Tout savoir sur le crédit immobilier à la Caisse d'Épargne : taux et conditions

Banque coopérative régionale du groupe BPCE, la Caisse d'Épargne fait partie des incontournables pour le crédit immobilier en France, particulièrement appréciée pour ses dispositifs jeunes primo-accédants et sa lisibilité sur l'investissement locatif. Chez Pretto, on travaille au quotidien avec ses différentes caisses régionales : voici ce qu'il faut savoir avant de déposer son dossier.

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Les infos clés
  • Points forts : dispositifs dédiés aux jeunes primo-accédants (prêt à 0 % couplé au PTZ), calcul des revenus locatifs favorable, dérogations d'endettement possibles jusqu'à 39 % voire 40 % dans certaines caisses.

  • Conditions clés : non-résidents généralement non financés (sauf antenne spécialisée CENR), épargne résiduelle quasiment systématique pour un financement sans apport, conditions variables d'une caisse régionale à l'autre.

La Caisse d'Épargne en bref

La Caisse d'Épargne est une banque mutualiste, détenue par ses sociétaires, et l'une des deux grandes enseignes du groupe BPCE — deuxième groupe bancaire français. Concrètement, ce n'est pas une banque mais un réseau de 15 caisses régionales autonomes, chacune dotée de sa propre politique de crédit. La caisse francilienne (CEIDF), la marseillaise (CEPAC), la rhônalpine (CERA) ou la nordiste (CEHDF) appliquent des règles communes sur les grands principes — mais avec des variations significatives sur les seuils, les durées, les plafonds, et même les profils acceptés.

Le point fort de cette organisation : un ancrage territorial fort, des conseillers de proximité, et des marges de manœuvre locales pour adapter les dossiers. Le revers : votre éligibilité dépend de la caisse qui couvre la zone d'achat. Un même dossier peut être accepté à Toulouse et refusé à Caen.

Toutes les informations de cet article sont issues de l'expérience terrain de nos courtiers chez Pretto, qui accompagnent plusieurs milliers de dossiers par an. Les données sont vérifiées et mises à jour régulièrement selon les retours des banques. Nos Experts Crédit ont accès aux dernières informations de la Caisse d'Épargne et aux taux pratiqués actuellement par la banque pour tous les types de profils.

Pourquoi choisir la Caisse d'Épargne pour votre crédit immobilier ?

Les points forts

Pour les jeunes primo-accédants : la Caisse d'Épargne déploie un dispositif dédié, le Prêt Jeunes / Primo (parfois appelé Prêt Primo Jeune ou Grandioz selon les caisses), accessible jusqu'à 35 ans (36 ans dans certaines caisses). Couplé à un PTZ, il offre une enveloppe à 0 % plafonnée à 20 000 € ou 10 % du financement total. C'est l'un des coups de pouce les plus systématiques du marché pour un primo-accédant (premier achat de résidence principale).

Pour les investisseurs locatifs : la prise en compte des revenus fonciers à 90 % dans la quasi-totalité des caisses (loyers actuels comme projetés) est un avantage net face aux banques qui pondèrent à 70 %. Mécaniquement, cela augmente la capacité d'emprunt. Bonne nouvelle aussi : les SCI familiales sont financées dans la plupart des caisses, souvent à condition d'être déjà client.

Pour les bons profils : des dérogations d'endettement existent. La Caisse d'Épargne Île-de-France peut monter jusqu'à 39 % pour des dossiers solides ; la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées affiche un plafond standard à 40 % dans certaines configurations.

Pour la relation digitale : l'application Banxo affiche 4,5 sur 5 sur Google Play, avec plus de 500 000 avis.

Les points de vigilance

  • Non-résidents : la grande majorité des caisses ne finance pas les non-résidents. Seule une antenne dédiée, la Caisse d'Épargne Non Résidents (CENR), accompagne ces profils — et uniquement sur l'Île-de-France.
  • Clients 100 % banque en ligne : plusieurs caisses (Aquitaine Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées, Loire-Drôme-Ardèche, Normandie notamment) ne financent pas les emprunteurs dont l'unique relation bancaire est Boursorama, N26 ou équivalent. Mieux vaut avoir conservé un compte dans une banque traditionnelle.
  • Variabilité régionale : un dossier monté dans une caisse n'est pas transférable à une autre. Chaque caisse instruit selon ses règles.

