Quels sont les changements du PTZ en 2026 ?

Ouverture aux acquéreurs successifs en Bail Réel Solidaire (BRS), relèvement des plafonds de coût d'opération (de 79 000 € à 99 000 €) et possible revalorisation des plafonds de ressources… Sur le papier, le projet de loi de finances 2026 dessinait un Prêt à Taux Zéro plus accessible.
Mais entre amendements adoptés, arbitrages de dernière minute et budget voté au 49.3, le cadre définitif du PTZ 2026 reste flou. Tour d’horizon de ce qui pourrait bientôt changer.
Infos clés
Le budget 2026 devrait être adopté via l’article 49.3 de la Constitution.
Plusieurs amendements adoptés à l’automne 2025, ont modifié les évolutions initialement prévues pour le PTZ, mais leur maintien dans la version finale reste à confirmer.
Ouverture au BRS et relèvement des plafonds sont des pistes prometteuses, encore soumises aux arbitrages budgétaires.
Un budget finalement adopté au 49.3
Dans ce budget 2026, plusieurs mesures visent directement les futurs propriétaires, notamment le Prêt à Taux Zéro qui vise à soutenir l’accession à la propriété.
Entre retraits à la demande du gouvernement, arbitrages de dernière minute et décrets d’application à venir, plusieurs mesures restent encore en suspens. Si elles sont bien conservées dans la version finale de la loi de finances, les nouvelles règles s’appliqueront aux offres de prêt émises à compter du 1er janvier 2026. En attendant, la prudence reste de mise.
PTZ et Bail Réel Solidaire : une ouverture très attendue…
Les reventes étaient donc plus compliquées, situation qui engendrait, selon certains députés, un risque de blocage du marché du BRS, pourtant central dans la politique du logement abordable.
garantir une égalité de traitement entre bénéficiaires,
fluidifier le marché du BRS en facilitant les reventes,
renforcer la pérennité économique des Organismes de foncier solidaire,
et élargir l’accès durable à la propriété pour les ménages modestes.
Des montants d’opération enfin plus élevés
Concrètement, cet amendement prévoit de modifier les montants de référence utilisés pour calculer le prêt à taux zéro :
| Type de plafond | Actuel | Prévu (budget 2026) | Évolution |
|---|---|---|---|
| Montant minimum | 79 000 € | 99 000 € | +25 % |
| Montant maximal | 156 000 € | 195 000 € | +25 % |
Exemple
Pour un achat de 250 000 € en zone B1 (couple sans enfant) :
avec l’ancien plafond (79 000 €), le PTZ atteignait 15 800 € et le crédit bancaire portait sur 234 200 € ;
avec le nouveau plafond (99 000 €), le PTZ pourrait monter à 19 800 € et le prêt classique serait ramené à 230 200 €.
Soit 4 000 € de crédit bancaire en moins à emprunter et environ 700 € d’intérêts économisés sur 20 ans (sur la base d’un taux à 3,5 %).
L’objectif est d’adapter le PTZ aux prix actuels du marché, notamment pour les logements neufs ou situés dans des zones tendues. En pratique, cela permettrait au PTZ de financer une part plus importante du projet, et donc de réduire le montant du crédit classique… et les intérêts payés.
Une éventuelle revalorisation des Plafonds de Ressources
Parmi les pistes étudiées dans le cadre du budget 2026 figurait une éventuelle revalorisation des plafonds de revenus, avec pour objectif d’élargir l’accès aux ménages modestes et intermédiaires.
Pour rappel, l’accès au PTZ dépend de trois critères :
de la zone dans laquelle se situe le logement,
du nombre de personnes destinées à l’occuper,
et du revenu fiscal de référence N-2 des futurs occupants.
Autour du PTZ, les intentions sont claires : élargir le dispositif et mieux l’adapter au marché. Mais entre décisions budgétaires et décrets encore attendus, le cadre définitif pour 2026 demeure incertain. À ce stade, une seule certitude : le PTZ est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027. Alors avant de lancer votre projet, mieux vaut s’appuyer sur les règles en vigueur et suivre de près les prochaines décisions.
Questions fréquentes sur le PTZ
Le PTZ est-il toujours réservé aux primo-accédants en 2026 ?
Le PTZ peut-il financer la totalité de mon achat ?
Non. Le PTZ est un prêt complémentaire : il ne peut jamais financer seul un achat immobilier. Il vient obligatoirement en appui d’un prêt principal (prêt bancaire classique, prêt accession sociale, etc.).

