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Signer une offre de prêt, c'est aussi accepter une série de frais qui s'ajoutent au taux : frais de dossier, garantie, assurance, intérêts, IRA… Certains sont à régler dès le déblocage des fonds, d'autres s'étalent sur toute la durée du crédit. Autant savoir à quoi s'attendre, d'autant que la plupart se négocient. On vous explique tout.
Parmi tous les frais annexes, nombreux sont ceux qui interviennent dès la souscription de votre prêt immobilier, voire même dès la recherche de celui-ci.
Pour obtenir un prêt immobilier, vous soumettez votre dossier à la banque. Elle y consacre un travail d'analyse réel (vérification des pièces justificatives, évaluation de votre capacité de remboursement, étude de votre profil emprunteur) et ce travail se facture. En 2026, les montants pratiqués par les principales banques françaises se situent entre 500 € et 1 500 €, selon la complexité de votre projet.
Passer par un courtier peut vous permettre de négocier vos frais de dossier. En contrepartie, certains facturent des frais de courtage.
Tous les courtiers immobiliers sont rémunérés par les banques en tant qu'apporteurs d'affaires, c'est-à-dire qu'ils reçoivent une commission lorsqu'un prêt est finalisé.
Certains courtiers immobiliers se contentent de cette commission tandis que d'autres choisissent de recevoir, en plus, des frais de courtage de la part de leurs clients. Le montant de ces frais varie selon les courtiers mais tourne en général autour de 1 500 €.
Garantir son prêt immobilier est obligatoire. La garantie protège la banque en cas de défaut de paiement de votre part.
Vous avez le choix entre plusieurs solutions pour garantir votre prêt :
Toutes ont un coût. Le tableau ci-dessous vous permet de les comparer en un coup d'œil.
Type de garantie | Coût estimé | Intervention notaire | Cas d'usage typique |
Hypothèque | Élevé | Oui | Prêts refusés en caution |
IPPD | Élevé | Oui | Achat dans l'ancien |
Nantissement | 0 à 1 000 € | Non | Profils patrimoniaux |
Cautionnement | ~200 € + commission + 0,8 % du capital | Non | Majorité des emprunteurs |
L’hypothèque et l’IPPD reposent toutes deux sur la revente de votre bien en cas de non-remboursement de votre crédit. Ces solutions sont très coûteuses puisqu’elles nécessitent la participation d’un notaire dont les services sont payants et les tarifs, bien que réglementés, sont onéreux.
Le nantissement exige que vous possédiez des biens incorporels tels que des parts sociales, des titres, un fonds de commerce ou encore une assurance vie à confier à la banque en guise de garantie. Son coût varie en fonction des établissements bancaires et peut aller de 0 € à 1 000 €.
Le cautionnement est la solution vers laquelle la majorité des emprunteurs se dirigent. Le principe est simple : une tierce personne se porte garante du remboursement de votre crédit. Cette tierce personne peut être une société privée de cautionnement, une mutuelle ou encore un de vos proches.
Son coût se compose d’un montant forfaitaire de 200 € auquel s’ajoute une commission pouvant aller de 150 € à 600 € à laquelle s’ajoute un montant correspondant à 0,8 % du capital emprunté.
Si vous vous êtes tourné vers un autre établissement que votre banque principale pour votre crédit immobilier, celui-ci va vous demander une contrepartie. Il s’agit généralement de la domiciliation bancaire qui consiste à faire transiter tous vos revenus chez elle.
Mais certaines banques exigent, en plus de la domiciliation bancaire, que vous souscriviez à un montant minimum de parts sociales qui varie d’une banque à une autre.
C’est le cas des banques mutualistes. Une banque mutualiste est une banque où vous êtes à la fois client et actionnaire. En France, on retrouve le Crédit Agricole, la Caisse d’Épargne, le Crédit Mutuel et la Banque Populaire.
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Une fois votre prêt immobilier souscrit, les frais les plus importants entrent en jeu : ceux qui s'étalent sur toute la durée de votre crédit. Ils constituent le poste de coût le plus significatif de votre prêt.
Les intérêts sont déterminés par le taux immobilier que vous propose la banque pour votre crédit. Ils sont en quelque sorte le cœur du calcul du coût de votre crédit car ce sont les frais annexes les plus importants.
Légalement, vous n'êtes pas tenu de souscrire à une assurance emprunteur. En pratique, aucune banque n'accorde de prêt sans elle : elle couvre le remboursement en cas d'accident, de maladie ou d'invalidité.
Le coût de l'assurance emprunteur pèse lourd dans le coût total de votre prêt immobilier. Il dépend de votre âge, de votre état de santé, du niveau de couverture souhaité ou encore de l'assureur choisi.
Que vous souhaitiez assurer un nouveau prêt ou changer l'assurance d'un prêt en cours, Pretto négocie pour vous la meilleure offre.

Lorsqu'une banque vous accorde un prêt immobilier, vous devez y ouvrir un compte courant. C'est sur ce compte qu'elle prélèvera les mensualités de votre crédit. Ces frais de tenue de compte s'ajoutent au coût global de votre crédit.
Suite à la vente d'un bien ou à une rentrée d'argent, vous pourriez souhaiter rembourser votre prêt avant terme. La banque peut alors appliquer des indemnités : les IRA.
Conformément à l'article L313-47 du Code de la consommation, leur montant est plafonné : les IRA ne peuvent dépasser ni 3 % du capital restant dû avant le remboursement, ni six mois d'intérêts des sommes remboursées au taux moyen du prêt. La banque retient le montant le plus favorable pour vous.
Ces frais sont négociables avant la signature du contrat et doivent obligatoirement y figurer.
Frais de dossier, garantie, assurance, intérêts, IRA : ces postes forment le coût réel de votre prêt, bien au-delà du taux affiché. Les identifier permet de mieux négocier et de calibrer votre apport. Passer par un courtier comme Pretto, c'est vous donner les moyens de réduire plusieurs de ces frais, grâce à Finspot (notre outil de comparaison des offres bancaires) et à son réseau de plus de 125 banques partenaires.
Non. Dans la grande majorité des cas, les frais de dossier ne sont exigibles que lorsque le prêt est accordé. En cas de refus, vous n'avez rien à payer.
Oui. Les frais de garantie et de dossier peuvent être réglés à partir de votre apport au moment du déblocage des fonds. Certains emprunteurs préfèrent les intégrer à la première mensualité, selon les conditions de leur banque.
Vous pouvez négocier leur suppression ou leur plafonnement directement lors de la signature du contrat. Un courtier peut faciliter cette démarche. Par ailleurs, mutation professionnelle, licenciement et décès permettent d'en être exonéré de droit.
Au-delà des intérêts, les frais annexes peuvent représenter plusieurs milliers d’euros sur la durée du prêt. L’assurance emprunteur en pèse souvent la plus grande part, avec un poids qui peut atteindre environ un tiers du coût total du crédit selon les profils.
Non. Pretto ne facture aucuns frais à ses clients. Notre rémunération est exclusivement versée par la banque, sous forme de commission, lorsque votre prêt est finalisé.
