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Ces villes de France aux noms improbables

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Alexandra
Mis à jour le 23 mai 2024
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Improbable… improbable… Face à ce terme, nous nous sommes demandé un moment si cela signifiait plutôt "drôle", "bizarre", "burlesque" ou "imprononçable" ? Et si finalement "improbable" était un vrai mélange des genres ? Si la commune de Moncuq fait certainement partie des villes les plus connues prêtant à (sou)rire, ce n’est pas un cas isolé. Asseyez-vous et laissez vos zygomatiques être charmés par quelques appellations rocambolesques. D’ailleurs, peut-être connaissez-vous certaines d’entre elles ?

D’où viennent les noms de villes ?

Depuis que l’homme se déplace, il nomme les lieux qu’il investit. Est-ce pour autant que nos villes ont gardé leurs noms d’origine ? Absolument pas ! Au temps de la Rome Antique, Paris s’appelait bien Lutèce (créée par les Parisii), Dax, Aquae Tarbellicae et Angers, Juliomagus. Preuve que les noms de villes ont bien évolué.

Cependant, selon leur histoire, leurs toponymies trouvent leur origine de façons bien différentes.

Une appellation peut ainsi faire référence à la particularité du paysage comme une montagne, un fleuve, une colline. Dans la Marne, Saint-Amand-sur-Fion est traversée par la rivière Fion, ça coule de source !

Les communes peuvent aussi prendre celle d’une personnalité locale (un saint, un chef gaulois…) ou celle d’un peuple. Comme Sallebœuf (Gironde) dont le suffixe "bœuf" serait issu du nom d’un dénommé Bovo, et "salle" désignerait un château en français ancien. Sallebœuf serait tout simplement "le château de Bovo".

Et puis viennent s’ajouter les langues parlées localement. Vous aurez certainement remarqué que dans certaines régions les noms de villes ont la même terminaison.

Le suffixe "-heim" en Alsace vient de l’allemand "Heim", signifiant "hameau" ou "foyer". En Occitanie, on retrouve des noms en "-ac" qui viendraient du terme gallo-romain "iacus", "le domaine de".

Et puis, il n’est pas rare de croiser des villages à la terminaison "-ange" en Moselle, issue du germanique "-ingen", traduisant un sentiment d’appartenance ("les gens de"), des "-ville", des "-argues" ou "-ergues" (du latin -anicis, le domaine) et des "-court" (du latin “cortis”, le corps de ferme).

À savoir

La France est le pays d’Europe qui compte le plus de communes. Et même si le nombre se réduit chaque année, ce sont 34 935 bourgades qui ont été officiellement comptabilisées au 1er janvier 2024 (soit 10 de moins que l’année précédente). Pour la petite histoire, on en dénombrait plus de 38 000 dans les années 1960, un chiffre qui laisse la possibilité d’imaginer une multitude de noms…

Y’a de l’humour dans le jumelage !

Elles l’ont bien compris, seules, elles feraient moins rire, alors elles se sont associées avec d’autres communes parfois presque voisines, parfois dans un autre pays.

L’ancien maire de Carlat (Cantal) avait de l’humour. Lors d’un conseil municipal, il a annoncé vouloir jumeler sa ville avec une autre, Bruni. Problème : il découvre plusieurs villes du même nom, mais c’est tout naturellement à la Bruni d’Italie qu’il a proposé l’alliance, clin d’œil au pays d’origine de l’ex-première dame. Depuis 2010, la ville arbore fièrement un panneau annonçant son jumelage !

Les Picheneilles peuvent sourire ! Les Avriloises et les Avrilois aussi. Jumelées depuis 45 ans, leurs villes, respectivement situées en Haute-Marne et en Meurthe-et-Moselle, ont signé "un pacte d’amitié". C’est ainsi que le jumelage entre Poissons et Avril a vu le jour le… 1er avril 1979. Comment aurait-il pu en être autrement ?

Drôles de communes ou communes drôles ?

Celles aux noms imprononçables…

Enfin, imprononçables pour celles et ceux qui les jugent comme tel ! Si vous habitez le Nord-Est, il y a de fortes chances pour que la prononciation de certains noms résonne naturellement dans vos cordes vocales. Car, vous l’aurez compris, c’est dans ce coin de France que se situent la majorité des looooongs noms de villes et villages. Pourquoi ? Simplement parce que leur signification est d’origine allemande. Hormis peut-être un…

Saint-Rémy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (respirez !) est situé dans la Marne. Vous vous demandez peut-être ce qui vaut à cette ville de posséder 45 lettres et signes typographiques ? Tout simplement la fusion de trois villes nommées - roulements de tambour…- Saint-Remy-en-Bouzemont, Saint-Genest et Isson. Quelque chose nous dit que remplir un quelconque formulaire ne doit pas être aisé. Les Bouzemontois, vous confirmez ?

Attention, ce qui suit doit-être lu SANS SAUTER UN SEUL MOT !

Quelque part dans le Bas-Rhin, vivent les Niederschaeffolsheimoises et les Niederschaeffolsheimois, les Breuschwickersheimoises et les Breuschwickersheimois et enfin les Dossenbergeois et les Dossenbergeoises. Ils habitent respectivement Niederschaeffolsheim, Breuschwickersheim et Dossenheim Kochersberg. Avez-vous réussi à lire sans sourciller ?

Pour vous donner un exemple, la ville de Breuschwickersheim explique ainsi l’origine du nom de sa ville : "Breusch"se réfère à la Bruche, un cours d’eau coulant à proximité, "Wickers" est le nom de famille d’un ancien occupant du château et "Heim" signifie "maison" dans le dialecte alsacien.

