Taux immobiliers : jusqu’où la baisse ira-t-elle avant l’été ?
Mis à jour le 24 juin 2026 – Vos revenus sont le principal facteur qui fait varier le taux d’intérêt.
Taux du marché observés par Pretto.
Alors que le mois d'avril a enregistré une légère hausse des taux immobiliers, les taux devraient reprendre une trajectoire à la baisse. Mais jusqu'où cette tendance va-t-elle nous mener ? Entre contexte international incertain et nouvelles décisions de la Banque Centrale Européenne (BCE), on fait le point sur ce qui nous attend d'ici l'été.
Que prévoir pour cet été ?
Le 17 avril dernier, la Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé la réduction de son taux directeur (taux d'intérêt qu'elle applique aux banques traditionnelles, et qui influencent le coût des crédits pour les particuliers) pour la septième fois en moins d'un an, passant de 2,50 % à 2,25 %. Ce qui signifie que les banques empruntent à un meilleur taux auprès de la BCE, et peuvent alors proposer des crédits plus attractifs pour encourager l'investissement.
Pourquoi la BCE baisse-t-elle encore ses taux ?
Cette décision est motivée par le ralentissement de l'inflation qui se stabilise à 2,2 % (tout près de l'objectif des 2 % fixé par la BCE). Mais ce n'est pas tout. Avec des perspectives économiques mitigées, l'institution de Francfort a choisi de stimuler l'économie européenne pour éviter un ralentissement trop marqué.
Alors, qu'est-ce que cela signifie pour cet été ? Chez Pretto, nos analystes prévoient une stabilisation des taux autour des 3 % sur 25 ans. À moins qu'un imprévu majeur (ou une nouvelle décision excentrique de Trump ?) ne vienne bousculer les pronostics.
Pour votre budget, ça change quoi ?
Prenons l'exemple d'Émile et Fatou, qui gagnent 5 000 € par mois à deux. Avec un apport de 30 000 € et un taux moyen de 2,99 % sur 20 ans (selon nos barèmes), ils peuvent, aujourd'hui, viser un bien à 366 189 €.
Mais si, d'ici cet été, les taux baissent à 2,70 % ? Alors ils pourraient emprunter 10 946 € de plus, soit 1 m² supplémentaire à Paris, 3 m² supplémentaires à Marseille, 6 m² supplémentaires au Mans. C'est pas Byzance, mais c'est toujours ça de pris. Ces calculs sont réalisés par Pretto à titre illustratif.
Selon les chiffres du mois d'avril de la plateforme Meilleurs Agents.
Faut-il attendre pour emprunter ?
Quand on veut acheter, l'envie de chasser le meilleur taux est normale. Mais comme le dit l'adage : « rien ne sert de courir, il faut partir à temps ». Ce qui compte, c'est le bon moment pour vous.
Si aujourd'hui vous avez un bel apport (au minimum 10 % du bien que vous convoitez), des revenus stables et un taux d'endettement inférieur à 35 %, les conditions sont plutôt favorables pour décrocher un taux intéressant. D'autant plus que comme les banques cherchent de nouveaux clients, vous pourriez tenter de faire marcher la concurrence pour avoir un taux plus intéressant.
Côté marché, les voyants sont au vert : selon le baromètre T1 2025 de Bien'ici (publié en avril 2025), les prix ont reculé de 1,9 % au 1er trimestre de l'année. La négociation est, elle, toujours de mise. D'après les données du réseau immobilier LaForêt, 86 % des ventes ont donné lieu à une négociation en 2025, contre seulement 61 % en 2022. Une bonne nouvelle pour ceux qui cherchent à acheter, d'autant que le printemps, traditionnellement, relance la dynamique du marché immobilier.
Même si les perspectives sont plutôt encourageantes pour les taux, on ne sait jamais ce qui pourrait perturber cette dynamique favorable… Alors si vous avez besoin d'aide pour mettre en avant votre profil, rien de tel que les conseils de professionnels (courtier ou banquier) pour vous appuyer.
Questions fréquentes
Les analystes Pretto anticipent une stabilisation autour de 3 % sur 25 ans d'ici l'été 2025. Une nouvelle baisse de la BCE est possible, mais l'incertitude liée aux tensions commerciales internationales pourrait freiner ce mouvement.
La BCE justifie ses baisses par le ralentissement de l'inflation, qui se stabilise à 2,2 %, proche de son objectif de 2 %. Cette détente lui permet d'assouplir sa politique monétaire pour soutenir l'économie européenne.
Pas nécessairement. Les conditions actuelles sont déjà favorables : prix en recul de 1,9 % au T1 2025 et 86 % des ventes négociées. Attendre une baisse supplémentaire, incertaine, risque de faire manquer de bonnes opportunités sur le marché.

