Mamans solos : faire un emprunt immobilier seule c’est possible !
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Oui, il est tout à fait possible d’emprunter pour acheter un bien immobilier en tant que maman solo. Les banques étudient votre dossier comme celui de n’importe quel emprunteur : revenus, pension alimentaire, reste à vivre et taux d’endettement. Des prêts aidés comme le PTZ, le Prêt Accession Sociale ou le Prêt Action Logement peuvent renforcer votre dossier et faciliter l’accès à la propriété.
Peut-on emprunter quand on est maman solo ?
Le saviez-vous ? D’après les chiffres de l’INSEE, 85 % des familles monoparentales sont des mamans solos. Bonne nouvelle : être maman solo ne vous empêche pas de souscrire un prêt immobilier. Même si le chemin est plus long et fastidieux que l’emprunt avec un co-emprunteur, vous pouvez l’envisager.
Les banques vont d’ailleurs regarder votre dossier de la même manière que les autres profils emprunteurs. Votre capacité d’emprunt, vos revenus et vos découverts seront aussi analysés par les banques.
Vous devez toutefois rester vigilante sur certains points.
Votre reste à vivre est plus faible
On le sait tous, avoir des enfants à charge représente un « coût » (300 €/enfant en moyenne par mois). Un coût que la banque va prendre en compte dans votre reste à vivre et qui aura un impact sur votre taux d’endettement. Ne l’oubliez pas, plus votre reste à vivre est faible, plus votre capacité à emprunter sera réduite.
La pension alimentaire, un revenu complémentaire qui n’est pas toujours pris en compte
Et oui, la pension alimentaire est un revenu de plus à intégrer. Attention toutefois aux conditions qui l’encadrent : son montant peut varier selon ce qui a été négocié lors de la séparation. De plus, les banques ne la prennent pas toujours en compte. Elle sera intégrée aux revenus seulement si elle est versée sur un temps long (au moins 10 ans !) puisque le crédit immobilier dure en moyenne 20 à 25 ans.
Des prêts aidés pour vous aider dans votre projet immobilier !
En plus de la pension alimentaire et des allocations familiales, les prêts aidés sont un moyen supplémentaire d’accéder plus facilement à la propriété. Subventionnés par l’État, les prêts aidés peuvent être utilisés en complément de votre prêt initial ou comme un prêt à part entière, c’est le cas du Prêt Accession.
Voici quelques prêts aidés dont vous pouvez bénéficier en fonction de votre profil :
- Le Prêt à Taux Zéro pour les primo-accédants
Obtenir un PTZ nécessite que vous répondiez à certaines conditions. Par exemple, le PTZ ne s’applique que sur les résidences principales et est attribué aux personnes qui réalisent un premier achat immobilier.
- Le Prêt Accession Sociale pour les emprunteurs aux revenus modestes
Le Prêt Accession Sociale peut être attribué dans le cadre d’un achat de résidence principale. Il tient compte de vos revenus et du nombre de personnes qui composent votre foyer. L’avantage du PAS, c’est que vous bénéficiez de taux d’intérêts plafonnés !
- Le Prêt Action Logement pour les salariés des entreprises privées
Le Prêt Action Logement ou aussi Prêt 1 % Logement est un prêt aidé un peu particulier, car il ne concerne que les personnes salariées issues d’entreprises privées dont le nombre d’employés est supérieur à 10.
Quels sont les taux immobiliers actuels ?
Malgré le contexte actuel, il est toujours possible d’acheter, même en solo. Après plus d’un an de baisse continue, les taux immobiliers marquent une légère remontée.
Les banques restent toutefois dans une logique commerciale active, avec des grilles de taux toujours compétitives. Ce qui signifie, concrètement, que même avec un profil solo, il est tout à fait possible de décrocher un financement dans de bonnes conditions.
Voici les taux moyens observés en août 2026, selon les données Pretto :
- 3,33 % sur 15 ans,
- 3,44 % sur 20 ans,
- 3,52 % sur 25 ans.
Un environnement qui reste donc propice à l’achat immobilier, à condition de bien préparer son dossier.
Questions fréquentes
Oui. Les banques étudient votre dossier de la même façon que celui de n’importe quel emprunteur, en analysant vos revenus, vos charges et votre reste à vivre. Le parcours peut être plus long qu’avec un co-emprunteur, mais il est tout à fait envisageable.
Elle peut l’être, mais pas systématiquement. Les banques ne l’intègrent à vos revenus que si elle est versée sur une durée longue, au moins 10 ans, car un crédit immobilier dure en moyenne 20 à 25 ans.
Trois dispositifs principaux : le Prêt à Taux Zéro (PTZ) pour un premier achat de résidence principale, le Prêt Accession Sociale (PAS) pour les revenus modestes avec des taux d’intérêt plafonnés, et le Prêt Action Logement pour les salariés d’entreprises privées de plus de 10 employés.
Parce que le reste à vivre diminue avec un enfant à charge (environ 300 € par mois en moyenne), ce qui réduit d’autant le taux d’endettement accepté par la banque, et donc la capacité d’emprunt.
Selon l’INSEE, environ 85 % des familles monoparentales sont dirigées par une mère seule.