"J’ai acheté sans apport à 25 ans”


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Catherine Brezeky
Hélène Sung
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Publié le , mis à jour le - 3 min de lecture
Maison-ballon qui se dégonfle, acheter à 25 ans sans apport malgré plus de 35 % d'endettement

Emprunter sans apport avec un taux d’endettement supérieur à 35 %, mission impossible ? Pas si sûr : certaines banques acceptent de nouveau des prêts à 110 % pour les dossiers solides. C’est le cas de Sébastien, 25 ans, qui a acheté son premier appartement à Brest sans apport malgré un endettement à 39 %. Démonstration.

Pas d’apport, pas d’emprunt ?

L’apport personnel, c’est souvent le premier élément de budget auquel les emprunteurs font attention (après le taux). Ces dernières années, avec la montée des taux et la baisse de la capacité d’emprunt, c’est devenu un levier pour convaincre les banques, alors les emprunteurs mettaient sur la table bien plus que les 10 % du prix du bien généralement réclamés.

À ce jour, encore beaucoup de Français continuent de penser qu’il faut apporter 30 % du prix du bien à la banque pour voir son projet accepté. C’est d’ailleurs le cas de Gaël, commercial de 32 ans et sa conjointe : “Acheter, c’est un projet qui nous trotte dans la tête depuis quelques temps maintenant mais réussir à mettre de côté plusieurs dizaines de milliers d’euros, ça ne se fait pas en un soir”.

Si le couple pensait devoir attendre encore longtemps avant de devenir propriétaires, c’est parce que entre 2022 et 2023, l’apport a augmenté pour faire passer les dossiers. Mais aujourd’hui, avec un contexte plus favorable, certaines banques sont de nouveau prêtes à prêter sans apport (et à accorder des prêts à 110 %, qui couvrent à la fois le prix du bien et les frais annexes)… à condition de présenter un dossier solide. C’est notamment le cas de Sébastien, 25 ans, qui a réussi à acheter son premier appartement à Brest sans apport et malgré un endettement à 39 %.

La stratégie pour acheter à 110 %

Mais quelle est sa recette ? Si Sébastien a réussi à décrocher son crédit, sans y mettre un sous, c’est grâce à la stratégie de son courtier, Barthélémy, qui a su mettre en avant les bons arguments pour convaincre la banque. Comment ?

Une épargne résiduelle solide

40 000 euros de côté à 25 ans, ça ne s’invente pas et ça séduit la banque. C’est surtout un signal fort : Sébastien sait gérer son argent, épargner, c’est rassurant. Mais ce n’est pas tout, si cet argent n’est pas directement injecté dans le projet, il pourra être placé dans des produits d’épargne proposés par la banque et lui rapporter de l’argent. Bingo !

Un profil évolutif

À 25 ans, Sébastien commence sa carrière avec un revenu qui a de fortes chances d’évoluer à la hausse au fil du temps. Et ça, les banques apprécient car il réduit le risque de défaut sur le long terme.

Un projet qui nuance le taux d’endettement

Si le taux d’endettement de Sébastien est élevé, c’est parce qu’il achète un bien neuf avec une période de différé. C’est-à-dire qu’il ne commencera à rembourser qu’à partir de la livraison de son appartement. Certes, cela augmente son taux d’endettement mais la banque a accepté cette contrepartie en raison de son profil rassurant.

Grâce à la stratégie de son courtier, Sébastien a obtenu :

L’expérience de Sébastien nous montre aussi qu’être entouré de pro (banquier, courtier) peut faire la différence pour optimiser son profil et qu’acheter sans apport est possible en 2025. À condition d’avoir un profil rassurant pour la banque et une stratégie qui montre que vous êtes sérieux.

Questions fréquentes

  • Parce que la baisse des taux et un marché du crédit plus dynamique ont permis aux banques d’assouplir leurs critères envers les projets sans apport, alors qu’elles y étaient réticentes, voire totalement fermées, il y a encore peu de temps.

  • Un apport d’environ 10 % du prix du bien est généralement réclamé, mais certains emprunteurs en ont mis davantage ces dernières années pour rassurer les banques face à la hausse des taux.

  • C’est un prêt qui couvre à la fois le prix du bien et les frais annexes, sans que l’emprunteur ait besoin d’apporter de fonds propres, à condition de présenter un dossier solide.

  • Oui : un jeune actif dont le revenu a de fortes chances d’augmenter dans le temps rassure les banques, car cela réduit le risque de défaut sur le long terme.

Charlotte Papin
Catherine Brezeky
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