Top 3 des flops immobiliers de Donald Trump

Donald Trump a bâti son empire sur l’idée qu’il était un as de l’immobilier, multipliant les acquisitions de gratte-ciel, de casinos et de palais. Pourtant, derrière le storytelling soigneusement entretenu, le président américain compte aussi son lot de revers spectaculaires : faillites en cascade, projets pharaoniques jamais concrétisés. Retour sur ses trois plus gros flops immobiliers !
1. Les tours Trump à New York : quand le nom fait chuter les prix
Ironique, vous avez dit ironique ? À Manhattan, les luxueux immeubles estampillés « Trump » ont vu leurs prix s’effondrer d’environ 20 à 25 % entre 2016 et 2020, selon une étude de la société spécialisée UrbanDigs, relayée par New York Magazine. Sans surprise, cette chute débute juste après l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, en novembre 2016, et se poursuit tout au long de son premier mandat, entamé officiellement le 20 janvier 2017.
Dans le même temps, l’ensemble du marché immobilier de Manhattan ne reculait que de 9 %...
En somme, acheter dans une tour Trump est devenu nettement moins rentable que d’investir ailleurs à New York ! En cause ? La politisation du nom Trump. « À New York, avoir le nom de Trump sur un bâtiment lui fait perdre de la valeur », résumait l’avocat immobilier Adam Leitman Bailey dans une interview à Bloomberg. Aussi, des copropriétaires ont engagé des démarches pour faire disparaître le patronyme Trump de leurs façades, une situation inimaginable quelques années plus tôt.
2. Atlantic City : le naufrage des casinos Trump
S’il y a bien un terrain où Donald Trump s’est (encore) lourdement trompé, c’est celui des casinos d’Atlantic City, dans le New Jersey. Pendant près de trente ans, il y a pourtant régné en figure incontournable du jeu, possédant jusqu’à quatre établissements et incarnant le visage flamboyant d’une ville en quête de prestige. Le plus emblématique d’entre eux ? Le Trump Taj Mahal.
Mais le bilan fait mal, très mal : le Taj Mahal a déposé le bilan à plusieurs reprises avant de fermer définitivement en 2016, tandis que la filiale Trump Entertainment Resorts a été placée sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites à trois reprises, notamment en 2004, 2009 et 2014, plombée par des dettes massives, selon l’American Bankruptcy Institute. En 2009, l’endettement du groupe atteignait même (accrochez-vous) : 1,74 milliard de dollars !
Ce naufrage a fatalement impacté de nombreuses vies : la fermeture du Taj Mahal a entraîné la suppression de 3 000 emplois dans une ville déjà fragilisée économiquement, selon l’American Bankruptcy Institute. En février 2021, la démolition du Trump Plaza, inoccupé depuis 2014 et laissé à l’abandon, a matérialisé ce déclin : un bâtiment autrefois fréquenté par des célébrités réduit à un amas de gravats, selon Bloomberg.
À Atlantic City, aujourd’hui en grande difficulté financière, de nombreux habitants reprochent encore à Donald Trump d’avoir quitté la ville sans assumer les conséquences de ses échecs, après y avoir apposé son nom partout…
3. Les projets grandioses… jamais sortis de terre
Donald Trump adore les projets spectaculaires. Mais certains sont restés à l’état de promesses. Parmi les plus emblématiques ? Son envie de reconstruire à l’identique les tours du World Trade Center ou encore la transformation du Palais du Parlement de Bucarest en gigantesque casino. Des annonces tonitruantes, largement médiatisées, mais finalement abandonnées.
Ces projets avortés illustrent une constante dans la carrière du milliardaire : une capacité redoutable à faire parler de lui, certes, mais une exécution souvent fragilisée par des montages financiers complexes et un endettement massif. Une enquête du New York Times, publiée en septembre 2020, a ainsi révélé que les dettes personnelles de Donald Trump atteignaient environ 650 millions de dollars, bien au-delà de ce qu’il avait déclaré publiquement lors de sa campagne présidentielle.
Si Donald Trump reste un personnage central de l’immobilier américain, ces flops rappellent une réalité moins dorée : derrière les tours clinquantes et le storytelling du « self-made man », son empire immobilier est bien plus vulnérable qu’il n’y paraît. Et parfois, son propre nom s’est révélé être son pire actif.
Questions fréquentes
Le nom Trump s’est politisé après l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis en novembre 2016 : selon une étude de la société UrbanDigs, relayée par New York Magazine, les prix des appartements dans les tours Trump à Manhattan ont chuté d’environ 20 à 25 % entre 2016 et 2020, alors que l’ensemble du marché immobilier new-yorkais ne reculait que de 9 % sur la même période.
La filiale Trump Entertainment Resorts a été placée sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites à trois reprises, en 2004, 2009 et 2014, avec un endettement atteignant 1,74 milliard de dollars en 2009. Le Trump Taj Mahal, l’établissement le plus emblématique du groupe, a fermé définitivement en 2016, entraînant la suppression de 3 000 emplois.
Resté inoccupé depuis 2014, le Trump Plaza a été démoli en février 2021, symbolisant le déclin d’un établissement autrefois fréquenté par des célébrités.
Parmi les projets annoncés mais jamais concrétisés figurent la reconstruction à l’identique des tours du World Trade Center ou encore la transformation du Palais du Parlement de Bucarest en casino géant.
Selon une enquête du New York Times publiée en septembre 2020, les dettes personnelles de Donald Trump atteignaient environ 650 millions de dollars, un montant bien supérieur à ce qu’il avait déclaré publiquement pendant sa campagne présidentielle.
