Négociation : le mindset à adopter pour faire une bonne affaire


Catherine Brezeky
Hélène Sung
Écrit par relu par
Publié le 20 octobre 2023, mis à jour le 21 juillet 2026 - 6 min de lecture
Cerveau connecté illustrant la stratégie pour faire une bonne affaire immobilière

Faire une bonne affaire immobilière relève avant tout d’un mindset : décider dès le départ d’acheter en négociant, croire que la négociation est possible, puis cibler les biens réellement négociables (DPE énergivore, bien ancien à rénover, annonce en ligne depuis plus de 12 mois, vente liée à un héritage, un divorce ou une succession). Cette posture active, à l’opposé de l’attente passive du coup de cœur, conditionne toute la réussite de votre négociation.

Comment décider de faire une bonne affaire immobilière ?

Vous nous avez écouté attentivement (merci) et vous savez qu’en ce moment sur le marché de l’immo, l’heure est à la négociation.

On est donc fin prêt à être proactif et à ne pas suivre la masse d’acheteurs tel un mouton égaré. Vous comptez bien vous démarquer de Monsieur et Madame Tout-le-Monde pour acheter malin.

Car vous le valez bien, vous êtes unique, vous méritez le meilleur, d’être aimé… Pardon, on s’égare dans les mantras des coachs de développement personnel.

Bref.

On n’a pas simplement décidé d’acheter un bien.

  • On a décidé d’acheter un bien en le négociant.
  • C’est votre stratégie de départ et c’est ce qui va conditionner vos recherches.

Autre atout, on croit en la bonne affaire. Eh oui, il ne suffit pas d’attendre que la bonne affaire se présente. Il faut aussi un minimum y croire. Ça peut sembler new age à souhait comme conseil, mais laissez-nous vous expliquer.

Si vous vous répétez en boucle que :

  • “La bonne affaire n’existe pas.”
  • “C’est impossible aujourd’hui de faire une bonne affaire.”
  • “C’était vrai il y a 30 ans, mais aujourd’hui, le marché est saturé.”

Il y a fort à parier que la bonne affaire ne se présente jamais. Tout simplement car on se conditionne à abandonner au moindre obstacle. L’obstacle en question validant votre pensée de départ, vous n’allez pas chercher à le dépasser et à trouver d’autres solutions. CQFD.

Bref, sortez de vos idées préconçues (ou ouvrez vos chakras, si vous préférez) et dîtes-vous qu’une super affaire vous attend. Au mieux ça marchera, au pire, vous apprendrez de votre échec pour améliorer votre prochaine négo. Voyez le verre à moitié plein !

Quel mindset adopter pour négocier un bien immobilier ?

À présent que vous êtes convaincu des belles opportunités immobilières qui vous attendent, il est temps de changer votre “mindset”.

Il va falloir passer du mode passif (“J’attends que le coup de coeur se présente à moi, on verra bien”) au mode actif (“Je dédie mon énergie à la recherche de cette opportunité immobilière”).

Ça peut sembler un détail, mais l’état d’esprit qui vous anime va fortement conditionner vos recherches. Vous n’allez pas réagir de la même manière selon telle ou telle intention de départ.

Ainsi, en partant du postulat que vous voulez acheter en négociant, vous concentrez votre attention et votre énergie sur les biens qui en valent la peine. C’est-à-dire des biens négociables (passoire énergétique avec un diagnostic de performance énergétique, ou DPE, dégradé ; maison ancienne à rénover ; bien sur le marché depuis plus de 12 mois…). On en reparle plus bas.

Un bien négociable est un bien immobilier qui présente au moins un signal de fragilité pour le vendeur : un DPE énergivore (E, F ou G), un état nécessitant des travaux, une présence prolongée sur le marché (plus de 12 mois sans vente), ou une situation de vente contrainte comme un héritage, un divorce ou une succession.

On ne se laisse plus influencer uniquement par son état émotionnel ou ses doutes d’acheteur lambda.

  • “Est-ce que j’ai envie de vivre 20 ans dans cette maison ?”
  • “Je n’ai pas ressenti le coup de coeur, ça ne doit pas être la bonne”.

On devient un investisseur pragmatique qui voit le potentiel au-delà du premier coup d'œil.

  • “Il faut refaire toute l’isolation de cette maison au DPE F. Un bon levier de négo et une belle plus-value à la clé d’ici quelques années”.
  • “Cette moquette marron immonde des années 70 est un atout parfait pour négocier -10 % sur le prix”.