Les critères pour obtenir un crédit immobilier à la Caisse d'Épargne

Est-ce que tout le monde peut emprunter à la Caisse d'Épargne ?

Côté profil, la banque étudie une large gamme de statuts. Les exigences varient peu d'une caisse à l'autre sur les fondamentaux :

  • Salariés en CDI et fonctionnaires titulaires : acceptés sans difficulté, dès un an d'ancienneté sur le poste pour la prise en compte du revenu fixe net imposable.
  • CDD et intérimaires : acceptés, avec en général 3 ans d'antériorité demandés et une pondération des revenus à 80 %.
  • TNS, gérants, professions libérales : 3 ans d'ancienneté requis (étude au cas par cas plus souple pour les professions libérales médicales).
  • Intermittents du spectacle : moyenne sur 3 ans, pondérée à 80 %.

L'âge en fin de prêt est plafonné entre 75 ans et 82 ans selon la caisse — c'est l'une des amplitudes les plus larges du marché. Côté résidence et nationalité, les exclusions courantes concernent les non-résidents fiscaux français, les ressortissants américains et britanniques, ainsi que les titulaires d'un titre de séjour de moins de 10 ans.

Quel type de bien la Caisse d'Épargne finance-t-elle ?

La banque finance largement : ancien, neuf, VEFA (Vente en l'État Futur d'Achèvement), CCMI (Contrat de Construction de Maison Individuelle), travaux seuls dans certaines caisses. Les résidences principales, secondaires et investissements locatifs sont éligibles — avec une nuance importante pour les prospects (non-clients) : plusieurs caisses (Aquitaine Poitou-Charentes, Hauts-de-France, Midi-Pyrénées) limitent l'accès aux résidences principales pour les prospects, et réservent les RS et locatifs aux clients existants.

Sur les biens classés F ou G au DPE, la banque impose le financement de travaux de rénovation énergétique, ou exige un apport renforcé (jusqu'à 10 % du prix du bien en plus des frais dans certaines caisses). Le surfinancement (110 %) est interdit sur ces biens dans plusieurs caisses.

Le BRS (Bail Réel Solidaire) est accepté lorsque l'Organisme de Foncier Solidaire est client de la caisse. Le PSLA est financé. À l'inverse, les péniches, manoirs et auto-constructions sortent du périmètre.

Quelle durée de prêt pouvez-vous obtenir à la Caisse d'Épargne ?

La durée standard maximale est de 25 ans pour la résidence principale, 20 ans pour l'investissement locatif. Dans certaines caisses, notamment Île-de-France, Grand Est Europe et CEPAC, la durée peut être étendue à 30 ans pour les emprunteurs de moins de 35 ans qui financent leur résidence principale — c'est un atout pour les jeunes acheteurs en zone tendue, où l'allongement à 30 ans peut faire gagner plusieurs dizaines de milliers d'euros de capacité d'emprunt.

Quel apport la Caisse d'Épargne va-t-elle vous demander ?

L'apport classique attendu couvre les frais de notaire et de garantie. Mais le financement à 110 % (sans apport, frais inclus dans le prêt) reste accessible, sous conditions encadrées et largement communes aux caisses :

  • Moins de 30 ans : une épargne résiduelle de 5 000 € minimum après l'opération.
  • 30 ans et plus : 5 000 € d'apport et 5 000 € d'épargne résiduelle.
  • Projet terrain + construction : 10 000 € d'apport et 20 000 € d'épargne résiduelle.

Pour fixer les idées : un primo-accédant en CDI de 28 ans avec 5 000 € placés sur un livret peut prétendre à un financement sans apport. Le même profil sans épargne sera orienté vers un apport couvrant a minima les frais d'acquisition, soit environ 8 à 10 % du prix du bien. La marge de manœuvre tient à l'épargne résiduelle, pas à un montant d'apport injecté.

Pour les non-résidents (via la CENR ou la CECAZ Non Résident), les règles changent : 30 % d'apport en plus des frais pour les résidents UE/Royaume-Uni/Suisse, 50 % pour d'autres pays éligibles. Sur les financements importants ou les profils internationaux, le passage par un Expert Crédit Pretto permet d'arbitrer entre les exigences d'apport variables d'une caisse à l'autre et d'éviter les refus pour cause de mauvais aiguillage.

