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La hausse rapide des taux immobiliers, sans compter une lente mise à jour du taux d’usure, ont un impact important sur les ménages cette année. Nous avons déterminé qui était concerné par cette situation.
Mis en place pour protéger les emprunteurs, le taux d’usure et le taux d’endettement maximal à 35% peuvent freiner les projets d’achat immobilier, dans un contexte inflationniste qui pousse les taux immobiliers à la hausse.
Le mouvement de hausse inédit des taux des crédits immobiliers auquel s’ajoutent de fortes contraintes réglementaires prend en tenaille les emprunteurs, notamment les plus modestes, qui sont de plus en plus nombreux à être exclus du financement de leur projet immobilier.
Ainsi, selon nos calculs, 220 000 ménages sont exclus du marché cette année :
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Cette éviction est assez fortement inégalitaire : 30% des ménages ayant un revenu mensuel inférieur à 3 000€ sont concernés, contre 13% pour les ménages touchant plus de 5 000€ par mois.
Et au sein des 30% de ménages exclus parmi ceux ayant des revenus inférieurs à 3000€, près de 40% sont des primo-accédants, quand ils ne sont que 10% parmi les 13% d’exclus ayant des revenus supérieurs à 5000€.
Pour être plus précis, voici les profils qui pouvaient obtenir un crédit immobilier en 2021, mais ne le peuvent plus aujourd’hui.
Actualisé au 1er juillet 2022, le taux d’usure est légèrement remonté (2,57% sur 20 ans et plus) contre 2,40% le trimestre précédent. Cela veut-il dire que les emprunteurs pourront revenir sur le marché ?
La réalité est plus complexe : dans un contexte de remontée régulière des taux d’intérêts, l’éviction liée au taux d’usure est appelée à rester du même ordre de grandeur.
Dans le même temps, l’éviction liée au taux d’endettement ne ferait que croître : nous estimons que chaque dixième de points d’augmentation des taux désolvabilise environ 2,5% des dossiers en raison du dépassement du taux d’endettement maximum de 35%, soit 30 000 dossiers en rythme annuel.
Nous estimons que cette forte dégradation constitue aujourd’hui un problème économique et sociétal majeur. C’est pourquoi nous faisons 2 propositions très claires afin de faciliter l’accès à la propriété - et redonner à l’immobilier son rôle social.
Selon les calculs de Pretto, 220 000 ménages sont exclus du marché du crédit immobilier en 2022 : environ 60 000 dossiers dépassent le taux d’usure et 160 000 dépassent le taux d’endettement maximal de 35 %.
Actualisé au 1er juillet 2022, le taux d’usure s’élève à 2,57 % sur 20 ans et plus, contre 2,40 % le trimestre précédent.
Les ménages modestes sont les plus concernés : 30 % des ménages ayant un revenu mensuel inférieur à 3 000 € sont exclus, contre 13 % pour ceux touchant plus de 5 000 € par mois. Les primo-accédants sont également surreprésentés parmi les ménages modestes exclus, avec près de 40 %, contre 10 % chez les ménages aux revenus supérieurs à 5 000 €.
Le mouvement de hausse inédit des taux des crédits immobiliers, combiné à une mise à jour lente du taux d’usure, prend en tenaille les emprunteurs : les dossiers qui dépassent le taux d’usure ou le taux d’endettement maximal de 35 % ne sont plus finançables, alors qu’ils l’étaient encore en 2021.
Selon Pretto, l’éviction liée au taux d’usure est appelée à rester du même ordre de grandeur, tandis que l’éviction liée au taux d’endettement ne fait que croître : chaque dixième de point d’augmentation des taux désolvabilise environ 2,5 % des dossiers supplémentaires, soit environ 30 000 dossiers en rythme annuel.