Une maison intergénérationnelle, ce qu’il faut savoir

Bien que la maison intergénérationnelle ne soit pas aussi populaire que le logement classique, elle a connu une hausse de 6 % entre 1980 et 2012. Ce marché est favorisé, d’une part, par les progrès de la médecine qui entraînent une augmentation de l’espérance de vie et d’autre part, par les coûts de logement qui ne cessent de monter en flèche. Étant dans l’impossibilité de s’offrir une nouvelle résidence, beaucoup de jeunes décident de cohabiter avec leurs aînés.

En quoi se caractérise une maison intergénérationnelle ?

Littéralement, la maison intergénération est une propriété individuelle. C’est un logement qui a été aménagé de sorte à ce que deux ou trois générations issues d’une même famille y cohabitent. Dans un souci de préserver l’intimité de chaque résident, celle-ci doit comporter deux locaux distincts. Le plus spacieux des deux sera considéré comme étant le logement principal tandis que l’autre fera office de résidence secondaire.

L’habitation annexe peut-être soit accolée à la maison principale, soit complètement indépendante de celle-ci. Dans le premier cas, il est toujours important de la rendre accessible de l’extérieur. En effet, il n’est pas nécessaire pour les grands-parents, parents et petits-enfants de partager le même espace de vie. Cela peut même entraîner des problèmes sur la durée. Équiper chaque résidence d’une porte distincte est ainsi recommandée.

Comment changer sa maison en logement intergénérationnel ?

Deux options s’offrent à ceux qui souhaitent bénéficier d’une maison intergénérationnelle. La première est d’acheter une propriété clé en main. Dans ce cas, un budget minimum de 150 000 euros est à prévoir. La solution numéro deux est d’investir dans la rénovation d’une propriété. Un tel projet ne doit cependant pas être pris à la légère. Cela requiert une analyse approfondie, une somme d’argent conséquente et l’intervention d’un architecte.

Analyser les besoins

L’étude des besoins de chaque membre de la famille est à considérer avant de choisir une maison intergénérationnelle. Parmi les principaux problèmes rencontrés, se pose par exemple la question d’intimité.

En effet, le fait qu’un quinquagénaire frappe à la porte de son enfant marié est naturel, mais est-ce que le faire tous les jours serait convenable ? Ces détails sont à méditer. Il arrive aussi que la maladie d’un aîné contraigne les autres résidents à respecter le silence ou à être flexibles quant à la répartition des tâches.

Estimer le coût d’une maison intergénérationnelle

Pour réhabiliter son logement en maison intergénérationnelle, il faut compter entre 20 000 et 85 000 euros. Il est nécessaire que la grand-mère puisse être à l’aise et surtout autonome dans son coin de vie. Le propriétaire doit ainsi penser à adopter une planche de bain ou encore une baignoire équipée d’une petite portière en fonction des circonstances.

Ces détails sont susceptibles d’alourdir la facture. Pour les petits budgets, la solution sera d’acheter ces installations petit à petit. Partager les charges avec des parents retraités est aussi envisageable.

Se renseigner sur les règlements municipaux

Pour qu’un logement soit dit intergénérationnel, des critères doivent être respectés. Ces spécificités sont variables d’une localité à une autre. Il arrive effectivement que dans une ville A, l’on demande à ce que la superficie du studio occupé par les parents n’excède pas le tiers de la surface totale.

Dans une ville B, la loi peut exiger un revêtement extérieur similaire pour les deux logements. Certaines municipalités iront même jusqu’à imposer une séparation au pare-feu ou des adresses différentes pour chaque espace de vie.

Faire appel à un architecte

Généralement, un professionnel du bâtiment possède une bonne connaissance des règlements municipaux en vigueur. En engageant un architecte, le propriétaire de la maison à rénover pourra s’assurer que sa maison intergénérationnelle soit construite dans les normes.

Deuxième point important, c’est que l’aménagement de ce type de structure est peu commun. Bien qu’une porte extérieure soit exigée, le bloc principal doit être relié au bloc secondaire. L’architecte possède l’expertise essentielle à la réalisation de ces espaces communicatifs.

Comment prévenir les conflits parents - enfants ?

Décider d’accueillir ses parents vieillissant chez soi et non les placer en maison de retraite est une véritable preuve d’amour. Néanmoins, avant de le leur proposer, il est primordial de demander l’avis de son conjoint ou de ses enfants. Une fois que cette étape est franchie, il convient de faire le point avec les futurs résidents notamment en ce qui concerne les attentes mutuelles et les règles de vie à adopter.

Ces règles concernent l’intimité du couple, les enfants, les bruits ainsi que les horaires d’entrée et de sortie de chaque membre. Elles peuvent être aussi en rapport avec l’argent, sur la répartition des dépenses ou encore des tâches à la maison.

La maison intergénérationnelle, est-ce économique ?

En fonction de la conjoncture, ce type de logement peut être économique ou non. Si le retraité a la possibilité de contribuer dans les frais d’Internet ou d’électricité et qu’il est autonome, cela est possible.

Le cas échéant, partager son toit avec ses parents n’est pas forcément avantageux sur le plan financier. Les dépenses liées à cette initiative ne se résument seulement pas au coût de la rénovation. Avec l’espace en supplément, il va y avoir plus de taxes municipales. Il faudra également rajouter les frais d’un infirmier à domicile.

Mis à jour le 26 février 2021
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