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Oui, la propriété fait toujours rêver les Français : selon l’étude Catella Residential menée avec YouGov, l’immobilier reste une valeur refuge pour 67 % d’entre eux, et 25 % veulent concrétiser un achat dans les prochains mois. Rénovation énergétique, désir des jeunes générations, politiques gouvernementales : on fait le point sur l’avenir de l’accession à la propriété.
Malgré un contexte économique incertain, l’attachement à la propriété ne faiblit pas chez les Français. Pour 67 % des Français, l’immobilier reste une valeur refuge. Preuve de ce désir, ils sont 25 % à souhaiter concrétiser un projet d'achat dans les prochains mois.
“Quand je serai plus grand, je serai proprio”
Un désir d'autant plus fort parmi les 25-44 ans, pour qui devenir propriétaire est une priorité. En avril 2023, nous faisions le même constat dans le cadre de notre étude sur les Millenials et la propriété, révélant que la réforme des retraites était un argument supplémentaire pour acheter chez 3 jeunes sur 5.
Cet argument les pousserait même à faire des sacrifices : superficie, localisation, mais aussi des montages alternatifs comme le viager (vente du logement contre une rente), le démembrement (séparation entre usage et propriété) ou la location-accession. Les jeunes semblent plus ouverts à ces modalités particulières d’accession à la propriété. Ce “pragmatisme” serait-il inhérent à leur profil moins valorisé sur le marché ? Ou bien lié à un effet d’âge ou de génération ?
Toujours est-il que cette approche pragmatique se vérifie tout particulièrement en Île-de-France, une région connue pour ses prix élevés. En région parisienne, 23 % des Franciliens citent le manque d’offre comme frein principal à l’achat (contre 19 % à l’échelle nationale).
Mais de quoi rêvent donc les Français pour leur nid douillet ? Si le budget reste le critère numéro un quand la question d'acheter se pose (pour 68 % des Français), les critères qui suivent sont la localisation, la superficie puis... les critères environnementaux. En effet, ce dernier aspect est de plus en plus scruté par les acheteurs, avec un enjeu économique pour les uns (combien mon logement va me coûter en gaz/eau/électricité) et plus écologique pour les autres.
Et dans certaines grandes agglomérations comme Lyon ou Nantes, la proximité des transports en commun et la classe énergétique du bien sont devenues des critères décisifs dans les recherches.
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La rénovation énergétique est l'un des grands défis du secteur du logement. L'édition 2023 du baromètre Procivis-Harris Interactive révélait déjà que les propriétaires bailleurs ont bien conscience de la nécessité d’entreprendre des travaux d’amélioration (59 %). Un chiffre en hausse (+ 4 points) par rapport à 2022.
Par ailleurs, deux tiers des propriétaires qui ont fait des travaux ou comptent en faire précisent que les aides publiques les y ont incités. Quant à ceux qui n’ont pas encore sauté le pas, près de la moitié affirment que ces aides pourraient les y amener.
Rappelons que la Loi Climat oblige désormais les propriétaires bailleurs à effectuer des travaux de rénovation énergétique en cas de logements trop énergivores. L’objectif de cette mesure ? Accompagner la transition écologique en interdisant progressivement à la location :
De nombreuses aides d’Etat ont ainsi été mises en place (Ma PrimeRénov’, récemment suspendue sauf pour les mono-gestes, l’éco PTZ, le chèque énergie…) pour aider les propriétaires à se mettre aux normes. Des mesures qui semblent avoir porté leurs fruits, si l’on en croit les résultats du baromètre, même si de bon nombre de Français maîtrisent encore assez mal la question de la performance énergétique. 45 % d'entre eux ne connaissent par exemple pas la classe énergétique (DPE) de leur logement.
Pour Yannick Borde, Président de Procivis à l’initiative du baromètre, un système de financement reste à construire pour atteindre les objectifs de la loi Climat.
Moyens financiers et accompagnement de la part des pouvoirs publics seront ainsi indispensables pour sensibiliser les propriétaires et futurs acheteurs face à ces nouveaux enjeux énergétiques.
Malgré une hausse des taux certaine et de nouveaux enjeux énergétiques à relever, les Français plébiscitent toujours autant l’accès à la propriété. La pierre conserve ainsi sa valeur refuge, notamment pour se construire un patrimoine face à un futur incertain. Et vous, envisageriez-vous de devenir propriétaire dans le contexte actuel ? Avez-vous déjà sauté le pas ?
Oui, l’attachement à la propriété ne faiblit pas : 67 % des Français considèrent l’immobilier comme une valeur refuge et 25 % souhaitent concrétiser un projet d’achat dans les prochains mois, selon l’étude Catella Residential menée avec YouGov.
Le désir d’acheter est plus fort chez les 25-44 ans. La réforme des retraites constitue même un argument supplémentaire pour acheter chez 3 jeunes sur 5. Ces jeunes se montrent aussi plus ouverts à des montages alternatifs comme le viager, le démembrement ou la location-accession.
Le budget arrive en tête pour 68 % des Français, suivi de la localisation, de la superficie, puis des critères environnementaux. Les plus de 55 ans sont les plus sensibles à la performance énergétique (44 %), tandis que les 25-34 ans s’intéressent davantage à la gestion durable de l’eau (25 %).
Plusieurs aides d’État ont été mises en place, dont Ma PrimeRénov’ (récemment suspendue sauf pour les mono-gestes), l’éco-PTZ et le chèque énergie. Deux tiers des propriétaires ayant déjà fait des travaux précisent que ces aides publiques les y ont incités.
La loi Climat interdit progressivement à la location les logements les plus énergivores : les logements classés G depuis 2023, ceux classés F à partir de 2028, puis ceux classés E à partir de 2034.