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Oui, c’est globalement le bon moment pour acheter, à condition de rester au moins 5 ans dans le bien : les taux de crédit immobilier se sont stabilisés autour de 3 % après avoir atteint 4,5 % fin 2023, ce qui redonne du pouvoir d’achat aux emprunteurs. Attendre une baisse des prix fait courir le risque inverse d’une remontée des taux, alors que chaque année de location représente 3 à 7 % du prix du bien envolé en loyer.
Tel un caillou dans la chaussure qui s’invite en pleine rando, cette question ne vous lâche pas. Elle vous maintient éveillé la nuit et vous laisse hagard face au mur blanc de l’open space le jour. Bon, on en fait un peu des caisses. Mais c’est vrai que cette question capitale “du bon moment” a toujours tiraillé les futurs acheteurs immobiliers.
Et c’est rageant ce doute. Car vous avez envie d’acheter, vous ! Vous avez envie de construire votre petit nid douillet, d'investir dans la pierre tel un adulte mûr qui prend sa vie en main.
Mais à chaque fois que vous êtes enfin prêt à vous lancer, il y a toujours une petite voix pour vous freiner. Comme Gérard, qui, en soufflant fortement son haleine sur votre visage, vous assène : « Non mais là vraiment avec les taux, les prix trop élevés et les reptiliens, c’est pas DU TOUT le moment d’acheter ! »
Alors, voix de la raison ou simple rageux emporté par un excès de café ? On vous propose de comprendre exactement ce qu’il se passe sur les marchés immobiliers pour vous faire votre propre avis.
Et si c’était le bon moment pour simuler votre capacité d’emprunt ? Découvrez le montant du capital que vous pourriez emprunter :
Ces dernières années, l’Europe a connu une forte poussée d’inflation avec la guerre en Ukraine. Pour rappel, selon Eurostat, le taux d’inflation annuel de la zone euro s’élevait à 10,6 % en octobre 2022. Celui-ci est redescendu à 5,3 % en août 2023, et il est aujourd'hui repassé sous la barre des 1 %.
Mais revenons à nos moutons (immobiliers). On a assisté pendant dix-huit mois à une flambée des taux (qui ont atteint les 4,5 % en décembre 2023, données Pretto). Forcément, cela a directement impacté la capacité d'emprunt des acheteurs. Ainsi, si en janvier 2022, une personne gagnant 2 000 euros nets avant impôts pouvait emprunter un peu moins de 150 000 euros, en décembre 2023, ce n’était plus que 110 930 euros (données Pretto). Ceux qui voulaient devenir propriétaires ont dû revoir leur projet, soit en injectant plus d'apport pour pallier la baisse de capacité d'emprunt, soit en achetant plus petit.
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Heureusement, depuis le début de l'année 2025, le marché retrouve un nouveau souffle ! Les taux ont nettement reculé depuis le début de l'année 2024, et ce de façon régulière. Ils se sont aujourd’hui stabilisés autour des 3 % (donnée Pretto). À l'origine de ce mouvement, la politique de la Banque Centrale Européenne, qui n'a cessé de descendre ses taux directeurs, et ce afin de stimuler l'investissement.
Un signal très positif pour le marché du crédit. D'ailleurs les banques n'ont pas tardé à faire le retour sur le marché du crédit, d'abord timidement puis en se livrant plus ouvertement une féroce concurrence. Objectif : se servir du crédit immobilier pour attirer à elles de nouveaux clients, en particulier des jeunes, primo-accédants (le nom qu'on donne dans le milieu à ceux qui achètent pour la première fois), et ceux souhaitant s'adonner à un projet de rénovation.
Des belles perspectives pour les porteurs d’un projet immobilier, surtout si ces derniers mettent en place quelques hacks pour accéder plus facilement à la propriété :
Un facteur clé influence aussi votre capacité d’emprunt, quel que soit le niveau des taux : la règle du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), qui plafonne le taux d’endettement à 35 % des revenus, assurance emprunteur incluse. Cette règle reste en vigueur en 2026 et s’applique à la quasi-totalité des crédits immobiliers accordés par les banques.
