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Vous êtes propriétaire d'un logement ou souhaitez investir dans un bien à mettre en location ? Vous pouvez soit décider de louer votre logement vide, soit de le louer meublé. Dans cet article, nous nous intéressons au second cas et vous présentons ce que vous devez savoir pour bien réussir votre location meublée .
Vous le savez, louer un logement meublé, c’est proposer au locataire un logement habitable tout de suite sans achat de meubles supplémentaires ou d’équipements électroménagers. Rien de bien compliqué ici.
Mais en termes juridiques, la loi Alur du 27 mars 2014 est précise et définit le mobilier nécessaire dans une location meublée. Il existe d'ailleurs une liste de meubles à fournir dans une location meublée : « Un logement décent équipé d’un mobilier en nombre et en qualité suffisants pour permettre au locataire d’y dormir, manger et vivre convenablement au regard des exigences de la vie courante ».
La location meublée inclut tous les meubles et équipements essentiels permettant au locataire de s’installer immédiatement. En revanche, la location vide est dépourvue de mobilier, laissant le choix au locataire de personnaliser son espace.
Les baux de location meublée durent généralement un an renouvelable (voire de neuf mois pour les étudiants) et les loyers y sont souvent plus élevés. En location vide, les baux durent trois ans renouvelables. Fiscalement, la location meublée bénéficie du régime LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel), offrant des avantages fiscaux non négligeables. On vous explique plus en détails.
Prenons l’exemple de Sarah :
Critère | Location meublée | Location vide |
|---|---|---|
Équipements fournis | Tous meubles et électroménager (liste loi Alur) | Aucun (hors cuisine équipée éventuelle) |
Durée du bail | 1 an (9 mois pour étudiants) | 3 ans (6 ans pour personne morale) |
Préavis du locataire | 1 mois | 3 mois |
Loyer moyen | 10 à 30 % plus élevé | Loyer de référence (zone tendue) |
Régime fiscal | Micro-BIC ou réel (LMNP) | Revenus fonciers (micro ou réel) |
Abattement fiscal | 50 % (71 % meublé tourisme) | 30 % |
Charges sociales | Prélèvements sociaux (17,2 %) | Prélèvements sociaux (17,2 %) |
Investissement initial | Élevé (mobilier complet) | Faible (pas de mobilier) |
Cible locataire | Étudiants, jeunes actifs, mobilité pro | Familles, installation longue durée |
Rotation locataire | Plus fréquente (1-2 ans) | Plus stable (3+ ans) |
Obligation SIRET | Oui (LMNP) | Non |
Un logement meublé doit contenir les éléments suivants :
Cela correspond aux besoins basiques du logement : dormir, se nourrir, ranger ses affaires, entretenir correctement son logement, etc.
Des critères de décence s’appliquent également pour les logements meublés. Ils doivent être loué dans des conditions de vie correctes, ne pas présenter de risque portant atteinte à la sécurité physique ou la santé des locataires.
Ils doivent évidemment être chauffé, distribuer de l’eau potable et posséder un espace de cuisine séparé des sanitaires. Seuls certains micro-logements (chambres de bonne rénovées en logements) peuvent présenter des sanitaires extérieurs au logement et éventuellement communs à d’autres logements. Enfin, le logement doit aussi bénéficier d’un éclairage naturel.
Enfin, concernant la taille du logement, elle ne peut être inférieure à 9 m² avec une hauteur sous plafond d’au moins 2,2 m.
Il existe plusieurs cas de figure :
Dans le marché immobilier actuel, dans les zones tendues, les loyers de meublés sont en général 10 à 30 % plus élevés que pour le même logement vide.
Depuis le mois d’août 2015, les contrats de bail des locations meublées sont régis par la loi Alur. Ils doivent contenir les éléments obligatoire suivants :
Il faut joindre à cela les annexes, identiques à celles des baux de location vide : le DPE, le constat d’exposition au plomb, l’état des lieux, la notice informative, etc.
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Il est essentiel de bien connaître les obligations de chacun, propriétaire comme locataire, pour une expérience réussie des deux côtés.
Le propriétaire d’une location meublée doit fournir un logement décent et en bon état d’usage et de réparations. Comme vu plus haut, il est tenu de remettre au locataire un logement équipé des meubles et équipements indispensables : literie, plaques de cuisson, four ou micro-ondes, réfrigérateur, vaisselle, ustensiles de cuisine, tables, chaises, rangements, luminaires et matériel d’entretien.
Le propriétaire doit également veiller à la bonne utilisation des équipements et à la sécurité des installations. En outre, il doit fournir une quittance de loyer sur demande et respecter les normes légales en termes de diagnostics techniques (DPE, amiante, etc.).
