Marché immobilier 2026

Taux immobilier : à quoi s'attendre d'ici l'été ?

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Ingrid Servaes
Rédigé le 23 février 2026
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Depuis un an, on a tout entendu sur les taux : baisse annoncée, stabilisation confirmée, hausse surprise… Un vrai feuilleton à rebondissements. Mais où en serons-nous d'ici l'été ? D’après les prévisions Pretto, les taux immobiliers devraient rester stable entre 3,3 % et 3,5 % sur 20 ans et 3,4 % à 3,6 % sur 25 ans. Aucune hausse brutale n'est attendue, même si des ajustements modérés restent possibles selon le contexte économique et politique. On fait le point.

Infos clés

  • En février 2026, les taux augmentent légèrement, mais sans rupture brutale.

  • Chez Pretto, on mise sur une stabilisation progressive d’ici l’été : 3,3 % à 3,5 % sur 20 ans, et 3,4 % à 3,6 % sur 25 ans

  • Les banques restent offensives, mais privilégient des offres ciblées plutôt qu’une baisse générale.

Pas de vagues à l’horizon

Selon les données de Pretto, février 2026 s’inscrit dans la continuité du mois précédent. Les grilles de taux affichent quelques augmentations depuis le début de l’année, mais rien de spectaculaire : entre +0,02 et +0,09 point selon les durées de prêt. Pas de quoi bouleverser lacapacité d’emprunt des acheteurs.

Voici les taux moyens constatés (selon les grilles Pretto) :

  • 3,27 % sur 15 ans

  • 3,40 % sur 20 ans

  • 3,44 % sur 25 ans

Des régions toujours très compétitives

Dans ce contexte de légères hausses, les écarts régionaux restent importants… et certaines zones continuent d’offrir d’excellentes conditions. En février 2026, les banques d’Île-de-France proposent aux meilleurs profils des taux jusqu’à 2,89 % sur 15 ans. La preuve que même sans baisse spectaculaire, il existe de vraies opportunités…

D’ici l’été, un scénario plutôt stable

La flambée des taux semble derrière nous… sauf événement majeur. Chez Pretto, on mise plutôt sur une stabilisation progressive dans les mois à venir, avec des taux moyens attendus d’ici l’été :

  • entre 3,3 % et 3,5 % sur 20 ans

  • autour de 3,4 % à 3,6 % sur 25 ans

Pas de baisse spectaculaire donc, mais un marché qui devrait rester relativement lisible, avec des variations modérées. Et c’est assez logique puisque le marché retrouve une situation plus classique, comparable à ce qu’on observait avant 2015.

Des banques offensives… mais plus sélectives

La concurrence reste forte et les établissements continuent de se battre pour attirer de nouveaux emprunteurs. Mais plutôt que de baisser massivement leurs grilles de taux, beaucoup de banques préfèrent jouer une autre carte : celle des offres ciblées.

Primo-accédants, projets avec travaux, profils jugés stratégiques : les décotes existent, mais elles sont plus sélectives. Pour décrocher les meilleures conditions, il faut surtout avoir une fine connaissance des offres en cours… et savoir frapper à la bonne porte.

Et si ce n’est pas votre tasse de thé, Pretto peut vous y aider. Vous êtes accompagné par un expert dédié qui connaît les critères des banques en temps réel, sait où positionner votre dossier et mène la négociation pour vous.

… mais toujours exposé aux secousses extérieures

Le contexte actuel évoque un retour à un marché plus rationnel… mais soumis aux nombreux soubresauts extérieurs.

Les facteurs à surveiller d'ici l'été sont :

Autant de facteurs qui peuvent impacter les taux.

D’ailleurs, certaines projections ont récemment fait beaucoup parler, notamment celles de l’Observatoire Crédit Logement/CSA en janvier 2026, qui anticipe une hausse progressive pouvant aller jusqu’à 3,95 % fin 2027, en raison de cette fameuse instabilité.

Ces prévisions doivent être prises avec prudence car elles reposent largement sur l’évolution des taux obligataires, alors que l’OAT (obligations assimilables du Trésor), le taux d'emprunt que l’État français contracte auprès des investisseurs pour financer son budget à 10 ans affiche en février 2026 une tendance plutôt baissière, autour de 3,43 %.

Qui plus est, depuis plusieurs mois, les taux immobiliers ne suivent plus mécaniquement l’OAT : les banques ajustent désormais leurs marges pour rester compétitives.

Si le marché s’installe dans une phase plus stable, on anticipe une stabilisation des taux d’ici l’été. Mais la situation reste sensible aux événements extérieurs, et les taux peuvent aussi connaître des petits rebonds. Dans ce contexte, le meilleur réflexe n’est pas forcément d’attendre une baisse hypothétique, mais plutôt de construire un dossier solide et de profiter des offres ciblées proposées par certaines banques.

Questions fréquentes sur les taux en 2026

Faut-il attendre que les taux baissent ?

Pas forcément. Attendre pour espérer gagner 0,10 ou 0,20 point peut vous faire perdre du temps et parfois une opportunité. Un achat immobilier dépend aussi du prix du bien, de votre projet et du marché local. Et un prêt peut être renégocié plus tard si les taux baissent réellement.

Pourquoi certaines personnes obtiennent-elles des taux bien plus bas que la moyenne ?

Parce que les banques proposent souvent des offres ciblées : primo-accédants, dossiers très solides, projets avec travaux… Les meilleurs profils peuvent décrocher des taux nettement inférieurs aux moyennes affichées.

L’OAT décide-t-elle des taux immobiliers ?

Il influence fortement les taux, mais la relation n’est pas automatique. Ces derniers mois, certaines banques ont accepté de réduire leurs marges pour rester compétitives, ce qui explique une décorrélation partielle entre OAT et taux immobiliers.

Comment obtenir le meilleur taux avant l’été ?

Dans ce contexte de stabilisation, la meilleure stratégie n’est pas forcément d’attendre une hypothétique baisse, mais plutôt de maximiser ses chances d’obtenir une bonne offre. Pour cela, les leviers restent classiques mais très efficaces :

  • présenter des comptes bancaires bien tenus,

  • disposer d’un apport,

  • limiter les crédits à la consommation,

  • ajuster la durée du prêt,

  • et surtout comparer plusieurs banques.