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Bien immobilier

Top 3 des flops immobiliers de Donald Trump

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Nelly Deflisque
Mis à jour le 12 janvier 2026
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Donald Trump a bâti son empire sur l’idée qu’il était un as de l’immobilier, multipliant les bons coups avec des acquisitions de gratte-ciel, de casinos, de palais... Pourtant, derrière le storytelling soigneusement entretenu, le président américain compte aussi son lot de revers spectaculaires. Faillites en cascade, projets pharaoniques jamais concrétisés… Retour sur ses trois flops immobiliers !

Infos clés

  • À Manhattan, les appartements situés dans les tours Trump ont vu leurs prix chuter de plus de 50 % entre 2016 et 2020, alors que le reste du marché new-yorkais reculait beaucoup moins.

  • Le fiasco d’Atlantic City : les casinos Trump ont enchaîné les faillites, laissant derrière eux des dettes colossales et la suppression de 3 000 emplois après la fermeture du Trump Taj Mahal en 2016.

  • Entre projets grandioses jamais concrétisés et endettement personnel estimé à plusieurs centaines de millions de dollars, la réussite immobilière de Donald Trump est sérieusement mise à mal par les faits.

1. Les tours Trump à New York : quand le nom fait chuter les prix

Premier building de Donal Trump à New York. Source : Trump.Com
Premier building de Donal Trump à New York. Source : Trump.Com

Ironique, vous avez dit ironique ? À Manhattan, les luxueux immeubles estampillés « Trump » ont vu leurs prix s’effondrer de plus de 50 % entre 2016 et 2020, selon une étude de la société spécialisée UrbanDigs, relayée par New York Magazine. Sans surprise, cette chute débute juste après l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, en novembre 2016, et se poursuit tout au long de son premier mandat, entamé officiellement le 20 janvier 2017.

Aux États-Unis, les prix sont exprimés en pieds carrés (l’équivalent d’environ 0,09 m²). Concrètement, le prix moyen est passé d’environ 2 759 € par pied carré en 2016 à 1 335 € en 2020, soit une baisse vertigineuse. Rapporté à une unité plus familière pour nous autres Français, cela correspond à un passage d’environ 30 000 € à 14 400 € le mètre carré.

Dans le même temps, l’ensemble du marché immobilier de Manhattan ne reculait que de 9 %...

En somme, acheter dans une tour Trump est devenu nettement moins rentable que d’investir ailleurs à New York ! En cause ? La politisation du nom Trump. « À New York, avoir le nom de Trump sur un bâtiment lui fait perdre de la valeur », résumait l’avocat immobilier Adam Leitman Bailey dans une interview à Bloomberg. Aussi, des copropriétaires ont engagé des démarches pour faire disparaître le patronyme Trump de leurs façades, une situation inimaginable quelques années plus tôt.

2. Atlantic City : le naufrage des casinos Trump

Source : Ron Galella Collection/Getty Images
Source : Ron Galella Collection/Getty Images

S’il y a bien un terrain où Donald Trump s’est (encore) lourdement trompé, c’est celui des casinos d’Atlantic City, dans le New Jersey. Pendant près de trente ans, il y a pourtant régné en figure incontournable du jeu, possédant jusqu’à quatre établissements et incarnant le visage flamboyant d’une ville en quête de prestige. Le plus emblématique d’entre eux ? Le Trump Taj Mahal.

Mais le bilan fait mal, très mal : le Taj Mahal a déposé le bilan à plusieurs reprises avant de fermer définitivement en 2016, tandis que la filiale Trump Entertainment Resorts a été placée sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites à trois reprises, notamment en 2004, 2009 et 2014, plombée par des dettes massives. En 2009, l’endettement du groupe atteignait même (accrochez-vous) : 1,74 milliard de dollars !

Ce naufrage a fatalement impacté de nombreuses vies : la fermeture du Taj Mahal a entraîné la suppression de 3 000 emplois dans une ville déjà fragilisée économiquement. En février 2021, la démolition du Trump Plaza, inoccupé depuis 2014 et laissé à l’abandon, a matérialisé ce déclin : un bâtiment autrefois fréquenté par des célébrités réduit à un amas de gravats.

À Atlantic City, aujourd’hui en grande difficulté financière, de nombreux habitants reprochent encore à Donald Trump d’avoir quitté la ville sans assumer les conséquences de ses échecs, après y avoir apposé son nom partout…

3. Les projets grandioses… jamais sortis de terre

Donald Trump adore les projets spectaculaires. Mais certains sont restés à l’état de promesses. Parmi les plus emblématiques ? Son envie de reconstruire à l’identique les tours du World Trade Center ou encore la transformation du Palais du Parlement de Bucarest en gigantesque casino. Des annonces tonitruantes, largement médiatisées, mais finalement abandonnées.

Ces projets avortés illustrent une constante dans la carrière du milliardaire : une capacité redoutable à faire parler de lui, certes, mais une exécution souvent fragilisée par des montages financiers complexes et un endettement massif. Une enquête du New York Times, publiée en septembre 2020, a ainsi révélé que les dettes personnelles de Donald Trump atteignaient environ 650 millions de dollars, bien au-delà de ce qu’il avait déclaré publiquement lors de sa campagne présidentielle.

Si Donald Trump reste un personnage central de l’immobilier américain, ces flops rappellent une réalité moins dorée : derrière les tours clinquantes et le storytelling du « self-made man », son empire immobilier est bien plus vulnérable qu’il n’y paraît. Et parfois, son propre nom s’est révélé être son pire actif.