Fête de la musique et nuisances sonores : la note de trop ?


Photo de Charlotte Papin
Catherine Brezeky
Écrit par édité par
Publié le 21 juin 2023, mis à jour le 28 juillet 2026 - 5 min de lecture
Un casque audio

Oui, le bruit est un vrai critère de recherche immobilière : les Franciliens, très exposés à la pollution sonore, en tiennent de plus en plus compte, et un quart d’entre eux a déjà songé à déménager pour cette raison. Diagnostic acoustique, visites à plusieurs horaires, échanges avec le voisinage : Pretto vous aide à orchestrer votre recherche, même un soir de fête de la musique.

Pour l’occasion, chez Pretto, on s’est posé la question pour vous : est-ce que le bruit peut pousser au déménagement ? Une chose est sûre, les Franciliens, particulièrement exposés à la pollution sonore, prennent davantage en compte le bruit lorsqu’il est question de changer de logement. Et puisqu’un quart d’entre eux ont déjà songé à déménager en raison du bruit, Pretto vous guide pour orchestrer votre recherche immobilière.

Pourquoi l’environnement acoustique est-il un critère de recherche immobilière ?

Pour les citadins, notamment les Parisiens, bercés au rythme des klaxons, des transports en commun et des ruelles bordées de bars, le silence du confinement a pas mal chamboulé leur tolérance au bruit. D’après une étude menée par le CRÉDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) pour Bruitparif, 26 % se déclarent plus sensibles au bruit depuis la crise sanitaire.

Et pour cause, 4 personnes sur 10 déclarent avoir déjà ressenti les effets du bruit sur leur santé, notamment des problèmes d’audition, de fatigue, de tension et d’irritabilité. Par ailleurs, avec l’essor du télétravail, privilégier un espace de vie plutôt calme peut faire partie des motivations d’un déménagement. En effet, les nuisances sonores diurnes peuvent conduire à aller frapper chez son voisin et demander un peu plus de silence.

J’ai vécu 1 an dans le meilleur quartier, le meilleur appart. Seulement, au bout de quelques semaines, j’ai compris que j’avais une voisine soi-disant prof de chant, qui poussait la chansonnette à toute heure du jour comme de la nuit sur les vocalises de son adorable chien. Chien sur lequel elle hurlait en boucle pour lui dire de se taire. Avec le temps, une seule note de piano ou un petit aboiement me rendait dingue. Impossible de travailler. Je ne sais pas lequel des deux chantait le plus faux. Bref, j’étais finalement très contente de partir. Si j’avais su, j’aurais réfléchi à deux fois.” Henriette, 26 ans, habitante du 20ème arrondissement de Paris.

Pour autant, selon l’étude du CRÉDOC, les personnes qui travaillent depuis chez elles sont moins gênées par le bruit que celles qui exercent en présentiel. Une donnée qui nous parle directement : chez Pretto aussi, on télétravaille, entre deux simulations de prêt.

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Les critères d’évaluation du diagnostic acoustique

Parmi les différents diagnostics qui peuvent être conduits dans un logement, le diagnostic acoustique permet d’établir le niveau sonore de votre habitation : les bruits provenant de l’extérieur, de l’intérieur, les bruits entre les différents étages et les murs mitoyens et les bruits d’impact (pluie, grêle, pas sur le plancher, etc.)

Toujours d’après l’étude du CRÉDOC, moins d’un Francilien sur deux déclare résider dans un logement bénéficiant d’une isolation acoustique ou phonique renforcée. Une fois sur cinq, environ, cette isolation a bénéficié d’une aide financière.

Quels conseils suivre pour repérer les nuisances sonores avant d’acheter ?

Le diagnostic acoustique reste assez méconnu, alors si le propriétaire ne vous en présente pas, pas de panique. Voilà quelques conseils pour vous assurer de la bonne qualité de vie dans votre futur logement, notamment si vous souhaitez rester ou devenir un rat des villes.