Comment la Caisse d'Épargne calcule votre capacité d'emprunt

Quels revenus la Caisse d'Épargne va-t-elle prendre en compte ?

Type de revenu

Prise en compte

Conditions

Salaire fixe (CDI, fonctionnaires)

100 % du net imposable

Plus d'un an d'ancienneté

Primes / variables

90 % de la moyenne sur 2 ans

Perçus sans interruption depuis 3 ans

CDD, intérim, intermittents

80 % du revenu

3 ans d'antériorité demandés

Revenus TNS / professions libérales

Moyenne 3 derniers exercices

3 ans d'ancienneté (souplesse pour médicaux)

Revenus locatifs (actuels et projetés)

90 %

Estimation justifiée pour le futur locatif

Pension alimentaire reçue

100 %

Versement assuré sur la durée du prêt

Note : la Caisse d'Épargne Loire-Centre retient 70 % sur les revenus locatifs, soit un calcul moins favorable que la pratique majoritaire à 90 %.

Quel taux d'endettement maximum à la Caisse d'Épargne ?

Le plafond standard suit la règle HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) à 35 % assurance incluse. Mais c'est précisément là que les variations entre caisses deviennent intéressantes :

  • Île-de-France et Hauts-de-France : jusqu'à 39 % pour les profils à hauts revenus ou les clients existants.
  • Midi-Pyrénées : plafond standard à 40 % dans certaines configurations (pas d'investissement locatif, prêt < 300 000 € pour les prospects).
  • CENR (International) : plafond plus serré à 33 %.

Le calcul intègre toujours l'assurance emprunteur. Le reste à vivre (revenu après charges fixes) joue un rôle clé : la plupart des caisses fixent un plancher autour de 700-800 € pour une personne seule, 950-1 300 € pour un couple, plus 200-300 € par enfant.

Concrètement ? Avec un dossier bien construit, un bon profil épargnant et un reste à vivre confortable, nos Experts Crédit Pretto obtiennent parfois un palier supérieur d'endettement — c'est l'un des leviers de négociation qui mérite d'être préparé en amont.

Les garanties acceptées à la Caisse d'Épargne

Type de garantie

Profils concernés

Avantages

Inconvénients

Caution SACCEF (filiale BPCE)

La majorité des dossiers

Frais récupérables en partie en fin de prêt, traitement rapide

Soumis à acceptation de la SACCEF

IPPD (Inscription en Privilège de Prêteur de Deniers)

En cas de refus SACCEF, biens anciens

Pas de TVA, coût modéré

Frais de mainlevée si revente anticipée

Hypothèque conventionnelle

Dossiers atypiques, refus SACCEF

Solution de repli quasi-systématique

Frais plus élevés (TVA), mainlevée payante

La caution SACCEF (organisme de cautionnement du groupe BPCE) est le réflexe par défaut. En cas de refus — profil atypique, bien spécifique — la banque bascule sur l'IPPD ou l'hypothèque. La CEPAC propose en plus une caution CASDEN pour les agents de la fonction publique.

L'assurance emprunteur à la Caisse d'Épargne

Le contrat groupe est assuré par CNP Assurances, co-garanti par BPCE. Il couvre les garanties classiques : PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie), ITT (Incapacité Temporaire Totale), IPT (Invalidité Permanente Totale). La garantie IPP (Invalidité Permanente Partielle) et l'option forfaitaire sont disponibles en option payante.

Le détail qui change tout : le contrat est de type indemnitaire par défaut pour les salariés sur l'ITT/IPT. Concrètement, l'assureur rembourse la perte de revenu réelle (différentiel entre votre salaire et vos indemnités journalières) et non la mensualité forfaitaire. Si votre employeur maintient une partie de votre salaire pendant un arrêt, l'indemnisation est mécaniquement réduite. L'évaluation de l'IPP repose uniquement sur le critère fonctionnel.

Le contrat est adhérent au dispositif AERAS (s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé). Bon point : les garanties restent acquises si votre statut professionnel change pendant la vie du prêt.

