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Oui, un prêt relais est théoriquement possible pour financer un achat en VEFA, mais ce montage reste rarement utilisé et fortement déconseillé en pratique. Sa durée maximale de 24 mois est souvent dépassée par les délais de livraison d’un bien neuf, ce qui expose à un décalage entre la vente de l’ancien logement et la remise des clés. La banque peut l’accepter si le délai de livraison est court, mais les intérêts intercalaires ont un coût réel à anticiper.
Vous souhaitez acheter un bien en VEFA (vente en l’état futur achèvement) mais vous n’avez pas encore vendu votre ancien logement ?
D’une durée qui oscille entre 12 et 24 mois, le prêt relais est un type de prêt qui vous permet d’obtenir immédiatement les liquidités nécessaires pour acheter votre nouveau bien.
Vous le remboursez en une seule échéance une fois que votre bien est vendu.
Par ailleurs, en VEFA, la garantie financière d’achèvement (GFA) protège l’acheteur si le vendeur ne peut pas terminer la construction : cette garantie est obligatoire pour toute vente en l’état futur d’achèvement, selon service-public.gouv.fr (2026).
De manière générale, obtenir un prêt relais pour un bien qui n’est pas encore construit est très compliqué, et ce pour différentes raisons.
Tout d’abord, comme évoqué précédemment, un prêt relais est un prêt immobilier à une durée maximale de 24 mois (12 mois allongés de 12 mois).
Si votre bien est livré au-delà de cette date (en comptant les retards, fréquents dans ce type de construction), il y aura donc un problème de timing pour vous et les acquéreurs de votre ancien bien.
D’ailleurs, la majorité des futurs acquéreurs commencent par vendre leur bien, se mettent en location quelque temps, puis achètent leur nouveau bien. Cela peut paraître un peu contre-intuitif puisque cela suppose deux déménagements et une période de location après avoir été propriétaire, mais au moins, ils ont l’esprit tranquille pendant la durée de la construction.
Il est souvent possible de négocier avec l’acheteur une date d’entrée précise d’emménagement lorsque vous vendez votre bien. Mais les acheteurs ne voudront probablement pas attendre plusieurs mois (ou années !) avant d’emménager dans leur nouveau logement.
Ceci signifie que, dans l’immense majorité des cas, vous devrez de toute manière vendre rapidement votre bien actuel et déménager dans un logement en location pendant un moment.
Enfin, outre le stress lié au timing, cette solution permet également d’économiser les intérêts du prêt relais (voir ci-après).
Lorsque vous acquérez un bien en VEFA, vous devez verser un apport. Alors oui, il est moins important que pour un bien ancien, mais vous devez néanmoins l’avoir au moment de la signature du contrat de réservation.
Si vous n’avez pas encore vendu votre bien et que vous ne disposez pas de cet apport à ce moment, la seule option est de contracter un prêt relais puisque, dans ce cas, la banque le considère comme de l’apport.
En revanche, si le bien est vendu avant votre nouvelle recherche de bien, la plus-value est considérée comme de l’apport.
Plus cet apport est conséquent, plus la banque est rassurée, car il est la preuve de votre capacité à épargner et à avoir des comptes sains. Dans certaines banques, un apport correspondant à 20 % du prix du bien vous permet même de bénéficier de taux immobiliers réduits.
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L’établissement bancaire peut, dans certains cas où le délai de livraison est court, accepter un prêt relais avec un achat en VEFA.
Lorsque vous achetez un bien en VEFA, les fonds sont débloqués par la banque à mesure que les travaux avancent (par exemple 5 % à la signature du contrat, 10 % à l’achèvement des fondations, etc.).
Pour vous permettre de ne pas cumuler trop de charges (le remboursement de votre prêt actuel ou votre loyer + les nouvelles mensualités), vous avez donc plusieurs possibilités :
Autre point de vigilance : le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) plafonne le taux d’effort des emprunteurs à 35 % des revenus, assurance emprunteur incluse. Ce plafond s’applique aussi au cumul du prêt relais et du prêt VEFA, selon economie.gouv.fr (2026).
Si vous repoussez le remboursement du capital, pendant toute la durée de construction, vous devez payer des intérêts intercalaires. Ce sont les intérêts supplémentaires à payer, calculés au prorata de la somme débloquée.
Ces intérêts augmentent donc au fil de l’avancement de la construction de votre bien. Lorsque vous récupérez les clés et la somme de la vente de votre bien, vous arrêterez de payer ces intérêts intercalaires pour amortir le bien (capital et intérêts selon le tableau d’amortissement transmis par la banque).
Pour réduire au maximum ces intérêts, il y a plusieurs options :
Cela augmentera en revanche mécaniquement le coût total du crédit.
Un prêt relais dure généralement entre 12 et 24 mois (12 mois initiaux, prolongeables une fois de 12 mois). Passé ce délai, il doit être remboursé en une seule fois, en général grâce au produit de la vente du bien initial.
Plusieurs options existent pendant la phase de construction : rembourser le capital dès les premiers déblocages de fonds par la banque, ne rembourser que les intérêts et l’assurance, ou ne rembourser que l’assurance en différant le capital et les intérêts.
Ce sont les intérêts supplémentaires calculés au prorata de la somme déjà débloquée par la banque au fil de l’avancement de la construction, tant que le capital du prêt relais n’est pas remboursé. Ils s’arrêtent une fois les clés récupérées et le bien initial vendu.
Oui : si vous n’avez pas encore vendu votre bien actuel au moment de signer le contrat de réservation, la banque peut considérer le montant du prêt relais comme votre apport personnel pour l’achat en VEFA.
Le prêt relais devant être remboursé dans un délai fixe (jusqu’à 24 mois), un retard de livraison oblige souvent à vendre son bien actuel et à déménager en location en attendant la remise des clés, quitte à négocier un report d’emménagement avec l’acheteur.

