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Vous souhaitez acheter à deux, en couple, mais n’êtes ni mariés ni pacsés. Dans ce cas, vous êtes considérés comme deux individus célibataires, appartenant au régime du concubinage, aussi appelé “union libre”.
Et le concubinage a même une définition juridique stricte : « une union de fait, caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux personnes, de sexe différent ou de même sexe, qui vivent en couple ».
Bien sûr, si vous avez un projet immobilier en couple et êtes dans cette situation d’union libre, cela ne vous empêche absolument pas d’acheter, mais mieux vaut être informé dès maintenant de ce que cela implique.
L'indivision est la solution la plus courante et la plus simple pour acheter en couple d'union libre.
Cela suppose une entente parfaite entre les deux acheteurs, car il sont considérés par la banque comme un duo, qui doit prendre les décisions à l’unanimité. Mais c’est aussi la procédure la plus simple, car elle ne demande ni formalité administrative particulière, ni frais supplémentaires.
Il est aussi tout à fait possible d'acheter seul même en étant en couple. Dans ce cas, le bien appartient totalement à l'acheteur. Il obtient également toutes les sommes perçues en cas de vente.
Ainsi si en tant que concubin vous prenez part à l'achat, il est normal que vous souhaitiez une contrepartie en cas de revente ou fin du concubinage mais sachez que si vous n'avez pas pris vos dispositions au moment de l'achat, il vous sera difficile d'obtenir une indemnité.
Dans le cas d’un achat seul par un des conjoints, peu de questions se posent. Mais que se passe-t-il si vous aviez choisi d’acheter en indivision ?
Si le couple s’entend sur la gestion de cet achat, l’indivision peut être maintenue. Néanmoins, si l'un des deux membres du couple, ou les deux, souhaite en sortir, l’article 815 du Code civil protège cette sortie : aucun individu ne peut être contraint de rester en indivision.
Quelle solution en cas de sortie d'indivision ?
Plusieurs possibilités s’offrent alors à vous :
En cas de litige (refus de cession de parts, refus de vente du bien), il est toujours possible de contraindre la vente, en passant devant un juge. Cette solution arrive comme dernier recours et engage beaucoup de temps et d'argent (bon, c'est plutôt rare mais ce sont des choses qui arrivent).
En cas de décès, l'indivision rend la situation extrêmement compliquée. En effet, les biens du concubin décédé sont distribués entre ses héritiers, qui rentrent alors dans l’indivision.
Le concubin devient alors co-indivisaire avec les héritiers. Or, une indivision non-choisie est souvent synonyme de complications !
Sans testament, ce sont les héritiers désignés par la loi qui vont hériter de la part de celui qui vient de décéder. S’il y a des enfants, dans le couple ou hors du couple, ils rentrent dans l’indivision et héritent d’une part du bien. S’il n’y a pas d'enfants, les héritiers sont tout d’abord la mère et le père, et si tous deux sont décédés, ce sont les frères et soeurs.
Dans chaque cas, les héritiers ainsi définis rentrent dans l’indivision. Le plus souvent la vente du bien va avoir lieu, à moins que l’un des membres de l’indivision réussisse à racheter les autres parts.
Pour éviter ces situations, chaque conjoint peut faire un testament en faveur de l'autre, mais quand le concubin hérite, le taux d'imposition est de 60 %.
L'autre solution est de se mettre d’accord pour établir une clause de rachat. Celle-ci établit qu’en cas de décès d’un des concubins, la part du défunt n’ira pas directement aux héritiers mais sera rachetée par le concubin survivant.
Evidemment, cette solution implique d’avoir une situation financière qui permet le rachat, ce qui n’est pas toujours le cas.
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Mais il est bon de garder en tête que, pour toutes ces questions de succession, c'est le statut du couple au moment du décès ou de la séparation qui compte : vous n'êtes pas obligé de prendre absolument une décision entre le compromis et l'acte de vente ! Vous pouvez, si vous le souhaitez, vous pacser ou vous marier plus tard, et c'est le régime que vous choisirez à ce moment qui aura un impact sur votre achat actuel.
Les banques sont préoccupées par la cohérence de votre projet et des garanties de stabilité qui en découlent, plutôt que de votre statut marital. En aucun cas le taux ne varie selon ce statut. En revanche, les banques favorisent les comptes joints pour faciliter la répartition financière.
En effet, un couple non marié achetant leur première résidence principale suffit pour justifier d'une cohérence directe : le couple souhaite habiter un lieu commun. Peu importe la répartition des finances à partir du moment où le projet rentre dans le taux d’endettement global et ses critères de solvabilité.
Les deux concubins investissent de l’argent et se répartissent les parts sociales de la société : c’est la SCI qui achète le bien immobilier, chacun des concubins est associé détenteur de sa part, en proportion de sa participation dans la constitution du capital. Cela signifie que chacun est propriétaire à hauteur du pourcentage de parts sociales détenues.
Bien que cette solution soit couteuse et exigeante (frais de dossier supplémentaires, formalités administratives plus lourdes) c'est tout de même un cadre légal pérenne qui assure une transparence sur toutes les décisions et élimine les potentiels malentendus ou blocages.
Si vous achetez sans être marié, vous pouvez également ajouter une clause de tontine à votre acte d'acquisition. Cette clause établit que si l’un des deux concubins décède en premier, le bien immobilier devient la propriété exclusive du concubin survivant, et ce rétroactivement.
On estime qu’il est l’unique propriétaire du bien, depuis son achat. Dans ce cas, vous écartez toute possibilité de succession pour les éventuels héritiers.
La clause de tontine offre beaucoup moins de souplesse, puisqu’il faut un accord des différentes parties pour la remettre en cause. Il est donc impossible de forcer la vente du bien immobilier sans un accord unanime. La clause de tontine vous engageant jusqu’au décès d’un des deux concubins, mieux vaut s’assurer qu’aucun désaccord ne puisse apparaître entre vous.
Si vous êtes un couple d’union libre, rien ne vous empêche pour autant d’acheter à deux! Néanmoins, le fait de ne pas appartenir à un régime de mariage ou de pacs fait juridiquement de vous deux “étrangers” achetant ensemble. A ce titre, optez pour l’indivision : chacun investit une part du montant total, en apport et/ou en emprunt et chacun est propriétaire d’une part correspondante du bien.
Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi acheter seul, vous êtes alors seul responsable de l’emprunt et seul propriétaire du bien.
Si vous avez opté pour l’indivision, avant séparation, vous êtes donc propriétaire d’une partie du bien. S’il y a séparation, le plus simple est de se mettre d’accord à l’amiable. Vous pouvez choisir de revendre le bien, chacun récupère alors sa part, moins ce qu’il reste à rembourser à la banque.
L’un des conjoints peut aussi racheter la part de l’autre, éventuellement en contractant un nouvel emprunt. S’il n’y a pas d’accord, c’est celui qui souhaite vendre qui a le dernier mot, et il faudra probablement passer devant un juge.
En cas de décès d’un conjoint ne laissant pas de testament, la succession d’un bien en indivision n’avantage pas le conjoint survivant car vous restez deux étrangers au regard du droit. Tous les héritiers rentrent alors dans l’indivision, et il est compliqué d’éviter la vente du bien.
Vous pouvez protéger votre conjoint en faisant un testament, en prévoyant une clause de rachat, ou bien en passant par une SCI. La tontine est aussi une solution protectrice, bien que fortement imposée.
Mis à jour le 27 mars 2026