Les prêts complémentaires proposés par la Caisse d'Épargne

Prêt

Public cible

Montant

Taux

Particularité

Prêt Jeunes / Primo (avec PTZ)

Primo-accédants ≤ 35 ans

10 % du prêt principal, plafond 20 000 € (30 000 € à la CEPAC)

0 %

Cumul obligatoire avec un PTZ, durée alignée sur le prêt principal (20 à 25 ans)

Prêt Primo Jeune (sans PTZ)

Primo-accédants ≤ 35 ans, hors PTZ

Plafond 15 000 € à 20 000 € selon caisse

1,50 % à 2,49 % selon caisse

Solution de repli quand le PTZ n'est pas accessible

Prêt Client

Clients existants, RP

Jusqu'à 25 000 €

Autour de 2,00 %

Réservé aux clients déjà bancarisés, durée 15 à 20 ans

PTZ

Primo-accédants, RP, sous plafonds de ressources

Jusqu'à 40 % du coût total selon zone

0 %

Accessible sur l'ensemble du territoire depuis avril 2025

Éco-PTZ

Travaux de rénovation énergétique

Jusqu'à 50 000 €

0 %

Sans condition de ressources

Le Prêt Jeunes / Primo, l'arme principale. C'est le complément le plus structurant. À titre d'illustration : un couple primo-accédant de 30 ans achetant à 250 000 € en zone B1 peut combiner un PTZ de 100 000 € (jusqu'à 40 % du coût) et un Prêt Jeunes / Primo de 15 000 € à 20 000 € à 0 %. Sur la durée du prêt, ce double dispositif gratuit représente plusieurs dizaines de milliers d'euros d'intérêts économisés par rapport à un financement 100 % amortissable au taux du marché.

Spécificités locales à connaître : la Caisse d'Épargne Loire-Centre propose un prêt à impact qui réduit le taux du crédit principal de 0,10 % une fois les travaux de rénovation énergétique terminés (gain d'au moins deux classes énergétiques justifié par un nouveau DPE). La CEPAC monte le plafond du complément primo à 30 000 €. Le cumul des dispositifs et leur compatibilité avec le PTZ se négocient au cas par cas — un Expert Crédit Pretto peut arbitrer le plan de financement le plus efficace selon votre zone et votre profil.

Le prêt relais à la Caisse d'Épargne

Le prêt relais est largement proposé, avec deux configurations : relais sec (sans rachat du crédit en cours) et relais avec rachat du capital restant dû. Le calcul du montant est plutôt homogène : 70 % de la valeur du bien en vente, dont on déduit le capital restant dû sur le crédit associé. Sous compromis signé avec conditions suspensives levées, le ratio peut monter à 80 % dans plusieurs caisses (Aquitaine Poitou-Charentes, Rhône Alpes, CEPAC).

La durée standard est de 18 à 24 mois, prorogeable de 6 mois sur accord. La Caisse d'Épargne Bourgogne Franche-Comté propose un différé total pour ses clients existants — un avantage notable, car la plupart des relais imposent le paiement des intérêts mensuels. À noter : les emprunteurs de plus de 60 ans sont parfois exclus (Grand Est Europe par exemple), et le relais est rarement compatible avec un projet de VEFA ou de construction.

Les frais à prévoir à la Caisse d'Épargne

Les frais de dossier varient sensiblement d'une caisse à l'autre — c'est l'une des dimensions où la coordination régionale est la moins serrée.

Caisse régionale

Frais de dossier standards

Normandie

450 €

Bourgogne Franche-Comté

600 € (RP), 900 € (locatif)

Île-de-France

700 € (standard), 1 000 € (VEFA/SCI)

Aquitaine Poitou-Charentes

0,4 % du prêt, minimum 800 €

Midi-Pyrénées

1 % du capital, minimum 500 €

Hauts-de-France

1 200 € (≤ 150 k€) à 1 800 € (dossiers complexes)

Loire-Drôme-Ardèche

1 500 € forfaitaires

Les frais grimpent généralement pour les dossiers SCI, VEFA, CCMI ou les prêts relais. Bonne nouvelle : sur les profils à apport conséquent ou les financements importants, nos Experts Crédit Pretto négocient parfois une réduction des frais de dossier — c'est l'un des leviers à préparer avant de signer l'offre.

