Quel placement pour anticiper un achat immobilier ?


Catherine Brezeky
Hélène Sung
Écrit par relu par
Publié le 27 septembre 2018, mis à jour le 30 juin 2026 - 6 min de lecture
Une tirelire et un portefeuille

Le meilleur placement pour anticiper un achat immobilier dépend de votre horizon. À court terme (moins d’un an), privilégiez des placements 100 % garantis comme les livrets défiscalisés (livret A, LDDS). À moyen et long terme, vous pouvez faire travailler votre épargne en actions et en obligations, idéalement au sein d’une assurance-vie. Et si tout cela vous paraît technique, des robo-advisors comme Nalo proposent en quelques clics les placements adaptés à votre objectif.

Avoir un apport pour faire l’achat d’un bien immobilier peut être déterminant. Un bon apport vous permettra d’obtenir un crédit dans de meilleures conditions, ou tout simplement d’acquérir un logement plus onéreux.

Pour vous aider à constituer un apport, rien de tel qu’un bon placement. Mais attention, c’est votre horizon d’investissement, ou autrement dit, le temps que vous vous donnez pour devenir propriétaire qui va déterminer le placement le plus adapté à votre projet.

Par exemple, investir en actions d’entreprises offre les meilleures performances sur le long terme mais cela vous expose aussi à des variations à la baisse à court terme.

Voici un rapide tour d’horizon des bonnes pratiques. Et si vous êtes déjà perdu, sachez que les robo-advisors comme Nalo proposent, en quelques clics, les placements adéquats en fonction de vos objectifs.

Horizon

Placement adapté

Performance citée

Caractéristiques / contraintes

Moins d’un an

Livret A et LDDS (livrets défiscalisés)

Taux réglementé en vigueur

100 % garanti, ni impôt sur le revenu ni charges sociales ; plafonds de 22 950 € et 12 000 €

Moins d’un an, capital > 34 950 €

Compte à terme

Non précisé

Plus rémunérateur que les livrets bancaires fiscalisés, mais bloqué jusqu’au terme (généralement 6 à 12 mois)

Moins de 5 ans

Obligations d’entreprises

2 % à 5 %

Variations beaucoup moins fortes que les actions

Plus de 5 ans

Actions d’entreprises

5 % à 8 %

Meilleures performances mais variations à la baisse pouvant durer 1 à 2 ans

Quel placement selon votre horizon ?

À court terme, pas de miracle

Si vous comptez faire votre acquisition dans moins d’un an, il est déjà trop tard pour vraiment faire travailler votre épargne. Votre horizon interdit la moindre fluctuation de votre placement. Il vous faut donc du 100 % garanti. Dans ce cas, ce sont les livrets défiscalisés (livret A et livret développement durable et solidaire) qui seront les plus adaptés. En effet, les intérêts perçus sont de 1,5 % depuis le 1ᵉʳ février 2026 (source : service-public.fr) et les gains ne sont ni soumis à l’impôt sur le revenu, ni soumis aux charges sociales. Cela en fait les placements de court terme les plus efficaces. Seule contrainte, ils sont respectivement plafonnés à 22 950 € et 12 000 €.

Et si votre capital dépasse le plafond cumulé de ces deux produits d’épargne, soit 34 950 €, vous pourrez opter pour un compte à terme, qui a l’inconvénient d’être bloqué jusqu’au terme (qui est généralement de 6 à 12 mois) mais qui a l’avantage d’être plus rémunérateur que les livrets bancaires fiscalisés. À vous de bien calibrer le timing en fonction de votre projet d’acquisition.

À moyen et long terme : prenez le temps d’investir!

Actions et obligations d’entreprises pour la performance

Si vous vous donnez plus de temps pour devenir propriétaire, alors un placement peut vraiment devenir intéressant pour booster votre apport. Deux types d’investissements peuvent vous rendre ce service :

  • les actions, qui offrent une performance moyenne de 5 % à 8 %. Mais, avec des variations à la baisse qui peuvent durer une à deux années, elles sont à privilégier sur un horizon supérieur à 5 ans.
  • les obligations, qui offrent une performance moyenne de 2 % à 5 %. Les obligations sont des prêts aux entreprises et présentent des variations beaucoup moins fortes que les actions. Elles sont pertinentes pour un horizon de moins de 5 ans.

Il faut donc optimiser votre prise de risque et arbitrer entre actions et obligations, là encore, en fonction de votre horizon d’investissement. Puisque votre horizon se réduit au cours du temps, il faut veiller à sécuriser votre portefeuille progressivement, en réduisant les actions au profit des obligations.

