Comment devenir courtier immobilier ? Formation et carrière


Catherine Brezeky
Olivier Carreau
Écrit par relu par
Publié le , mis à jour le - 5 min de lecture
Un diplôme et un chapeau de diplomé

Pour devenir courtier immobilier, il faut être habilité IOBSP (intermédiaire en opération de banque et service de paiement) et immatriculé à l’ORIAS, le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance. Il n’existe pas de parcours type : les voies d’accès à cette habilitation sont variées.

Que fait le courtier immobilier ?

Devenu un acteur du marché de l’immobilier, le courtier accompagne ses clients tout au long de leur processus d’acquisition, de l’analyse de leur dossier jusqu’à l’obtention d’un crédit immobilier. Cet accompagnement complet nécessite une large palette de compétences, ce qui en fait un métier à la fois exigeant et stimulant. Outre l’intérêt du métier, il offre des perspectives de rémunération intéressantes, que l’on décide d’exercer en cabinet ou en tant qu’indépendant.

L'une des spécialités du courtier immobilier est de ralentir les délais d'obtentions d'un crédit immobilier. Le courtier peut vous aider dés les recherches de votre bien. Pretto vous propose une attestation de finançabilité pour rassurer les intermédiaires lors de votre achat. Il interviendra à toutes les étapes de votre projet immobilier et rendra le processus plus clair et rapide.

Si les perspectives du métier sont très attrayantes, ses exigences nécessitent néanmoins une véritable formation ainsi que des démarches administratives. Afin de pouvoir exercer, le courtier doit remplir deux conditions :

  • Être habilité IOBSP (intermédiaire en opération de banque et service de paiement), ce qui s’obtient par différentes voies
  • Être immatriculé à l’ORIAS, le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance

Quelles études faut-il faire pour devenir courtier ?

Détrompez-vous, il n’existe pas de parcours type pour devenir courtier et les voies d’accès sont variées. Le métier de courtier est une profession réglementée qui exige dans tous les cas une habilitation IOBSP.

Il est possible d’obtenir cette habilitation de différentes manières, via un diplôme (minimum bac+2), par la validation des acquis de l’expérience, ou encore par une formation professionnelle (150 h).

De quoi vous faire gagner du temps !

Devenir courtier grâce à ses diplômes

Un diplôme bac+2 dans les domaines relatifs à la finance, à la banque ou à l’assurance suffit pour pouvoir être habilité IOBSP. Ainsi, le futur courtier pourra au choix obtenir un BTS Assurance, un BTS Professions Immobilières, un DUT Carrière Juridique ou encore un DEUST Banque Organismes Financiers et de Prévoyance.

Si le candidat a l’ambition d’évoluer rapidement au sein de son cabinet de courtage ou de devenir indépendant, il lui faudra en revanche viser des formations plus longues :

  • au niveau Bac+3 : licence professionnelle Banque, Assurance ou Finance
  • au niveau Bac+5 : diplôme d’une Ecole Supérieure de Commerce et de Gestion, le diplôme d'Ingénieur, le diplôme de l'Ecole Nationale d'Assurance, le diplôme d'université de l'Institut des Assurances, le master professionnel de droit, d'assurance ou de finance

Plus le niveau d’études est élevé, plus le futur courtier pourra accroître sa crédibilité et progresser plus rapidement dans la hiérarchie de son cabinet.

Devenir courtier par validation des acquis de l’expérience

Si son niveau d’études n’est pas suffisamment élevé, le candidat pourra également viser l’habilitation par validation des acquis de l’expérience. Avec une expérience professionnelle suffisante dans des fonctions liées à la réalisation d'opérations de banque, il pourra être habilité. Le futur courtier devra avoir travaillé :

  • au moins 2 ans en tant que cadre au cours des 3 dernières années précédant l'immatriculation à l'ORIAS
  • au moins 4 ans en tant que non cadre au cours des 5 dernières années précédant l'immatriculation à l'ORIAS

Comment devenir courtier grâce à la formation professionnelle ?

La dernière voie pour être habilité réside dans la formation professionnelle. Dispensées par différents établissements agréés (IFIB, IFCM, ENFI, etc.), ces formations de 150 heures sont élaborées par les organisations représentatives de la profession et approuvées par le Ministère de l’Economie. Le futur candidat pourra y acquérir les compétences juridiques, économiques et financières adéquates pour le métier de courtier.

Quelles sont les compétences nécessaires pour être courtier immobilier ?