L'expérience client à la Caisse d'Épargne

L'application Banxo est l'un des points forts incontestés de la banque : 4,5 / 5 sur Google Play sur plus de 500 000 avis, et la banque revendique d'ailleurs être « la mieux notée des banques de réseau ». Côté fonctionnalités, on y retrouve la géolocalisation des transactions, l'agrégation des comptes externes, le pilotage de la carte en temps réel, l'historique sur 26 mois, et la prise de rendez-vous avec son conseiller. Des plantages ponctuels sont signalés sur Android, mais l'expérience reste globalement fluide.

Côté agence, le maillage est l'un des plus denses de France — un atout pour les emprunteurs qui souhaitent un suivi humain de leur dossier. Attention toutefois : la Caisse d'Épargne a officialisé la fermeture de 21 agences principalement rurales d'ici début 2026, dans le cadre de son plan stratégique 2025-2027. La fréquentation des agences est passée de 50 % des clients en 2013 à 15 % en 2023, et la banque accélère sur le digital.

Sur Trustpilot (plus de 2 910 avis), les retours sont contrastés et très dépendants de l'agence : certains saluent la disponibilité des conseillers et l'écoute, d'autres pointent des difficultés de joignabilité ou la lenteur de traitement.

La politique environnementale de la Caisse d'Épargne

La Caisse d'Épargne déploie une offre verte structurée. Le prêt immobilier à impact propose une réduction du taux d'intérêt si l'emprunteur réalise des travaux permettant d'améliorer le DPE de son bien d'au moins deux classes énergétiques dans les 40 mois suivant le premier déblocage. Le dispositif s'adresse aux logements classés entre E et G et est cumulable avec le PTZ.

L'éco-PTZ (jusqu'à 50 000 € sans condition de ressources) est intégré aux plans de financement, et plusieurs caisses (Aquitaine Poitou-Charentes notamment) proposent des prêts Green dédiés à l'achat d'immobilier durable, à la rénovation énergétique et aux véhicules propres.

Côté groupe, BPCE est membre de la Net Zero Banking Alliance et a réaffirmé dans sa stratégie VISION 2030 son objectif de neutralité carbone. Un fonds de 1,5 milliard d'euros est dédié aux projets d'énergies renouvelables.

Le compte courant à la Caisse d'Épargne

La banque s'attend à entrer en relation globale avec l'emprunteur, qui domiciliera généralement ses revenus sur son nouveau compte, souscrira une convention de compte avec carte bancaire, et acquerra 200 € à 500 € de parts sociales selon la caisse. Ce n'est pas une obligation contractuelle, mais une pratique relationnelle qui structure la négociation.

Côté tarifs indicatifs : la tenue de compte est facturée 5,05 € par trimestre (environ 20,20 € par an), gratuite pour les 12-26 ans. Les virements SEPA sont gratuits et illimités. Les retraits en zone euro sont gratuits, hors zone euro le coût atteint 3,20 € + 2,80 % du montant retiré.

L'avis de nos courtiers Pretto sur la Caisse d'Épargne

Pour qui la Caisse d'Épargne est-elle vraiment intéressante ?

Cette analyse repose sur l'expérience opérationnelle de Pretto avec la Caisse d'Épargne sur les dossiers récents. Chez Pretto, on observe que la banque sort du lot sur trois profils :

  • Les jeunes primo-accédants (≤ 35 ans) : le combo PTZ + Prêt Jeunes / Primo à 0 % est l'un des plus compétitifs du marché. À cela s'ajoute la possibilité d'étendre la durée à 30 ans dans certaines caisses (Île-de-France, CEPAC), ce qui maximise la capacité d'emprunt en zone tendue.
  • Les investisseurs locatifs déjà clients : la pondération à 90 % des revenus locatifs (actuels comme projetés), couplée à une politique SCI familiale ouverte, fait de la Caisse d'Épargne une banque de référence pour étoffer un patrimoine immobilier.
  • Les profils à hauts revenus : les dérogations d'endettement (37 % à 40 % selon caisses) ouvrent des arbitrages que les banques au plafond strict 35 % ne permettent pas.

