Combien emprunter sur 15, 20, 25 ans en juillet 2026 ?

15 ans
3,10 %
20 ans
3,15 %
25 ans
3,30 %
Avec un revenu net annuel entre
Pour un bien situé en

Mis à jour le 7 juillet 2026

Taux du marché observés par Pretto.

Après la hausse des taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE) en juin, on craignait un nouveau tour de vis sur le crédit immobilier. Mais, finalement, le marché, qui s’y était vraisemblablement préparé, résiste plutôt bien. En juillet, les taux évoluent très légèrement à la baisse et les banques continuent de financer activement les projets. 

Un contexte plus stable que prévu 

Le 11 juin dernier, lors de sa réunion de politique monétaire, la Banque centrale européenne a annoncé une hausse de 0,25 point de ses taux directeurs (taux auquel les banques peuvent emprunter de l’argent auprès de la BCE pour une durée courte), une première depuis 2023. Avec cette, la BCE cherche à contenir le retour de l’inflation en Europe, dans un contexte toujours marqué par les tensions géopolitiques et les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient. 

En théorie, une hausse des taux directeurs peut répercuter progressivement sur les taux immobiliers, généralement en quelques semaines. En effet, lorsque les banques doivent payer plus cher pour se financer, elles peuvent répercuter une partie de cette hausse sur les crédits accordés aux particuliers. Mais cette fois, le mouvement semble avoir été largement anticipé par les marchés financiers. La preuve, l’OAT 10 ans (obligations assimilables du Trésor), un indicateur suivi par les banques pour fixer leur taux de crédit, évoluait ainsi autour de 3,64 % au 24 juin, un niveau proche de celui observé fin mai.

La hausse des taux de la BCE constitue évidemment un signal de vigilance pour le marché du crédit. Mais à ce stade, les banques ne réagissent pas de manière brutale.  Nous nous attendons davantage à des ajustements progressifs qu'à une remontée généralisée des taux immobiliers.

Pierre Chapon, CEO et co-fondateur de Pretto.

Cette relative stabilité a également été soutenue par un contexte géopolitique un peu moins tendu. Après des semaines de fortes tensions, dans la nuit du 14 au 15 juin, l’annonce d’un accord de principe entre les États-Unis et l’Iran a contribué à rassurer les investisseurs et à calmer les marchés.

Selon les données de Pretto, les taux moyens observés en juillet 2026 sont de :

T1 2026

T2 2026

Taux juillet 2026

15 ans

3,11%

3,11 %

3,31 %

20 ans

3,20%

3,27 %

3,38 %

25 ans

3,28%

3,32 %

3,41 %

Taux moyens en juillet 2026

Sur 15 ans : une légère détente

Sur 15 ans, le taux moyen observé en juillet est de 3,31 %, contre 3,34 % en juin. 

Le taux proposé par les banques varie notamment selon le niveau de revenus de l’emprunteur : plus le profil est solide, plus les conditions peuvent être avantageuses. 

Revenus annuels du foyer 

Taux moyen indicatif

Moins de 40 000 € 

3,50%

Entre 40 000 et 80 000 € 

3,30%

Entre 80 000 et 120 000 € 

3,30%

Plus de 120 000 € 

3,15%

Taux sur 15 ans

Sur 20 ans : la durée de référence reste stable 

En juillet, sur 20 ans, le taux moyen tous profils est de 3,38 %, contre 3,39 % en juin.

Revenus annuels du foyer 

Taux moyen indicatif

Moins de 40 000 € 

3,58%

Entre 40 000 et 80 000 € 

3,45%

Entre 80 000 et 120 000 € 

3,35%

Plus de 120 000 € 

3,15%

Taux sur 20 ans

Sur 25 ans : une légère baisse qui soutient les projets d’achat 

Sur 25 ans, le taux moyen atteint 3,41 % en juillet, contre 3,44 % en juin. Là encore, l’évolution reste modérée, mais elle va dans le bon sens pour les emprunteurs.

Revenus annuels du foyer 

Taux moyen indicatif

Moins de 40 000 € 

3,59%

Entre 40 000 et 80 000 € 

3,50%

Entre 80 000 et 120 000 € 

3,40%

Plus de 120 000 € 

3,15%

Taux sur 25 ans

Combien emprunter selon la durée en juillet 2026 avec 5000€ de revenus ?

Durée du prêt

Taux moyen (40-80k€)

Mensualité

Capacité d’emprunt

15 ans

3,30 %

1 750 €

248 191 €

20 ans

3,45 %

1 750 €

303 086 €

25 ans

3,50 %

1 750 €

349 564 €

Questions fréquentes sur les taux

  • Chaque banque applique sa propre stratégie commerciale. Certaines cherchent à conquérir de nouveaux clients, tandis que d’autres privilégient leurs marges ou certains profils d’emprunteurs. À dossier équivalent, les écarts peuvent représenter plusieurs milliers d’euros sur toute la durée du crédit. 

  • Une hausse progressive reste possible si l’inflation repart ou si des événements géopolitiques surviennent.  Mais à ce stade, le scénario le plus probable reste celui d’ajustements limités, variables selon les banques, les durées et les profils, plutôt qu’une remontée généralisée des taux. 

  • La durée du prêt joue directement sur la capacité d’emprunt. Plus le crédit est long, plus les mensualités sont étalées dans le temps, ce qui permet d’emprunter un montant plus élevé à mensualité identique. 

    En contrepartie, le coût total du crédit augmente, car les intérêts sont payés plus longtemps. 

  • Les banques n'appliquent pas les mêmes barèmes partout en France. En juillet 2026, avec 3,10% sur 25 ans, l'Île-de-France affiche par exemple les taux les plus attractifs, tandis que certaines régions présentent des taux supérieurs de près de 0,40 point. Ces écarts s'expliquent par les stratégies commerciales des banques et l'intensité de la concurrence locale.

Ingrid Servaes
Photo de Aurore Fontaine
Pierre Chapon
Écrit par édité par relu par
Publié le 7 juillet 2026, mis à jour le 7 juillet 2026 - 3 min de lecture