Quelles sont les clauses du compromis de vente ?


Catherine Brezeky
Hélène Sung
Écrit par relu par
Publié le , mis à jour le - 5 min de lecture
Mains signant les clauses d'un compromis de vente immobilier

Vous avez trouvé l’appartement de vos rêves et votre offre d’achat a été acceptée : place à la signature du compromis de vente, l’avant-contrat qui vous oblige, vous et le vendeur, à mener la vente jusqu’à son terme. Pour être valide, il doit comporter des clauses obligatoires : définition des parties et du bien, conditions de rétractation, délai de validité et montant du séquestre. S’y ajoutent d’éventuelles conditions suspensives et des annexes obligatoires, comme l’attestation de surface ou le diagnostic de performance énergétique.

Vous avez trouvé l’appartement de vos rêves, vous avez fait une offre d’achat au vendeur qui l’a acceptée.

Félicitations, il est presque à vous ! Le moment est venu pour vous de signer le compromis de vente, préparatoire de la signature de l'acte authentique.

S’il l’est, il vous engage définitivement, sauf si vous vous rétractez dans le délai légal accordé et si les clauses mises en place vous le permettent (comme par exemple dans le cas d'une clause de substitution).

Au cas où vous ou le vendeur refusez de signer l’acte définitif, l’autre pourrait légalement exiger le versement de dommages et intérêts.

C'est également le dernier document nécessaire à votre dossier de demande de prêt immobilier.

Les clauses obligatoires du compromis de vente

Le compromis de vente est un engagement qui a une valeur légale, et sa validité dépend du fait qu’il doit comporter un certain nombre de clauses obligatoires.

Les clauses obligatoires du compromis de vente sont :

  • La définition des parties : le vendeur et vous devez être clairement identifiés dans le contrat du compromis de vente, sans erreur.
  • La définition du bien : son emplacement, son usage, la répartition du prix des meubles et bien évidemment son prix.

En effet, le compromis de vente permet de fixer un accord sur le prix entre le vendeur et vous, il doit obligatoirement figurer dans le contrat.

  • Les conditions de rétractation : la loi accorde à l’acheteur un délai de rétractation de 10 jours à compter de la date du compromis.
  • Le délai de validité du contrat : c’est-à-dire le nombre de jours dont vous disposez entre la signature du compromis de vente et la signature de l’acte authentique pour lever toutes les conditions suspensives.

La plupart du temps, le délai de validité du compromis de vente est compris entre 3 et 4 mois.

  • Et enfin, le montant du séquestre : à l’occasion de la signature du compromis de vente, le vendeur, par prudence, réclame le plus souvent le versement d’un acompte sur le compte séquestre du notaire.

Le compte séquestre est le compte du notaire sur lequel le vendeur réclame un acompte à la signature du compromis de vente, généralement compris entre 5 et 10 % du prix du bien.

Il est généralement compris entre 5 et 10 % du prix du bien et sera imputé au montant global lors de la signature de l’acte. Le montant du séquestre doit être clairement mentionné dans le contrat.

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Les conditions suspensives dans le compromis de vente

Les clauses suspensives permettent à l’acheteur de rendre nul le compromis de vente si l’un des événements décrits dans le contrat survient dans le délai convenu entre la signature du compromis et la signature de l’acte authentique de vente.

Elles sont très importantes et peuvent, dans certaines situations, vous sauver littéralement la mise.

Quelles sont les différentes clauses suspensives ?

Les conditions suspensives que l’on retrouve quasiment dans tous les compromis de vente sont celles qui portent sur :

  • L’obtention d’un financement : si vous avez besoin d’un prêt immobilier pour financer votre achat alors cette clause doit obligatoirement apparaître dans l’avant-contrat en précisant le montant du prêt envisagé, la durée de remboursement du prêt envisagée, le taux d’intérêt maximum que vous êtes prêt à accepter et le délai dont vous disposez pour le trouver.
  • La vente d’un bien immobilier préalable : si vous souhaitez avoir vendu un bien immobilier avant d’en acheter un nouveau, vous pouvez insérer au contrat une clause conditionnant la vente à cette situation.

Vous devez y préciser les modalités dans lesquelles vous espérez vendre votre bien comme, par exemple, le prix ou le délai de vente.

  • L’absence de servitudes
  • L’absence de préemption (si un acteur public a la priorité pour l’achat du bien)
  • L’obtention d’une autorisation administrative comme, par exemple, la délivrance d’un permis de construire dans le cadre de l’achat d’un terrain.
  • L’obtention d’une autorisation du syndicat de copropriété si, à titre d’exemple, vous tenez à réaliser des travaux qui nécessitent l’accord du syndicat de copropriété.

Comment fonctionnent les clauses suspensives ?

Les clauses suspensives sont mises en place afin que l'acheteur et le vendeur respectent mutuellement leurs engagements au travers du compromis de vente. Contrairement à la clause résolutoire, la clause suspensive doit être menée jusqu'à son terme. Auquel cas, la vente ne se réalisera pas.

L’accompagnement d’un professionnel tel qu’un agent immobilier ou encore un notaire est fortement conseillée si vous souhaitez que les clauses suspensives soient adaptées, complètes et valides.

Les annexes au compromis de vente

Pour être valide, le compromis de vente doit comprendre un certain nombre de mentions obligatoires. Il doit également être accompagné de plusieurs annexes, elles aussi obligatoires. Ces documents annexes doivent être fournis par le vendeur.

Ils sont supposés vous aider à avoir une connaissance précise du bien et de son état afin que vous fassiez un choix éclairé. D’ailleurs, le délai de rétractation débute à partir du moment où vous avez tous ces documents en main.

Les annexes obligatoires sont :

Questions fréquentes

  • Le compromis de vente doit être accompagné de plusieurs annexes obligatoires, fournies par le vendeur : l’attestation de surface (loi Carrez), le Dossier de Diagnostic Technique (diagnostic de performance énergétique, risques naturels et technologiques, plomb et amiante), l’attestation de l’état des installations d’électricité et de gaz, et le certificat de conformité de l’assainissement non collectif.

  • Le délai de rétractation débute à partir du moment où l’acheteur a en main tous les documents annexes obligatoires du compromis de vente.

  • Si l’acheteur ou le vendeur refuse de signer l’acte authentique après le compromis, l’autre partie peut légalement exiger le versement de dommages et intérêts.

  • Les conditions suspensives les plus courantes portent sur l’obtention d’un financement, la vente préalable d’un bien immobilier, l’absence de servitudes, l’absence de préemption, l’obtention d’une autorisation administrative (comme un permis de construire) et l’obtention d’une autorisation du syndicat de copropriété.

  • Oui, l’accompagnement d’un agent immobilier ou d’un notaire est fortement conseillé pour que les conditions suspensives soient adaptées, complètes et valides.

Catherine Brezeky
Hélène Sung
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