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Main avec clé

L’assurance-vie pour la fiscalité

Investissez de préférence en actions et en obligations au sein d’une assurance-vie. Contrairement à ce que son nom peut laisser croire, l’assurance-vie est, d’une certaine manière, un compte dans lequel vous pouvez faire des investissements très diversifiés. L’assurance-vie a deux avantages majeurs : vous ne bloquez pas votre épargne et réduisez votre fiscalité. L’assurance-vie permet aussi d’investir dans un fonds à capital garanti, rémunéré en moyenne autour de 2,5 % par an (2,65 % en 2025, selon France Assureurs/ACPR), qui sécurise complètement votre placement les mois précédents votre achat. C’est donc pour de bonnes raisons que l’assurance-vie est le produit d’épargne préféré des Français !

Des Fintech pour tout faire à votre place

C’est un peu technique, on en convient. Heureusement des Fintech proposent de faire tout ça à votre place ! C’est par exemple le cas de Nalo. Concrètement, vous n’avez qu’à indiquer sur leur site que vous cherchez un placement dans l’objectif d’acquérir un logement, vous indiquez aussi votre horizon et quelques éléments concernant votre situation financière. Nalo se charge alors de faire les placements adéquats et une simulation permet d’estimer vos gains. C’est aussi le rôle de la Fintech que de choisir, parmi les multiples supports d’investissement disponibles, ceux qui sont les plus adaptés et les plus performants. Vous pouvez aussi choisir de mettre en place une sécurisation progressive de votre investissement au cours du temps. Tout cela, bien entendu, au sein d’une assurance-vie que vous ouvrez directement en ligne !

Et le PEL (Plan épargne Logement) ?

Le PEL (Plan Épargne Logement) a longtemps été le produit d’épargne privilégié pour anticiper un achat immobilier. Malheureusement, avec les changements réglementaires du début d’année 2018 et la réduction de son taux d’intérêt, le PEL n’est plus du tout avantageux. En effet, le PEL n’est plus défiscalisé et sa rémunération brute est de 1 % par an pour ceux ouverts entre le 1er août 2016 et le 31 décembre 2022, de 2 % pour ceux ouverts en 2023, de 2,25 % pour ceux ouverts en 2024, de 1,75 % pour ceux ouverts en 2025 et de 2 % pour ceux ouverts à partir du 1er janvier 2026 (source : service-public.gouv.fr). Après prélèvements sociaux et impôt sur le revenu, le taux net oscille entre 0,7 % et 1,58 % selon le millésime — un rendement proche ou légèrement inférieur au livret A (1,5 % depuis le 1ᵉʳ février 2026). Or, le PEL est contraignant dans la mesure où vous devez y verser 540 € chaque année, qu’il a une durée minimale de 4 ans, et une durée maximale de 10 ans. Bref, le PEL ne présente plus que des défauts.

Réforme du PEA, plan d’épargne en actions, évolution de l’assurance-vie, épargne retraite, nouveaux services proposés par les Fintechs… Pour suivre l’évolution des placements et de votre épargne, nous vous conseillons le blog Mylittlemoney. Animé par un journaliste économiste, ce blog indépendant est une mine d’informations pour gérer au mieux votre argent.

Questions fréquentes

  • À court terme (horizon inférieur à un an), les livrets défiscalisés sont les placements les plus adaptés : le livret A (plafonné à 22 950 €) et le LDDS (plafonné à 12 000 €). Leur taux réglementé est de 1,5 % depuis le 1er février 2026, entièrement exonéré d'impôt sur le revenu et de charges sociales. Si votre capital dépasse 34 950 €, un compte à terme — bloqué 6 à 12 mois mais plus rémunérateur que les livrets bancaires fiscalisés — peut compléter votre épargne.

  • Oui, l'assurance-vie est particulièrement adaptée à un projet immobilier à moyen ou long terme. Elle permet d'investir dans des supports diversifiés (actions, obligations, fonds euros) sans bloquer l'épargne, tout en bénéficiant d'une fiscalité réduite. À l'approche de l'achat, il est conseillé de basculer progressivement vers le fonds euros à capital garanti, rémunéré en moyenne autour de 2,5 % par an (2,65 % en 2025, selon France Assureurs/ACPR).

  • Les actions offrent une performance moyenne de 5 % à 8 %, mais exposent à des variations importantes à court terme : elles sont à privilégier sur un horizon supérieur à 5 ans. Les obligations — prêts aux entreprises — affichent une performance de 2 % à 5 % avec des fluctuations bien moins marquées, ce qui les rend pertinentes pour un horizon inférieur à 5 ans. Intégrées dans une assurance-vie, ces deux types de placements bénéficient en outre d'une fiscalité avantageuse.

  • Le PEL est aujourd'hui peu compétitif. Depuis 2018, il n'est plus défiscalisé : après prélèvements sociaux et impôt sur le revenu, son taux net oscille entre 0,7 % et 1,58 % selon le millésime — un rendement proche ou légèrement inférieur au livret A (1,5 % depuis le 1er février 2026). À cela s'ajoutent des contraintes importantes : versement annuel minimal de 540 €, durée minimale de 4 ans et durée maximale de 10 ans.

Catherine Brezeky
Hélène Sung
Écrit par relu par
Publié le 27 septembre 2018, mis à jour le 30 juin 2026 - 6 min de lecture