Bref, soyez à l'affût des opportunités. Comme le dit un conseil qui circule depuis longtemps : “Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté”.

Néanmoins, cela demande quelques capacités de projection. Ce qui n’est pas donné à tout le monde, on vous l’accorde. Mais avec patience, vous réussirez à aiguiser votre regard. Vous pouvez notamment vous entraîner en allant faire un tour sur Pretto Search et repérer les biens à potentiel.

Comment passer en mode négo ? Découvrez le témoignage d’Allison, qui a fait une sacrée belle affaire lors de son premier investissement en location saisonnière :

Négociation agressive : les biens à cibler

Justement, quels biens cibler pour faire une belle affaire ? Au risque de vous choquer, on vous recommande de miser sur les histoires de vie compliquées. C’est moche, mais c’est souvent là où les belles affaires se cachent.

Ruptures, divorces, décès… Ces situations imposent malheureusement de se séparer rapidement d’un bien immobilier. Un mal pour un bien (sans mauvais jeu de mots) qui peut vous offrir une belle opportunité d’achat.

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4 types d’opportunités immobilières à scruter :

  • Acheter à des gens qui ont hérité : Ils veulent souvent se débarrasser du bien au plus vite. Soit car la période de deuil est trop douloureuse, soit pour récupérer rapidement leur héritage. Dans les deux cas, vous pouvez proposer une offre en dessous du prix affiché.
  • Acheter à des personnes qui divorcent : Là encore, les délais sont souvent serrés pour ces couples en pleine rupture qui veulent passer à autre chose ou racheter un nouveau bien. Cela peut toutefois être quitte ou double si l’un des deux s’oppose au divorce et bloque toute négociation. À tenter.
  • Acheter via des notaires : On l’ignore souvent, mais les notaires peuvent aussi vous aider dans votre recherche immobilière. En contact avec de nombreuses familles pour lesquelles ils gèrent différents actes de la vie courante (mariage, succession…), ils disposent d’un large réseau et peuvent vous prévenir en amont de certaines mises sur le marché. Par ailleurs, leurs tarifs sont parfois moins élevés que certaines agences immobilières.
  • Acheter via des ventes aux enchères ou “ventes judiciaires immobilières” : Ici, les prix de départ sont bien inférieurs à ceux du marché. En plus, les biens proposés sont souvent atypiques ou rares. De belles perspectives pour dénicher une pépite !

Notre conseil : On vous recommande de rester dans votre mindset initial pour vous protéger d'un trop-plein d’états-d'âme. Et rappelez-vous que si vous ne négociez pas dans ce contexte là, quelqu’un d’autre le fera à votre place sans sourciller.

Prêt à adopter le mindset de la négociation dans votre projet immobilier ? Vous savez à présent comment définir votre stratégie pour acheter un bien à prix cassé. Besoin d’être accompagné ? Contactez l’un de nos experts Pretto pour réaliser votre projet en toute sérénité.

Questions fréquentes

  • Un bien est considéré comme négociable lorsqu’il cumule un ou plusieurs signaux : un diagnostic de performance énergétique (DPE) énergivore, un état ancien nécessitant des travaux, une annonce en ligne depuis plus de 12 mois sans visite, ou une vente liée à une situation de vie contrainte (héritage, divorce, succession).

  • Le mindset conditionne toute la recherche : un acheteur qui décide dès le départ d’acheter en négociant et qui croit en la possibilité d’une bonne affaire va activement chercher les biens à potentiel, plutôt que d’attendre passivement le coup de cœur et de se laisser guider par ses seules émotions.

  • C’est une technique qui consiste à cibler les annonces immobilières les plus anciennes, restées longtemps sur le marché sans trouver preneur. Comme en fin de brocante, les vendeurs de ces biens sont souvent plus enclins à baisser significativement leur prix pour conclure la vente.

  • Les vendeurs pressés par une situation personnelle sont souvent les plus ouverts à la négociation : héritiers qui veulent se séparer rapidement du bien, couples en instance de divorce, ou biens proposés via des ventes aux enchères judiciaires, dont les prix de départ sont déjà inférieurs au marché.

  • Oui : en confirmant qu’une banque vous suit dans votre projet, l’attestation de financement Pretto vous positionne comme un acheteur sérieux aux yeux du vendeur, ce qui renforce votre crédibilité et votre marge de manœuvre au moment de la négociation.

Catherine Brezeky
Hélène Sung
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Publié le 20 octobre 2023, mis à jour le 21 juillet 2026 - 6 min de lecture