Les leviers de négociation

D'après nos courtiers, plusieurs leviers améliorent sensiblement les conditions obtenues :

  • L'épargne résiduelle élevée : au-delà des minimums réglementaires, conserver l'équivalent de 6 à 12 mensualités après projet pèse positivement dans l'instruction, particulièrement pour les profils > 30 ans.
  • L'assurance habitation et le rapatriement d'épargne : ces deux éléments sont systématiquement valorisés et constituent la base d'une négociation tarifaire.
  • Le choix de la caisse régionale : sur des projets à la frontière de deux territoires, on identifie chez Pretto la caisse la plus favorable au profil. Sur les financements > 1 M€, le passage par un Expert Crédit Pretto permet d'arbitrer entre les exigences d'apport variables d'une caisse à l'autre.
  • Le déplafonnement de la durée : pour un primo-accédant éligible aux 30 ans, l'allongement de la durée se discute systématiquement quand la capacité d'emprunt est l'enjeu.

Pour qui est-ce moins adapté ?

Les non-résidents (hors antenne CENR sur l'Île-de-France) trouveront ailleurs des solutions plus directes ; idem pour les ressortissants américains et britanniques, ou pour les emprunteurs dont l'unique relation bancaire est une banque en ligne. Les projets en SCI sans associé déjà client de la caisse ou les achats de péniche, manoir et auto-construction sortent également du périmètre.

Questions fréquentes

  • Selon Pretto, oui, jusqu'à 110 % du prix du bien, sous conditions strictes d'épargne résiduelle. Pour les moins de 30 ans, 5 000 € d'épargne résiduelle suffisent ; pour les 30 ans et plus, on demande 5 000 € d'apport plus 5 000 € d'épargne résiduelle. Pour un projet terrain + construction, l'exigence monte à 10 000 € d'apport et 20 000 € d'épargne.

  • D'après nos courtiers, la grande majorité des caisses ne finance pas les non-résidents. Seule la Caisse d'Épargne Non Résidents (CENR) accompagne ces profils, et uniquement pour des biens situés en Île-de-France. L'apport demandé est conséquent : 30 % du prix pour les prospects, 20 % pour les clients existants depuis au moins 2 ans.

  • Chez Pretto, on travaille en standard sur 25 ans pour la résidence principale et 20 ans pour l'investissement locatif. Plusieurs caisses (Île-de-France, Grand Est Europe, CEPAC) acceptent 30 ans pour les emprunteurs de moins de 35 ans qui financent leur résidence principale — un atout en zone tendue.

  • Selon Pretto, plusieurs caisses interdisent le surfinancement à 110 % sur ces biens et imposent soit le financement de travaux de rénovation énergétique, soit un apport renforcé (jusqu'à 10 % du prix en plus des frais). Cela vaut la peine de chiffrer les travaux dès le début du dossier.

  • D'après nos Experts Crédit, oui dans la plupart des caisses, généralement à condition que les associés soient déjà clients. Certaines caisses (Loire-Drôme-Ardèche pour les biens en zone principale, Bretagne Pays de Loire pour les prospects) refusent les SCI hors clientèle existante.

  • Non, et c'est précisément le point clé d'un réseau mutualiste. Chez Pretto, on synthétise les principales variations :

    Caisse régionale

    Endettement max

    Durée max

    Frais de dossier

    Île-de-France

    jusqu'à 39 %

    30 ans (≤ 35 ans, RP)

    700 € à 1 000 €

    Hauts-de-France

    jusqu'à 39 %

    25 ans

    1 200 € à 1 800 €

    Midi-Pyrénées

    jusqu'à 40 %

    25 ans

    1 % du capital, min 500 €

    CEPAC

    35 %

    30 ans (≤ 35 ans, RP)

    1 %, min 800 €

    Rhône Alpes

    jusqu'à 37 %

    25 ans

    1 000 € à 1 150 €

    Normandie

    jusqu'à 37 % (clients)

    25 ans

    450 €

    Bourgogne Franche-Comté

    jusqu'à 40 % (avec ass. groupe)

    25 ans

    600 € à 900 €

    CENR (non-résidents)

    33 %

    20 ans

    1 000 €

  • Chez Pretto, on observe un délai standard de 10 à 15 jours pour un accord de principe sur un dossier salarié CDI classique avec apport. Pour les dossiers complexes (SCI, VEFA, profils internationaux), comptez plutôt 2 à 6 semaines selon la caisse et la période de l'année.

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