Comment et combien épargner en fonction de son salaire ?


Catherine Brezeky
Écrit par
Publié le 31 mars 2020, mis à jour le 2 juillet 2026 - 5 min de lecture
Comment_et_combien_epargner_en_fonction_de_son_salaire.png

Épargner, tout le monde sait que c’est important. Mais entre le loyer, les factures et le quotidien, mettre de l’argent de côté n’est pas toujours simple. Et selon vos revenus, la marge de manœuvre n’est évidemment pas la même. Dans cet article, Pretto vous aide à déterminer combien épargner selon votre salaire, à ajuster votre budget sans vous priver et à construire une épargne solide tout en gardant de la place pour vos projets.

Pour quelles raisons est-il indispensable d’épargner ?

Constituer une épargne, même minime, est essentiel. Et ce, quel que soit votre niveau de revenus. Voici pourquoi :

  • Faire face aux imprévus du quotidien comme une facture surprise, des frais de santé non remboursés, une augmentation des impôts, une réparation indispensable, une naissance, des travaux.
  • Anticiper les événements plus lourds : perte d’emploi, séparation, divorce… Personne n’est (malheureusement) à l’abri d’un coup dur.
  • Éviter de recourir au crédit : l’épargne permet d’aborder ces aléas d’un œil plus serein, sans s’endetter.
  • Soutenir un projet d’achat immobilier : épargner en vue d’un apport est essentiel pour rassurer les banques sur votre gestion financière et obtenir de meilleures conditions de financement.

Mettre de l'argent de côté n'est pas toujours possible pour tout le monde. Beaucoup de Français, en particulier ceux aux revenus plus modestes, parviennent seulement à épargner de petites sommes chaque mois, souvent entre 10 et 50 €.

Cette moyenne donne un repère utile pour calibrer ses propres efforts d’épargne selon sa situation.

  • Vous n’êtes pas seul : ne pas épargner est souvent lié à la peur de manquer ou à une mauvaise connaissance des produits d’épargne et de placement.
  • Méconnaissance des solutions hors Livret A : il existe pourtant des produits plus performants (assurance-vie, placements, investissement en bourse via banques en ligne…).
  • Épargne liée à l’âge : sous 30 ans, on profite souvent des premiers revenus ; à partir de 40 ans, la préparation de la retraite fait monter l’épargne.
  • Impact du statut et de la composition du foyer : un ouvrier avec plusieurs enfants ne dispose pas des mêmes capacités d’épargne qu’un cadre célibataire sans enfant.

Crackez le code de la propriété avec la Clé !

Avec notre Newsletter La Clé, recevez chaque mois l’essentiel de nos articles pour faire le plein de conseils et d’inspiration.

Main avec clé

Besoin d’un coup de pouce pour choisir le bon compte épargne ou comparer les offres bancaires ? Essayez TopCompare, un comparateur gratuit de de produits financiers.

Quelle part de son salaire consacrer à l’épargne ?

L’épargne de précaution, c’est le socle. C’est elle qui vous permet d’encaisser les imprévus du quotidien sans panique et sans avoir à demander un crédit conso.

Quel est le montant idéal à viser ?

Les experts recommandent de se constituer une épargne de précaution équivalente à trois mois de revenus. C’est l’idéal pour encaisser un coup dur sans stress. Mais pas de pression : si vous avez déjà mis de côté l’équivalent d’un mois de salaire, c’est un bon début. L’important, c’est d’avancer étape par étape vers cet objectif.

Autrement dit, si vous gagnez 2 000 € net par mois, mettre de côté 200 € à 400 € peut être un bon point de départ. Pour une épargne de précaution vraiment confortable, vous pouvez viser 600 €. Mais on le sait bien, tout dépend de votre quotidien, de vos charges, de vos priorités. L’essentiel, c’est de commencer.

Comment atteindre ce montant petit à petit ?

C’est là qu’intervient la part de votre salaire à consacrer chaque mois à l’épargne. On peut s’appuyer sur plusieurs repères :

  • La règle des 10 à 20 % :

On conseille généralement d’épargner entre 10 et 20 % de vos revenus nets chaque mois. C’est souvent le repère recommandé quand on se demande quel pourcentage de son salaire épargner, sans pour autant déséquilibrer votre budget.

  • La méthode 50/30/20 :
  • 50 % de vos revenus pour les dépenses fixes et incompressibles (logement, transports, alimentation, assurances).
  • 30 % pour les envies et les loisirs.
  • 20 % pour l’épargne et les projets (dont achat immobilier, retraite, vacances, etc.).

