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Oui, il est possible d'obtenir un crédit en étant au RSA, mais le dossier reste difficile à faire accepter par les banques classiques : sans CDI ni revenus réguliers, elles réclament des garanties que la plupart des bénéficiaires du RSA ne peuvent pas apporter, ce qui limite les montants qu'il est possible d'emprunter. Plusieurs solutions existent malgré tout : microcrédit social RSA, Prêt d'Accession Sociale (PAS), PSLA, crédits entre particuliers ou le prêt de la CAF à l'amélioration de l'habitat, à 1 %, pour financer des travaux de rénovation.
Très objectivement, au moment d’accorder un prêt à un particulier pour un achat immobilier (soit certainement une grosse somme d’argent), la banque va regarder plusieurs critères afin de s’assurer qu’elle ne prend pas de risque et n’investit pas à perte.
Ainsi, durant l’étude de votre dossier, elle va être particulièrement attentive :
C’est pourquoi les banques sont particulièrement friandes des dossiers en CDI.
La banque s’assure qu’il ne soit pas trop élevé pour éviter que le changement de mode de vie ne soit trop brutal.
Et enfin à votre taux d’endettement.
Différents types de prêts peuvent être octroyés aux bénéficiaires du RSA pour les aider dans leurs projets :
Comme son nom l’indique, ce crédit concerne des petits montants : entre 300 à 5 000 euros pour une durée de remboursement entre 6 mois à 4 ans.
Les taux sont plafonnés mais peuvent ensuite varier selon les banques. Pour y avoir droit, il faut remplir des conditions de revenu, qui varient selon la localisation du logement concerné et le nombre d'occupants.
Ce prêt concerne en général des HLM.
Cependant, vous pouvez vous tourner vers la CAF, qui propose un prêt à l'amélioration de l'habitat au taux de 1 %, couvrant jusqu'à 80 % des dépenses de travaux dans la limite de 1 067,14 €, remboursable sur 36 mois maximum.
Il peut par exemple financer des travaux de rénovation, d'isolation ou de mise aux normes de votre logement.
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Le PAS est un crédit particulièrement intéressant si vous souhaitez devenir propriétaire tout en étant au RSA.
Pour y avoir accès, vous devez dans un premier temps contacter votre banque et vérifier si elle a signé une convention avec l'Etat l'autorisant à octroyer des PAS. Vous pouvez également faire jouer la concurrence en comparant les offres d'autres banques.
Une fois votre offre choisie, vous n’aurez plus qu’à constituer votre dossier avec :
Sans surprise, acheter un bien immobilier coûte de l’argent et parfois plus que d'être locataire.
C’est pourquoi, avant toute décision d’achat immobilier, il est bon de calculer la rentabilité de son projet, d’autant plus quand on est au RSA !
Lorsque l’on est au RSA on bénéficie d’aides qui rendent le paiement d’un loyer généralement moins cher qu’une mensualité de crédit, en particulier dans les deux cas suivants :
Et même si vous ne vous retrouvez pas dans ces cas là, d’autres aides existent comme les APL (Aides Personnalisées au Logement) et l’ALF (Allocation de Logement Familial) qui peuvent vous aider à faire baisser la facture et donc, in fine, rendre une opération d’achat moins intéressante que le fait de rester locataire.
C'est possible mais difficile : la banque examine la régularité des revenus, l'apport personnel, la gestion des comptes, le reste à vivre, le saut de charge et le taux d'endettement. Le RSA seul, sans CDI ni revenus stables, correspond rarement à ces critères de solvabilité recherchés par les banques.
Plusieurs solutions existent : le microcrédit social RSA (300 à 5 000 euros, remboursable en 6 mois à 4 ans), le Prêt d'Accession Sociale (PAS) pour financer un achat ou des travaux, le Prêt social location-accession (PSLA) pour les locataires de HLM, les crédits entre particuliers via des plateformes encadrées, et le prêt de la CAF à l'amélioration de l'habitat, à 1 %, pour financer des travaux de rénovation.
Il faut d'abord vérifier que sa banque a signé une convention avec l'État l'autorisant à octroyer des PAS, ou comparer plusieurs établissements. Le dossier doit ensuite inclure l'avis d'imposition, les bulletins de salaire du foyer, ainsi que le prix du logement et la promesse de vente. Une fois l'offre acceptée, un délai de 10 jours précède la signature, puis la conclusion du contrat chez le notaire.
Souvent oui : les aides comme les APL, l'ALF, les logements relevant de la Loi de 1948 ou les HLM à loyers modérés rendent généralement la location moins coûteuse qu'un crédit immobilier. Avant de se décider, il est recommandé de calculer la rentabilité globale du projet en intégrant frais de notaire, travaux et taxe foncière, pas seulement le coût du crédit.
