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La signature de l’acte de vente est l’ultime étape d’une transaction immobilière : les deux parties se retrouvent devant le notaire, qui lit l’acte dans son intégralité avant que chacun le signe, ce qui entraîne aussitôt le transfert de propriété. Très réglementée, elle doit s’effectuer obligatoirement devant un notaire et respecter un cadre légal strict. Vous vous demandez sûrement comment se passe concrètement la signature chez le notaire : qui doit signer ? Peut-on repousser l’acte de vente ? Pretto répond à toutes vos questions.
La signature de l’acte de vente a lieu au minimum trois mois après l’avant-contrat (compromis ou promesse de vente) ou deux mois après, si l’acheteur n’a pas recours à un emprunt bancaire. Elle peut également être plus éloignée en cas d’accord entre l’acheteur et le vendeur. La date de la signature est précisée dans l’avant-contrat et dépend de sa forme :
Le jour de la signature de l’acte de vente, les deux parties, acheteur et vendeur, doivent être présentes pour le ratifier. Dans le cas d’une vente en indivision (conjoints, fratries) tous les membres concernés doivent être présents et signer l’acte de vente. Il est également possible de se faire représenter par procuration.
Depuis le décret n° 2020-1422 du 20 novembre 2020, pérennisé selon le ministère de la Justice, la procuration notariée peut être établie à distance, par visioconférence et signature électronique qualifiée. Ce dispositif concerne la procuration donnée à un mandataire : il ne s’applique pas à la signature de l’acte elle-même, que les parties présentes doivent toujours effectuer en personne chez le notaire.
La signature d’un acte de vente est un acte authentique notarié et doit donc être réalisée dans une étude de notaire. Généralement, c’est le notaire du vendeur qui est choisi. Il est possible de confier l’acte de vente notarié dans deux études différentes (celle de l’acheteur et celle du vendeur) sans frais supplémentaires : les deux études se partagent alors leur rémunération.
En règle générale, si l’une des deux parties refuse de repousser l’acte de vente, celui-ci ne peut être retardé. Il faut donc un accord à l’amiable pour pouvoir le repousser et le notaire peut être un facilitateur. Du fait du délai entre l’avant contrat et la signature de l’acte de vente, les deux parties ont tout intérêt à trouver un arrangement. Seul le notaire peut repousser l’acte de vente sans l’accord des deux parties et pour des raisons administratives.
Au préalable de la signature, le notaire transmet aux deux parties l’acte de vente afin qu’elles en prennent connaissance. Si des questions restent, le notaire a un rôle de conseil et se doit de répondre à toutes les interrogations posées par les signataires.
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Le jour J, les acheteurs et les vendeurs se retrouvent devant le notaire qui lit l’intégralité de l’acte de vente et l’ensemble des documents contractuels. Chacun doit parapher chaque page. Dans l’acte de vente figure notamment selon le code civil :
Lorsqu'il est établi sur support papier, le texte doit être indélébile et la qualité du papier doit offrir toute garantie de conservation.
À la signature de l’acte de vente, le montant de vente a été préalablement provisionné par le notaire qui procède au déblocage des fonds. L’intégralité des frais de notaire (rémunération, débours, frais annexes, et droits dus au Trésor Public) sont à la charge de l’acheteur, comme les frais d’agence immobilière. Vous êtes tenu de payer le prix d’acquisition et les frais annexes le jour de la signature. Au moment de la signature de l’acte de vente, le notaire est certain que toutes les sommes sont payées le jour J.
Sans contestation de la part des deux parties, les parties prenantes et le notaire signent l’acte de vente. Le notaire procède au changement officiel de propriété qui entraîne la jouissance immédiate du bien. Il est possible, en cas d’accord entre le vendeur et l’acheteur, que la remise des clés se fasse à une date ultérieure.
Une fois les conditions suspensives réalisées, la vente est parfaite et les deux parties ont l’obligation de signer l’acte authentique. Refuser de signer constitue une faute.
Dans la pratique, le compromis prévoit souvent une clause pénale, un montant forfaitaire dû en dédommagement pour sanctionner ce refus. Un juge peut moduler ce montant s’il l’estime manifestement excessif ou dérisoire. Une date limite de signature est généralement fixée dans l’avant-contrat, mais la dépasser n’entraîne la caducité de la vente que si cela est expressément prévu. Les conséquences d’un refus diffèrent ensuite selon la nature de l’avant-contrat.
Le plus souvent, si l’une des parties refuse de régulariser la vente définitive, l’autre peut la mettre en demeure de signer sous huit jours puis, passé ce délai, demander au tribunal judiciaire de prononcer la vente forcée du bien ou la résolution judiciaire du contrat, ainsi que le versement de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi. Une résolution amiable reste toujours possible.
Si l’acheteur choisit de ne pas lever l’option, ce qui est son droit, il perd généralement l’indemnité d’immobilisation versée à la signature de la promesse, en pratique entre 5 et 10 % du prix total. S’il a levé l’option mais refuse ensuite de signer l’acte authentique, il commet une faute puisque la vente est alors devenue parfaite : le vendeur peut le mettre en demeure de signer, puis saisir le tribunal judiciaire pour demander la vente forcée ou la résolution judiciaire, et des dommages et intérêts.
Si le vendeur révoque la promesse avant l’expiration du délai d’option, cela n’empêche pas la vente de se former depuis le 1er octobre 2016 (article 1124 du Code civil) : l’acheteur peut lever l’option et demander l’exécution forcée du contrat, ou sa résolution assortie de dommages et intérêts. Si le vendeur refuse de signer une fois l’option levée, l’acheteur peut, là aussi, demander en justice la vente forcée, la résolution ou des dommages et intérêts.
Ces règles sont détaillées par les Notaires de France dans leur fiche consacrée à l’avant-contrat et à l’acte authentique.
En cas de vente en indivision, par exemple entre conjoints ou frères et sœurs, tous les membres concernés doivent être présents et signer l’acte de vente.
Oui : il est possible de confier l’acte de vente notarié à deux études différentes, celle de l’acheteur et celle du vendeur, sans frais supplémentaires. Les deux études se partagent alors leur rémunération.
Selon le code civil, l’acte de vente doit notamment mentionner les noms et domiciles des signataires, la date et le lieu de signature, le prix en chiffres et en lettres ainsi que les modalités de paiement, et les mentions nécessaires à la liquidation des impôts et taxes.
La signature entraîne en principe la jouissance immédiate du bien, mais la remise des clés peut être repoussée à une date ultérieure si l’acheteur et le vendeur sont d’accord.