  • Privilégier les logements côté cours

Souvent, une recherche d’appartement en ville est orientée vers un quartier, une rue, des commerces qui nous plaisent. Si vivre à proximité de ses lieux préférés fait partie de vos critères, le plus judicieux est de privilégier le côté cours.

  • Programmer plusieurs visites (si possible)

Pour se rendre compte de tous les bruits environnants et de la circulation, faites en sorte de pouvoir visiter le logement à différents moments de la journée et de la semaine. Certaines nuisances apparaissent une fois installés, alors le mieux est d’avoir un aperçu de la réalité de la copropriété et/ou du voisinage.

  • Vérifier l’état des prestations du sol au plafond

Dans les immeubles anciens, le parquet peut parfois faire beaucoup de bruit. Si votre sol craque, il est fort probable que celui de vos voisins aussi… Pour les fenêtres, y a-t-il un double vitrage, des stores, des volets ou des rideaux thermiques et phoniques ? Ouvrez les fenêtres et tendez l’oreille pour mesurer les différences sonores. Voici une checklist de visite qui devrait vous aider à ne rien oublier :

  • Explorer les environs

Qu’ils soient à première vue négatifs (une cour d’école, un bar bruyant, des terrasses) ou bien positifs (des petites impasses, une rue fleurie avec peu de passage, un espace vert), explorez l’environnement immédiat du logement. C’est en se promenant dans votre futur quartier, que vous allez pouvoir jauger le calme de ce dernier. En effet, selon l’étude du CRÉDOC, les désagréments liés au bruit sont moins subis lorsqu’un parc ou une petite ruelle se situent à moins de cinq minutes de chez soi. Cet espace peut servir de tiers-lieu hors du temps, ce qui permet de décompresser et de changer d’environnement pour ceux qui ont la chance d’en bénéficier.

  • Échanger avec le voisinage

C’est en discutant avec les habitants que vous aurez les informations les plus proches de votre future réalité : posez des questions sur le quartier, l’isolation, le voisinage (est-ce que l’un d’entre eux fête la musique toute l’année, par exemple).

Pour note, les tribunaux regorgent d’affaires de voisinage, résultat : il est de votre responsabilité d’effectuer les vérifications nécessaires en amont et de vous assurer au maximum de la tranquillité de votre futur environnement.

D’une pierre, deux coups en prenant l’initiative d’aller à la rencontre de votre voisinage vous pourrez par la même occasion vous projeter et peut-être même créer des liens !

Entre vie sociale et confort acoustique, il est possible d’accorder ses violons au rythme urbain, suffit juste d’un peu d’attention aux détails. Et pour une inspection aussi réglée que du papier à musique vous pouvez télécharger notre checklist pour vérifier l’essentiel lors d’une visite.

Questions fréquentes

  • Oui : les Franciliens, très exposés à la pollution sonore, en tiennent de plus en plus compte, et un quart d’entre eux a déjà songé à déménager pour cette raison.

  • C’est l’analyse qui établit le niveau sonore d’une habitation : bruits extérieurs, intérieurs, entre étages et bruits d’impact. Elle est réalisée par un acousticien à la demande du propriétaire et peut rassurer un futur acquéreur ou appuyer un argumentaire en cas de litige.

  • Non : même si un dernier étage limite les nuisances directes du voisinage, le bruit se propage aussi par le vent et les courants d’air. Selon une étude de Flatlooker, les étages élevés sont même plus bruyants que les étages bas à cause de la réverbération des sons sur les façades, et ce n’est qu’à partir du 5e étage que l’intensité sonore commence à baisser.

  • Plusieurs réflexes aident à évaluer le calme d’un logement : privilégier les appartements côté cour, visiter à différents moments de la journée et de la semaine, vérifier l’état du sol au plafond (parquet, double vitrage, volets), explorer les environs à pied et échanger avec le voisinage sur le quartier et l’isolation.

Charlotte Papin
Catherine Brezeky
Écrit par édité par
Publié le 21 juin 2023, mis à jour le 28 juillet 2026 - 5 min de lecture