Il faut quand même relativiser, on est loin de l’imprononçable Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch, commune du Pays de Galles (promis, on n’a pas laissé notre coude appuyé sur le clavier) !

…et l’inverse !

Aux antipodes, les noms de villes les plus courts sont tout aussi surprenants, bien que plus faciles à lire, vous en conviendrez !

Y (à prononcer "i"), commune de la Somme, est celle qui possède la dénomination la plus courte de l’Hexagone. Elle tiendrait son nom d’un seigneur du Moyen-Âge nommé… Y. D’après vous, comment s’appellent les habitants ? Les Ypsiloniennes et les Ypsiloniens, tout aussi originaux !

En Haute-Garonne, un petit village implanté à 1 000 mètres d’altitude se nomme, ô stupeur,  ! Il doit, a priori, son (tout) petit nom à une forme locale d’aragonais ou de gascon, "iu" ou "èu" traduisible en "lac de montagne" (c’est la ville d’Oô qui le dit). Et comme un lac proche du village portait déjà ce nom, c’est tout naturellement que les habitants ont baptisé leur fief Oô et sont, de fait, devenus des Onésiennes et des Onésiens.

Jusqu’en 2016, Aÿ, dans la Marne, faisait partie de la team. Or, la création d’une nouvelle commune fusionnant trois villes a donné Aÿ-Champagne. Aïe, dommage, on aimait bien !

À savoir

Courts ou longs, ces noms de villes rencontrent parfois bien des problèmes : formulaires au nombre de cases trop peu nombreuses ou renvois de courriers au prétexte que le nom de la ville est mal orthographié ou qu’il manque des lettres. Il arrive même que les courriers se perdent.

Celles qui donnent envie de fuir

C’est une boutade, évidemment ! Les villes de Vatan dans l’Indre et d’Oust dans l’Ariège ne sont certes pas inhospitalières. Les Vatanais doivent le nom de leur commune à la contraction de "vaste" et "d’étang", un surnom qui évoquerait l’humidité récurrente ou les premières maisons de la ville réalisées sur pilotis.

Quant à Oust, la toponymie reste assez mystérieuse.

Les habitants de Le Cercueil (Orne), de La Tombe (Seine-et-Marne), de La Morte (Isère) et de l’ancienne ville d’Hébécrevon, sont eux bel et bien en vie.

Cimetière Hébécrevon
Oui oui, le cimetière existe bien à Hébécrevon !©Ouest France

Les Cercueillaises et les Cercueillais marchent chaque jour sur les traces des Romains et des Gaulois puisque les prémices de leur village remontent à cette période. Le nom viendrait d’une bataille entre les deux peuples qui aurait fait plus de 5 000 morts. Appelé Sarcophagus dans un premier temps, Le Cercueil est le nom actuel que les habitants n’ont jamais souhaité changer.

La Tombe n’abrite pas de morts vivants, c’est promis ! Le nom serait issu du latin "tumba" signifiant "butte". Quant à La Morte, la toponymie reste mal connue. On sait néanmoins que les Mortillonnes et les Mortillons sont fiers de leur ville, élue "Capitale de la joie" en 2014.

Sortez les mouchoirs, Hébécrevon n’est plus… Les Hébécrevonnais font partie du village de Théreval depuis 2016, mais le nom de leur bourgade reste néanmoins dans les annales ! Son origine est expliquée de différentes façons, la certitude réside dans le fait que le prénom Hébert forme sa première partie. La suite demeure hypothétique…

À noter

Dans le même genre, on peut visiter Angoisse en Dordogne avec quiétude, mettre un pied à La Tronche (Isère) avec le sourire, traverser Pleure (Jura) en s’esclaffant ou Bourré dans le Cher en restant sobre.

Celles aux noms inattendus

Qui connaît Arnac-la-Poste ? Plutôt incongru comme nom de village. Le préfixe "ar" qui désigne un rocher ou un lieu élevé en celtique a beaucoup été utilisé dans la région et comptait alors une belle poignée d’Arnac. Les Arnacoises et les Arnacois étant détenteurs d’un relais de poste dans le village, c’est tout naturellement que "La Poste" lui a été adjoint au début du XVIIIe siècle.

Point de site naturiste à Corps-Nuds dans l’Ille-et-Villaine, mais un nom insolite parfaitement assumé ! Selon les deux explications les plus probables, il viendrait du celtique "corn" signifiant "sommet", ou du nom d’un peuple Gaulois, les Carnutes, dont la ville aurait été le territoire, désormais aux mains des Cornusiennes et Cornusiens.

Dans le Jura, une petite commune nommée Longcochon fait aussi parler d’elle ! Jadis appelé Longcouchant, le nom a évolué, certainement en raison de celui du canal d'irrigation traversant le village, "Le Cochon". Quelque chose nous dit qu’il fait bon y faire la fête, notamment quand il s’agit de participer aux rencontres qui unissent les communes aux noms burlesques. Et ce ne sont pas les Couchetardes et les Couchetards, résidents du village, qui nous contrediront, n’est-ce pas ?

À savoir

L’association des communes aux noms burlesques, pittoresques et chantants a été créée en 2005 et est régie par la loi 1901. Leur but ? "Profiter de son nom pour se faire un nom" et se regrouper gaiement chaque année dans un des villages pour un "Tour de France de la bonne humeur".

Parmi la quarantaine de communes adhérentes, on compte Andouillé (Mayenne), Bouzillé (Maine et Loire), Cocumont (Lot et Garonne), La Bénisson-Dieu (Loire), Messein (Meurthe et Moselle), Poil (Nièvre), Saint-Pompon (Dordogne), Trécon (Marne) et Vinsobres (Drôme).

De quoi passer de Folles (Haute Vienne) minutes tous ensemble… Allez, Bizous (Hautes-Pyrénées) !

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