Le locataire d’une location meublée doit utiliser le logement de manière décente. Il doit entretenir les locaux et équipements, effectuer les réparations locatives et rendre le logement dans l’état dans lequel il l’a reçu, sauf usure normale.
Le locataire doit par ailleurs souscrire une assurance habitation couvrant les risques locatifs. Le paiement du loyer et des charges doit être effectué aux termes convenus.
Le locataire doit permettre l’accès au logement pour les réparations urgentes ou les visites de vente ou de relocation, avec un préavis raisonnable. Enfin, il doit respecter les clauses du contrat de location et les règles de la copropriété.
En cas de non-respect du contrat de bail par l’une des parties, la première étape consiste à engager une discussion pour tenter de résoudre le problème. À titre d'exemple, le locataire peut avoir du retard dans le paiement de son loyer, ou le propriétaire peut négliger des réparations indispensables.
Si cela échoue, une lettre recommandée peut être envoyée pour demander une résolution. Si le conflit persiste, un conciliateur de justice peut intervenir pour tenter de trouver un accord à l’amiable. En dernier recours, la partie lésée peut porter l’affaire devant le tribunal avec l’aide d’un avocat spécialisé pour défendre ses droits.
Louer un appartement meublé offre des avantages fiscaux pour les loueurs meublés non professionnels. Deux régimes fiscaux existent :
Régime micro-Bic : ce régime est applicable si les revenus de la location sont inférieurs à 72 600 euros (176 200 euros pour les chambres d’hôtes et meublés de tourisme classés). Un abattement forfaitaire de 50 % (71 % pour les meublés de tourisme) est appliqué sur les revenus déclarés.
Pour déclarer ces revenus, indiquez le montant total des loyers, charges et provisions pour charges perçus (lignes 5ND, 5OD ou 5PD). Pour les meublés de tourisme classés et chambres d’hôtes, indiquez le montant total des recettes (lignes 5 NG, 5OG, 5PG).
Régime réel : Ce régime est applicable pour des revenus locatifs supérieurs à 72 600 euros. Il permet de déduire les charges liées au logement, réduisant ainsi le montant des impôts. Cela nécessite une tenue de comptabilité rigoureuse, souvent avec l’aide d’un professionnel agréé.
Si vous passez par un comptable agréé, il s’occupera de calculer votre bénéfice et vous devrez simplement le reporter dans les cases 5NA, 5OA ou 5PA de la déclaration n°2031. Si vous n’avez pas de comptable, vous devrez vous-même inscrire vos bénéfices dans les cases 5NK, 5OK ou 5PK, et vos éventuels déficits dans les cases 5NY à 5PZ.
Privilégiez des meubles de qualité moyenne pour limiter le remplacement fréquent dû à la rotation locative.
Non, l'immatriculation est obligatoire dès la première location meublée, même occasionnelle. Vous devez obtenir un numéro SIRET auprès de l'INPI (ex-greffe) dans les 15 jours suivant le début de l'activité. Cette démarche est gratuite en ligne. Le SIRET vous permet de déclarer vos revenus en BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) et de bénéficier du régime LMNP. L'absence d'immatriculation expose à des sanctions fiscales.
Oui, en général. Le loyer d'un meublé est 10 à 30 % supérieur à un logement vide équivalent. De plus, l'abattement fiscal de 50 % (régime micro-BIC) est plus avantageux que les 30 % du régime micro-foncier. Cependant, la rentabilité dépend de plusieurs facteurs : investissement mobilier initial, rotation locative plus fréquente (coûts de remise en état), et temps de gestion supérieur. Sur le long terme (5-10 ans), le meublé reste généralement plus rentable.
Le propriétaire doit fournir des meubles en bon état et fonctionnels. Il est responsable du remplacement des équipements défectueux dus à l'usure normale ou à la vétusté (électroménager en panne, literie usée). En revanche, le locataire assume les réparations locatives courantes (ampoules, petites réparations) et doit indemniser les dégradations causées par négligence. Il est recommandé de faire un état des lieux détaillé avec photos du mobilier pour éviter les litiges.
Non, pas sans l'accord du locataire. La transformation nécessite soit la fin du bail en cours, soit un avenant signé par les deux parties modifiant la nature du contrat. Si le locataire refuse, vous devez attendre la fin du bail. En revanche, lors du renouvellement, vous pouvez proposer un nouveau bail en meublé avec un préavis de 6 mois avant la fin du bail vide. Attention : cela implique un nouveau loyer (potentiellement supérieur) et une durée de bail différente (1 an au lieu de 3 ans).
Mis à jour le 18 février 2026