Pensez à adapter cette méthode en fonction de votre mode de vie ou de votre budget selon votre salaire.

  • Un taux progressif selon votre situation :
  • Si vous débutez dans la vie active ou avez un petit salaire : visez 5 à 10 %.
  • Si votre situation est plus stable ou vos revenus plus confortables : vous pouvez monter jusqu’à 20, voire 25 %.
  • Et en cas de projet à moyen terme (comme un achat immobilier), ce taux peut même être ajusté à la hausse temporairement pour booster votre apport.

Quel objectif guide votre effort d’épargne ?

Vous n’aurez pas besoin du même budget selon votre projet :

  • simplement vous protéger des imprévus (panne, dépenses de santé, etc.) ;
  • constituer un apport pour un crédit immobilier ;
  • préparer votre retraite ou un projet long terme (études des enfants, changement de vie, création d’entreprise…).

Quelle est l’épargne idéale selon votre salaire en 2026 ?

Combien de vos revenus devriez-vous consacrer à votre épargne pour atteindre vos objectifs ? Selon votre salaire, ce pourcentage peut évoluer significativement.

Voici quel pourcentage de son salaire épargner selon les revenus, avec une estimation concrète en euros.

Salaire Mensuel Net

Part de salaire à épargner (recommandée)

Montant mensuel à mettre de côté (estimation)

Moins de 1 200 €

5 % – 10 %

60 € – 120 €

1 200 € – 1 800 €

10 % – 15 %

120 € – 270 €

1 800 € – 2 500 €

15 % – 20 %

270 € – 500 €

2 500 € – 3 500 €

20 % – 25 %

500 € – 875 €

3 500 € – 5 000 €

25 % – 35 %

875 € – 1 750 €

Plus de 5 000 €

30 % et plus

1 500 € et plus

Votre titre ici

Retenez bien que ces chiffres sont indicatifs et représentent un idéal. Tenez compte de vos charges et de vos besoins pour calculer votre capacité d’épargne réelle.

Pour cela, déduisez de votre salaire les charges courantes et régulières dont :

  • Les dépenses pour votre logement : loyer, remboursement de votre prêt et charges courantes (eau, gaz, électricité).
  • Les dépenses liées à vos abonnements téléphone et internet.
  • Vos frais de transport : essence ou transport en commun.
  • Les frais d’assurance : habitation, véhicule, assurances décès ou scolaires.
  • Vos crédits en cours : crédit immobilier, crédit auto, crédit à la consommation ou prêt personnel.
  • Le montant de vos impôts : si l’impôt sur le revenu est prélevé à la source, il n’en est pas de même pour les impôts locaux.
  • L’ensemble de vos dépenses régulières : courses, achats courants et frais liés aux enfants (garderie, cantine, école).
  • Les frais bancaires, qu’on a souvent tendance à négliger.
  • Prévoyez également une marge pour vos loisirs et vos vacances.

Ce qui vous reste une fois ce calcul effectué peut être épargné en totalité ou en partie.

Questions fréquentes sur l’épargne

Commencez petit. Même 5 % ou 20 € par mois, c’est toujours un bon début. L’essentiel est la régularité, pas le montant. Automatisez un virement mensuel vers votre livret dès réception de votre salaire, vous augmenterez peu à peu selon vos possibilités.

Privilégiez un support sans risque sur lequel vous pouvez débloquer votre argent à tout moment en cas de besoin. Comme le livret A ou le livret LDDS pour les petites sommes.

Tout dépend de l’argent que vous mettez de côté tous les mois. Par exemple :

  • Avec un salaire de 2 000 € et un objectif de 6 000 € : 200 €/mois pendant 30 mois.
  • Avec un salaire de 2 000 € et un objectif de 6 000 € : 400 €/mois pendant 15 mois.
  • Avec un salaire de 3 000 € et un objectif de 9 000 € : 600 €/mois pendant 15 mois.

Soyez patient et régulier, c’est avec le temps que vous arriverez à vos objectifs.

Oui, l’un n’empêche pas l’autre. Gardez au minimum 1 mois de salaire de côté pour les imprévus, même si vous remboursez un crédit. Ensuite, arbitrez en fonction de votre taux de crédit. S’il dépasse 4 %, privilégiez le remboursement anticipé. Sinon, continuez d’épargner à votre rythme pour vos projets futurs.

Catherine Brezeky
Écrit par
Publié le 31 mars 2020, mis à jour le 2 juillet 2026 - 5 min de lecture