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La plus-value immobilière, c’est la différence entre le prix d’achat et le prix de vente d’un bien qui détermine sa valeur. En France, la plus-value réalisée lors de la cession d’une résidence secondaire (détenue depuis moins de 30 ans) est imposée à un taux de 36,2 %.
Dès lors que le vendeur est domicilié sur le territoire français, il doit s’acquitter de cette taxe pour tout bien situé en France ou à l’étranger. Les personnes physiques et les personnes morales soumises à l’impôt sur le revenu (comme les SCI) sont redevables de cet impôt sur la plus-value immobilière.
La plus-value brute correspond au prix de vente auquel on déduit le prix d’achat. On applique ensuite des ajustements à cette plus-value brute, en fonction du nombre d’années de détention, pour définir la plus-value nette ou « plus-value imposable ». C’est sur la base de cette plus-value imposable que sera calculé l’impôt.
Voici les différentes étapes à suivre pour connaître la fiscalité de votre plus-value.
Pour calculer la plus-value brute, on soustrait le prix d’achat corrigé au prix de vente corrigé.
Il intègre tous les montants que l’acquéreur vous doit et qui sont mentionnés dans l’acte de vente (prix de vente, indemnités d’éviction par exemple), et il est ensuite réduit des frais de cession à votre charge (diagnostics obligatoires, frais de cession divers, TVA…).
Il intègre les frais d’acquisition comme les frais de notaire (qui peuvent être établis forfaitairement à 7,5 % ou à un montant plus élevé sous réserve de justificatif) et le coût des éventuels travaux à condition de fournir les factures concernées.
Pour affiner le montant de votre plus-value, valorisez correctement le coût de vos travaux d’agrandissement, d’aménagement, de construction, et d’amélioration. Ceux-ci viendront diminuer le montant de votre plus-value à certaines conditions.
En l’absence de pièces justificatives des sommes dépensées, le montant des travaux peut être établi forfaitairement à 15 % du prix du bien s’il est détenu depuis plus de 5 ans.
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On applique des abattements au montant de la plus-value brute en fonction du nombre d’années de détention. On aboutit ainsi à une base imposable plus réduite, et à une fiscalité plus intéressante.
Selon l’administration fiscale, l’impôt sur la plus-value se compose de deux volets : l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux.
L’abattement est de 6 % chaque année au-delà de la 5e année et passe ensuite à 4 % lors de la 22e année. À l’issue de la 22e année, la plus-value est donc totalement exonérée d’impôt sur le revenu.
Durée de détention du bien | Abattement appliqué au montant imposable |
|---|---|
Jusqu’à cinq ans de détention | 0 % |
6e année | 6 % |
7e année | 12 % |
8e année | 18 % |
9e année | 24 % |
10e année | 30 % |
11e année | 36 % |
12e année | 42 % |
13e année | 48 % |
14e année | 54 % |
15e année | 60 % |
16e année | 66 % |
17e année | 72 % |
18e année | 78 % |
19e année | 84 % |
20e année | 90 % |
21e année | 96 % |
22e année | 100 % |
Le taux est de 1,65 % par an entre la 5e et la 21e année. Il passe à 1,60 % la 22e année puis à 9 % par an ensuite. À l’issue de la 30e année, la plus-value est donc totalement exonérée de paiement au titre des prélèvements sociaux.
Durée de détention du bien | Abattement appliqué au montant imposable |
|---|---|
Jusqu’à 5 ans de détention | 0 % |
6e année | 1,65 % |
7e année | 3,3 % |
8e année | 4,95 % |
9e année | 6,6 % |
10e année | 8,25 % |
11e année | 9,9 % |
12e année | 11,55 % |
13e année | 13,2 % |
14e année | 14,85 % |
15e année | 16,5 % |
16e année | 18,15 % |
17e année | 19,8 % |
18e année | 21,45 % |
19e année | 23,1 % |
20e année | 24,75 % |
21e année | 26,4 % |
22e année | 28 % |
23e année | 37 % |
24e année | 46 % |
25e année | 55 % |
26e année | 64 % |
27e année | 73 % |
28e année | 82 % |
29e année | 91 % |
30e année | 100 % |
En définitive, votre plus-value n’est plus imposable pour une résidence secondaire détenue depuis plus de 30 ans.
Selon l’administration fiscale, le taux d’imposition de la plus-value sur une résidence secondaire est de 19 % au titre de l’impôt sur le revenu et de 17,2 % au titre des prélèvements sociaux (suite à la hausse décidée dans la loi de financement en 2018). Cela porte le taux d’imposition total à 36,2 % de la base imposable.
Pour les plus-values au-delà de 50 000 €, une taxe complémentaire de 2 % à 6 % est intégrée au calcul.
La plus-value réalisée sur la vente d’une résidence secondaire est exonérée d’impôts si :
À l’inverse, la vente de votre résidence principale est totalement exonérée de plus-value (selon l’administration fiscale). Certains propriétaires choisissent donc d’inverser leur résidence principale et leur résidence secondaire avant de vendre.
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La plus-value sur une résidence secondaire est imposée à 36,2 % : 19 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux. Au-delà de 50 000 € de plus-value, une taxe complémentaire de 2 % à 6 % s’ajoute au calcul. C’est l’une des taxes du propriétaire à anticiper avant de vendre.
On soustrait le prix d’acquisition corrigé au prix de vente corrigé : le résultat est la plus-value brute. On y applique ensuite les abattements liés à la durée de détention pour obtenir la plus-value imposable, celle sur laquelle l’impôt est calculé.
L’exonération est totale au bout de 30 ans de détention. L’impôt sur le revenu, lui, disparaît dès l’issue de la 22e année ; seuls les prélèvements sociaux continuent de courir jusqu’à la 30e année.
Oui : les travaux d’agrandissement, de construction, d’aménagement et d’amélioration majorent le prix d’acquisition, à condition de produire des factures assujetties à la TVA. Sans justificatif, leur montant peut être fixé forfaitairement à 15 % du prix d’un bien détenu depuis plus de 5 ans. Les travaux d’entretien et de réparation, eux, ne comptent pas.