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  5. Taux immobilier janvier 2026 : de légères hausses à prévoir
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  5. Taux immobilier janvier 2026 : de légères hausses à prévoir
Après une fin d’année 2025 marquée par l’accalmie, le marché du crédit immobilier démarre 2026 avec de légères hausses de taux. En janvier, les taux immobiliers enregistrent une augmentation moyenne de l’ordre de +0,05 point.

Mais ce sursaut n’entame pas l’appétit des banques. Malgré un contexte politique encore incertain - avec un budget 2026 toujours en attente - elles continuent d’afficher une vraie volonté de relancer la production de crédit. Une bonne nouvelle pour les emprunteurs bien préparés.

Les infos clés
  • Les taux de crédit immobilier augmentent légèrement en janvier 2026 : +0,05 point en moyenne.
  • Ils s’établissent à 3,20% sur 15 ans, 3,31% sur 20 ans et 3,40% sur 25 ans.
  • La concurrence reste forte, notamment sur les profils solides et les primo-accédants.

Voici les taux de crédit immobilier moyens constatés en janvier par Pretto :

  • 3,20% sur 15 ans

  • 3,31% sur 20 ans

  • 3,40% sur 25 ans

Taux nationaux en janvier 2026

Profil 0-40k€Profil 40-80k€Profil >80k€Taux moyen (tous profils)
15 ans3,30%3,22%3,10%3,20%
20 ans3,41%3,32%3,20%3,31%
25 ans3,52%3,45%3,28%3,40%

Variation des taux (en pts) vs décembre 25

Variationde taux(en pts) vsdécembre 25
0-40k€40-80k€80k€ et +Tous profils
15 ans+0,05+0,06+0,05+0,05
20 ans+0,06+0,06+0,05+0,06
25 ans+0,07+0,06+0,06+0,05
Même si on note des augmentations pour toutes les durées de crédit et ce quel que soit les tranches de revenus, ces dernières demeurent limitées. A titre d'exemple, +0,05 point de taux sur un crédit de 250 000 euros sur 25 ans, cela fait grimper la mensualité de... 6 euros. Guère de quoi avoir un impact significatif sur la capacité d’emprunt des ménages.

OAT, flou politique et stratégie des banques

Le taux de l’OAT 10 ans évolue actuellement autour de 3,60 %, en légère hausse. Vous n’êtes pas familier de cet acronyme ? On vous explique : ce taux, c’est celui auquel l’État français emprunte de l’argent sur 10 ans sur les marchés financiers. Il sert de référence aux banques : quand il monte ou baisse, cela influence (plus ou moins directement) les taux des crédits immobiliers.

Ces fluctuations reflètent avant tout un climat politique incertain : budget non voté, manque de visibilité sur les orientations économiques à venir, prudence accrue des marchés financiers.

Pour autant, les banques ne répercutent pas mécaniquement ces mouvements dans leurs grilles de taux. Depuis plusieurs mois, une décorrélation partielle s’observe entre l’OAT et les taux de crédit proposés aux particuliers.

En clair : les établissements bancaires acceptent de jouer sur leurs marges pour rester attractifs et capter de nouveaux clients, malgré un environnement technique plus contraint.

"Les banques restent offensives sur le crédit, même dans un contexte incertain. Elles privilégient clairement les dossiers bien structurés, avec une logique de conquête plus que de simple prudence", explique Pierre Chapon, CEO et cofondateur de Pretto.

Un marché du crédit porté par les primo-accédants

Autre tendance forte confirmée début 2026 : le retour en force des primo-accédants.

Selon le HCSF (le Haut conseil de stabilité financière, sorte de gendarme français du crédit), près de la moitié des crédits immobiliers accordés fin 2025 l’ont été à des acheteurs réalisant leur première acquisition - un niveau historiquement élevé.

Bon à savoir

Primo-accédant, kézako ? Ce terme désigne une personne qui souhaite accéder à la propriété, et qui n’a pas été propriétaire de sa résidence principale durant les 2 dernières années.

Une dynamique également observée chez Pretto, où plus de 60% des projets financés en 2025 ont concerné l’achat d’une résidence principale par des ménages jusque-là locataires, contre 54% en 2024.

Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs :

  • la stabilisation des taux,

  • la reprise progressive de la production de crédit,

  • et la volonté des banques d’orienter leurs offres vers les jeunes acheteurs, via des prêts ciblés.

Les dispositifs publics (PTZ élargi, frais de notaire en hausse sauf pour les primo-accédants) viennent également soutenir ces profils.

"Le marché est clairement redevenu plus favorable aux primo-accédants. Mais cela ne signifie pas que tout passe : la qualité du projet et la structuration du financement restent déterminantes", rappelle Pierre Chapon.

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Ce qu’il faut retenir pour les acheteurs

Malgré un léger sursaut des taux (compensés selon les profils par des décotes offertes par les banques), janvier 2026 s’inscrit dans une phase de stabilisation bienvenue après plusieurs années mouvementées.

Pour les ménages qui envisagent un achat immobilier - et en particulier ceux qui cherchent à accéder à la propriété - le contexte actuel offre un bon équilibre entre visibilité, concurrence bancaire et conditions d’accès au crédit plus lisibles.

L’enjeu n’est donc pas tant d’attendre une hypothétique baisse des taux, que de bien préparer son projet : apport, gestion des comptes, reste à vivre, et choix du bon montage financier.

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