Si vous achetez pour la première fois, le prêt à taux zéro (PTZ) peut aussi faire pencher la balance. Selon Service-Public.fr, ce prêt sans intérêts, réservé aux primo-accédants sous conditions de ressources, permet de financer une partie de l’achat d’une résidence principale et peut ainsi renforcer votre capacité d’achat.
On sait que vous voulez une réponse tranchée. Pas pour savoir s’il faut dire pain au chocolat ou chocolatine (on ne se permettrait pas une telle prise de risque). Mais une réponse claire et nette à la question : “doit-on acheter maintenant ou attendre de jours meilleurs ?”..
En fait, tout dépend de votre projet (ça vous avance bien, de rien). Mais surtout d’une donnée clé : combien de temps allez-vous rester dans votre bien ?
Eh oui, car quand on achète un bien immobilier pour y vivre, on ne fait pas qu’acheter un actif qui a de la valeur : on s’évite aussi un loyer. Et chaque année passée à rester locataire, c’est entre 3 et 7 % (selon où vous achetez) du prix du bien que vous habitez qui se vaporise en loyer. D’autant plus que, comme tout en ce moment, les loyers augmentent avec l’inflation…
Attention néanmoins : acheter un bien comprend un certain nombre de frais fixes, notamment les frais de notaire, qu’il faut avoir le temps d’amortir. Si les prix de l’immobilier baissent, ce serait dommage de devoir vendre avant qu’ils aient eu le temps de remonter (car oui, surtout avec de l’inflation, historiquement les prix de l’immobilier montent à long terme).
Du coup, il ne reste plus qu’à estimer combien de temps vous allez garder votre bien et faire le calcul. En général, un minimum est d’y habiter 5 ans pour être sûr que ça vaut le coup.
À trop vouloir attendre que les prix baissent, on prend le risque que les taux montent davantage. Eh oui. C’est aussi une possibilité.
Bref, ce qui est sûr, c’est que se constituer un patrimoine pour préparer sa retraite est toujours une bonne idée, et devenir propriétaire de sa résidence principale, quasiment indispensable. C’est pourquoi il est fortement recommandé d’acheter dès que possible, et ce, dès que vous avez suffisamment de visibilité pour être capable de rester assez longtemps dans votre bien.
Chaque projet est unique, nous le savons bien. C’est pourquoi chez Pretto, nous faisons le maximum pour vous aider dans vos réflexions. Pensez à faire dès maintenant votre simulation pour anticiper au mieux votre projet. Prenez aussi le temps de prendre rendez-vous avec l’un de nos experts : c’est gratuit, et bien plus fiable que Gérard pour vous guider dans vos réflexions.
Pas nécessairement. Vouloir attendre une baisse des prix fait courir un risque inverse : celui de voir les taux remonter avant d'avoir acheté. Historiquement, les prix de l'immobilier ont plutôt tendance à remonter à long terme, notamment avec l'inflation. Mieux vaut donc acheter dès que vous avez suffisamment de visibilité pour rester assez longtemps dans le bien.
Un minimum de 5 ans est recommandé pour être sûr que l'achat vaille le coup, le temps d'amortir les frais fixes comme les frais de notaire.
Parce que les taux de crédit immobilier ont fortement augmenté sur cette période, jusqu'à atteindre 4,5 % en décembre 2023. Résultat : une personne gagnant 2 000 euros nets pouvait emprunter un peu moins de 150 000 euros en janvier 2022, contre seulement 110 930 euros en décembre 2023.
Depuis 2024, les taux de crédit ont reculé de façon régulière sous l'effet de la baisse des taux directeurs de la Banque Centrale Européenne. Les banques se livrent désormais une concurrence plus forte pour attirer de nouveaux clients, en particulier les primo-accédants et les porteurs de projets de rénovation.
Rester locataire a un coût : chaque année de location représente entre 3 et 7 % du prix du bien que vous auriez pu acheter, un montant qui grimpe avec l'inflation des loyers. Devenir propriétaire de sa résidence principale reste aussi un moyen de se constituer un patrimoine en vue de la retraite.