en cas de non-respect | Amende jusqu’à 15 000 € en cas de dépassement du plafond annuel autorisé (120 ou 90 jours selon la commune) | Amende et obligation de remise en état de l’usage initial |
Taxe de séjour | À collecter et reverser dans les communes concernées | À collecter et reverser dans les communes concernées |
Choisir le bien à louer implique de bien comprendre les contraintes légales, fiscales et administratives qui s’y rattachent. En fonction de votre situation, vous pourrez ainsi optimiser vos revenus tout en restant dans le cadre légal.
Avec notre Newsletter La Clé, recevez chaque mois l'essentiel de nos articles pour faire le plein de conseils et d'inspiration.

1. Vérifiez la réglementation locale
Le plafond national par défaut est de 120 jours par an pour la location de sa résidence principale en meublé de tourisme. Certaines communes tendues (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice depuis 2025) l’ont abaissé à 90 jours par an par délibération, en application de la loi du 19 novembre 2024 (loi Le Meur). Ce plafond annuel est distinct de la durée maximale de 90 jours consécutifs applicable à un même locataire (voir « Les particularités du bail » ci-dessus). Pour une résidence secondaire, vous devez demander une autorisation en mairie et parfois une compensation.
2. Enregistrez le bien
Dans les villes comme Paris, Lyon ou Bordeaux, l’enregistrement du logement est obligatoire. Un numéro d’enregistrement doit être affiché sur les annonces.
En cas de non-respect de ces directives, vous vous exposez, depuis la loi du 19 novembre 2024 (loi Le Meur), à :
De leur côté, agences immobilières et sites internet s’exposent à :
3. Définissez le statut et le régime fiscal le plus approprié
Choisissez le statut fiscal le plus avantageux (LMNP ou LMP) selon vos revenus locatifs et le régime fiscal le plus approprié à la fiscalité que vous souhaitez (micro-BIC ou réel).
4. Publiez l’annonce
Rédigez une annonce attractive avec des photos de qualité et des descriptions précises du logement et des services proposés.
5. Gérez la location
Vous pouvez vous occuper vous-même des réservations et de la gestion ou passer par une conciergerie spécialisée. Notez qu’une conciergerie vous coûtera de l’argent et réduira donc votre rendement.
Le bail classique de location courte durée est limité à 90 jours renouvelables. Le bail mobilité, réservé aux personnes en formation ou en déplacement professionnel, dure de 1 à 10 mois et n’est pas renouvelable.
Le plafond national par défaut est de 120 jours par an. Certaines communes tendues (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice depuis 2025) l’ont abaissé à 90 jours par an par délibération, en application de la loi Le Meur du 19 novembre 2024. Vérifiez le plafond exact applicable à votre commune auprès de votre mairie.
Le micro-BIC convient si vos revenus locatifs restent sous 77 700 € (meublés classés) ou 15 000 € (non classés) : il offre un abattement forfaitaire de 50 % ou 30 %. Le régime réel, sans plafond de revenus, permet de déduire toutes les charges réelles (travaux, intérêts d’emprunt, assurances, frais de gestion) et devient plus avantageux si vos dépenses sont importantes.
Depuis la loi Le Meur du 19 novembre 2024, le non-respect de l’enregistrement expose à une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 €, et le dépassement du quota de jours autorisé à une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 €. Les agences immobilières et sites internet risquent eux aussi des amendes en cas d’annonce publiée sans numéro d’enregistrement ou de non-blocage d’une annonce ayant dépassé le quota.
Oui : dans des villes comme Paris, Lyon ou Bordeaux, l’enregistrement du logement est obligatoire et un numéro d’enregistrement doit être affiché sur les annonces.
