Taux immobiliers en février 2026 : ça monte un peu… mais sans coup de chaud

Taux du marché observés par Pretto, mis à jour le 27 mars 2026.

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Avec un revenu net annuel entre
Le bien coûte
Meilleur taux15 ans
3,10 %
Mensualité :1 971
Meilleur taux20 ans
3,15 %
Mensualité :1 593
Meilleur taux25 ans
3,19 %
Mensualité :1 372

Vos revenus sont le principal facteur qui fait varier le taux d’intérêt.

Je compare les taux

Si vous guettez les taux immobiliers comme on surveille la météo avant un week-end prolongé, rassurez-vous : février n’a pas déclenché de tempête.

Après de légères hausses en janvier, le mois de février s’inscrit dans la même dynamique. Oui, les grilles progressent encore, mais de manière modérée : entre +0,02 et +0,09 point selon les durées de prêt. Rien de brutal ni de comparable aux montagnes russes connues ces dernières années. Sans compter que les banques se montrent toujours volontaristes, jouant sur les décotes et offres ciblées.

Voici les taux de crédit immobilier moyens constatés en février par Pretto :

  • 3,27% sur 15 ans
  • 3,40% sur 20 ans
  • 3,47% sur 25 ans

Profil 0-40k€

Profil 40-80k€

Profil >80k€

Taux moyen (tous profils)

15 ans

3,35%

3,30%

3,15%

3,27%

20 ans

3,49%

3,40%

3,30%

3,40%

25 ans

3,52%

3,45%

3,35%

3,44%

Les taux de crédit immobilier en février 2026

Variation des taux (en pts) vs janvier 2026

Variation

de taux

(en pts) vs

février 26

0-40k€

40-80k€

80k€ et +

Tous profils

15 ans

+0,05

+0,08

+0,05

+0,06

20 ans

+0,08

+0,08

+0,10

+0,09

25 ans

0,00

0,00

+0,07

+0,02

Variation des taux de crédit en février par rapport à janvier 2026

Les niveaux des taux restent très proches de ceux de janvier, avec des variations à la marge selon les profils et les banques.

Dans le détail, les ménages aux revenus plus élevés continuent de bénéficier de conditions un peu plus avantageuses, tandis que les profils plus modestes voient des hausses légèrement plus marquées. Mais là encore, pas de grand décrochage : le marché reste relativement homogène.

L'analyse des taux en vidéo

Des banques toujours bien décidées à prêter

Ce qui frappe surtout, c’est que malgré ces ajustements, les banques ne lèvent pas le pied.

La concurrence reste forte et les établissements continuent de se battre pour attirer de nouveaux emprunteurs. Plutôt que de baisser massivement leurs grilles de taux, beaucoup préfèrent jouer une autre carte : celle des offres ciblées.

Primo-accédants, projets avec travaux, profils jugés "stratégiques"… Les décotes existent toujours, mais elles sont plus sélectives. En clair : pour décrocher les meilleures conditions, il faut avoir une fine connaissance des offres en cours.

Faut-il croire aux scénarios très pessimistes sur les taux ?

Ces dernières semaines, certaines projections ont fait beaucoup parler, notamment celles de l’Observatoire Crédit Logement, qui anticipe une hausse progressive des taux, avec un scénario pouvant aller jusqu’à 3,95 % fin 2027.

De quoi inquiéter, sur le papier.

Mais ces prévisions doivent être prises avec prudence. Pourquoi ? Parce qu’elles reposent en grande partie sur l’évolution des taux obligataires. Or, aujourd’hui, le fameux OAT à 10 ans (le taux auquel l’État français emprunte) affiche plutôt une tendance baissière, autour de 3,43 %.

Surtout, un phénomène s’est installé ces derniers mois : les taux immobiliers ne suivent plus mécaniquement les taux obligataires. Les banques ont montré qu’elles pouvaient absorber une partie des variations macroéconomiques en ajustant leurs marges, afin de rester attractives commercialement.

"Les projections très haussières doivent être prises avec recul. Aujourd’hui, les taux immobiliers ne suivent plus automatiquement les taux obligataires. Les banques restent engagées dans une logique de volume, ce qui limite les mouvements brutaux", explique Pierre Chapon, CEO et cofondateur de Pretto.

2027 : trop loin pour être certain

Se projeter à deux ans dans le contexte actuel reste un exercice périlleux. L’année 2025 a déjà réservé son lot de surprises économiques et géopolitiques, parfois venues de très loin (Donald, si tu nous lis). Et 2026 s’annonce tout aussi incertaine.

Entre un budget français adopté dans la douleur, des échéances électorales majeures à venir et un environnement international instable, les cartes peuvent être rebattues rapidement.

Autrement dit : prédire précisément l’évolution des taux à horizon 2027 relève davantage de la divination… que de la science exacte.

Un marché du crédit plus lisible, mais toujours sélectif

En février, une tendance se confirme : le marché du crédit devient plus lisible, mais pas plus simple pour autant.

Les banques ne bougent pas toutes en même temps ni dans le même sens. Certaines affichent des baisses ponctuelles - comme La Banque Postale, qui a annoncé une réduction de 0,25 point en février - tandis que d’autres préfèrent réserver leurs meilleures conditions à des profils ou projets bien identifiés.

Pour les emprunteurs, cela renforce un constat : le bon taux existe, mais il n’est pas toujours affiché noir sur blanc.

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Main avec clé

Des signaux publics à surveiller : PTZ et "Relance Logement"

Côté pouvoirs publics, plusieurs mesures pourraient aussi peser sur le marché dans les mois à venir.

La révision annoncée du Prêt à Taux Zéro (PTZ), avec des plafonds et planchers revalorisés, pourrait améliorer la solvabilité de certains ménages, notamment parmi les primo-accédants.

Par ailleurs, le dispositif fiscal “Relance Logement”, récemment présenté par le Premier ministre, vise à stimuler la construction et l’investissement locatif, avec un objectif ambitieux de 400 000 logements par an. Il prévoit notamment la possibilité d’amortir une partie du prix d’achat et de déduire les charges liées à la location, sous conditions (durée de mise en location, loyers plafonnés, etc.).

Des annonces encourageantes, même si leur impact réel dépendra - comme souvent - des modalités concrètes d’application.


Mis à jour le 11 février 2026

Catherine Brezeky
Catherine BrezekyLead Content chez Pretto
Diplômée en histoire et d'un master professionnel de journalisme à l'École Supérieur de Journalisme Paris (ESJ), Catherine se spécialise très tôt dans les médias web et le SEO. Elle débute sa carrière au sein de rédactions digitales, notamment chez CCM Benchmark, où elle traite de sujets de société, consommation, bien-être, santé et tendances. Au sein du groupe Webedia, elle pilote une rédaction avec d'importants enjeux d'audience, développe des formats éditoriaux et vidéo pour les réseaux sociaux, et mène des projets brand content en partenariat avec des marques du secteur du luxe. En 2023, elle rejoint Pretto avec un nouveau défi : comprendre et vulgariser les rouages du crédit immobilier, en conciliant exigence journalistique, stratégie de marque et performance digitale.