Cependant, devenir courtier ne s'improvise pas. En plus de votre diplôme, de nombreuses compétences sont indispensables :

  • Des capacités commerciales : pour trouver la meilleure offre de crédit immobilier, négocier avec les banques et convaincre ses clients, y compris ceux qui mettent plusieurs courtiers en concurrence.
  • Des compétences humaines : de l’empathie et de la pédagogie pour rassurer des clients qui vivent le plus gros achat de leur vie, avec des attentes et un stress propres à chaque profil.
  • Des connaissances techniques : le crédit immobilier est un produit financier complexe, dont les règles évoluent avec le contexte économique et politique, et dont les critères diffèrent d’une banque à l’autre.

Travailler en cabinet, en franchise ou en tant qu’indépendant ?

Sa formation en poche, le courtier peut opter pour :

  • du salariat au sein d’un cabinet de courtier en prêt
  • du travail en indépendant
  • du travail en indépendant en tant que franchisé

Chaque statut dispose de ses avantages et de ses inconvénients.

Statut

Ce qu’il faut savoir

Salarié en cabinet

Accès à un solide portefeuille de clients, rémunération assurée chaque mois (avec prime de rendement possible selon les performances), encadrement managérial et perspectives d’évolution au sein de la structure.

Indépendant

Le courtier gère seul la recherche de clients et les tâches administratives ; le revenu n’est pas assuré, mais peut être plus important qu’en salariat avec un bon portefeuille client.

Indépendant en franchise

Mêmes avantages et inconvénients que l’indépendant isolé, avec un appui de la tête de réseau pour la veille, le suivi des dossiers et les tâches administratives, ce qui sécurise l’activité.

Salarié, indépendant ou franchisé ?

Quelle est la rémunération du courtier ?

Un courtier immobilier se rémunère traditionnellement via deux sources :

  • les frais de courtage, correspondant à son travail de montage et d’analyse des dossiers, payés par le client
  • la commission d’apporteur d’affaires, payée par les banques lorsqu’un dossier est conclu

Cependant, tous les courtiers ne facturent pas à leurs clients les frais de courtage.

La majeure partie des courtiers numériques ne demandent pas de frais de courtage et s’appuient uniquement sur la commission reversée par la banque. Cette dernière est généralement comprise entre 0,7% et 1% du montant du financement avec un plafond déterminé entre la banque et le courtier.

Ces plafonds peuvent varier en fonction de la politique de la banque mais aussi de la quantité et de la qualité des dossiers apportés.

Par exemple, un emprunt de 300 000 € rapportera 3 000 € au courtier qui a mené à bien le dossier. Ainsi, les courtiers numériques comptent avant tout sur un volume important de clients pour maximiser leur performance.

Chez les courtiers traditionnels en revanche, les frais de courtage sont facturés et varient selon les différentes agences. Par exemple, les frais s’élèvent à 1 000 € avec MeilleurTaux Agence ou encore à 1 500 € avec Cafpi. Ces courtiers reçoivent donc à la fois les frais de courtage et les commissions des banques.

Questions fréquentes

  • Non, il n’existe pas de parcours type. L’habilitation IOBSP s’obtient via un diplôme (minimum bac+2, comme un BTS Assurance ou un BTS Professions Immobilières), par la validation des acquis de l’expérience, ou par une formation professionnelle de 150 heures dispensée par des établissements agréés.

  • Cela dépend du statut. Les courtiers numériques touchent une commission bancaire comprise entre 0,7 % et 1 % du montant financé, soit 3 000 € pour un emprunt de 300 000 €, sans facturer de frais de courtage. Les courtiers traditionnels perçoivent en plus des frais de courtage, par exemple 1 000 € chez MeilleurTaux Agence ou 1 500 € chez Cafpi.

  • Chaque statut a ses avantages et ses inconvénients. Le salariat en cabinet offre une rémunération assurée chaque mois, un encadrement managérial et des perspectives d’évolution. L’indépendant assume seul la recherche de clients et les tâches administratives, avec un revenu moins régulier mais potentiellement plus élevé ; le franchisé profite des mêmes caractéristiques que l’indépendant tout en s’appuyant sur sa tête de réseau pour la veille, le suivi des dossiers et les tâches administratives. Pour un courtier nouvellement diplômé, il est préférable de commencer en franchise ou en cabinet, car cela permet de faire ses armes tout en limitant les risques.

  • Le métier demande des capacités commerciales et de négociation pour trouver la meilleure offre de crédit, des compétences humaines (empathie et pédagogie) pour accompagner des clients dans le plus gros achat de leur vie, et des connaissances techniques sur un produit financier complexe dont les règles évoluent avec le contexte économique.

Catherine Brezeky
Olivier Carreau
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Publié le , mis à jour le - 5 min de lecture