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Taxes propriétaire

Pourquoi les impôts sont-ils un casse-tête et comment y voir plus clair ?

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Charlotte
Mis à jour le 23 mai 2024
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Comme chaque printemps, les impôts sur le revenus débarquent pour notre plus grand déplaisir. Et chaque année, on se promet de faire mieux, d'être plus organisé, de dompter enfin cette déclaration qui nous donne des sueurs froides. Mais que nenni ! L'angoisse monte et on se retrouve à valider notre déclaration en mode panique, en priant pour ne pas avoir commis d'erreur. Pourquoi tant de haine ?

Pourquoi c'est si galère à comprendre ?

On ne sait pas vous, mais nous on ne connaît personne qui prenne plaisir à faire sa déclaration. Mais d'où vient cette aversion quasi-universelle pour les impôts ? La faute à la complexité fiscale qui rend l’exercice en véritable labyrinthe administratif. À commencer par le ballet législatif incessant. Eh oui, chaque année les lois et réglementations fiscales évoluent et, soyons honnêtes, ce n’est la passion de personne (excepté Monk) de se tenir informés des dernières modifications.

Ajoutons à ça les formulaires et autres instructions fiscales qui semblent rédigés dans un langage codé incompréhensible pour le commun des mortels. Et quand il s’agit de trouver des ressources fiables et des conseils avisés pour remplir sa déclaration, cela relève parfois du parcours du combattant.

Pour ceux qui ont différentes sources de revenus ou qui font des dons, remplir sa déclaration de revenus peut s'avérer être un véritable marathon administratif. Juliette, gestionnaire administrative de 29 ans explique : “Chaque année, je fais des dons à différentes associations et ça m’est arrivé plusieurs fois de faire ma déclaration et d’oublier de les mentionner jusqu’à ce que je reçoive mon reçu fiscal et que je fasse la modification après”.

Aujourd’hui, avec la déclaration pré-remplie et le prélèvement à la source, tout est censé être plus simple. Chaque organisme envoie directement les informations à l'administration fiscale. MAIS, il est important de vérifier qu'il n'y a pas d'erreur. Ne vous contentez pas de faire confiance aux automatismes, prenez quelques minutes pour vérifier vos données et éviter les mauvaises surprises !

Pourquoi devrait-on apprendre à les faire à l’école ?

Cela peut vous faire esquisser un sourire et pour autant, c’est le genre de connaissances qu’on aimerait acquérir dès l’école. Car même si les fonctions affines ont leur importance, il est certain que tous les Français devront davantage s’occuper de leurs impôts que de calculer un coefficient directeur.

Non seulement ces notions ne nous servent pas vraiment au quotidien, mais mal maîtriser sa déclaration d’impôts peut coûter cher. En oubliant de défiscaliser ses dons ou les travaux réalisés dans un investissement locatif, on perd de l’argent. Gérer ses finances efficacement est essentiel, et quand on sait que 20 % des Français font des erreurs dans leur déclaration d'impôts (selon une étude de l’institut Odoxa pour l'Ordre des experts-comptables), il devient évident que ces compétences sont indispensables.

Quelles erreurs éviter ?

Alors pour dompter le dragon fiscal, quelques bonnes pratiques peuvent vous aider !

#1 Les instructions et les notices, vous lirez

On sait, c'est un peu comme les conseils de votre prof de maths en 4ème B, mais croyez-nous, ça peut vous éviter bien des erreurs !

#2 Les calculs, vous vérifierez

Les chiffres, ce n’est pas votre tasse de thé, on vous comprend. Mais vérifier scrupuleusement vos revenus renseignés avant de soumettre votre déclaration peut vous faire économiser gros !

#3 Vos documents, vous préparerez

Pour remplir votre déclaration et vous assurer que les comptes sont bons, prenez avec vous vos bulletins de paie, reçus fiscaux, etc. histoire de ne rien laisser au hasard. Ça serait dommage de ne pas bénéficier de la défiscalisation si vous y avez le droit !

#4 Dans les temps, vous déclarerez

Devant l’exercice, on comprend que vous attendiez le dernier moment pour vous y mettre. Après tout, ça peut bien attendre… mais pas au prix de payer des pénalités car vous avez déposé en retard. Et pour être sûr(e) de bien tout déclarer, n’oubliez pas de vérifier ces 4 points en priorité :

  • L’impôt net de votre foyer fiscal,

  • Votre revenu fiscal de référence,

  • La somme à payer ou à vous rembourser,

  • Votre plafond d’épargne retraite.

Quelle est la date limite de déclaration en ligne ?

Tout dépend du département où vous résidez :

  • le jeudi 23 mai 2024 à 23h59 pour les départements 01 à 19 et non-résidents,
  • le jeudi 30 mai 2024 à 23h59 pour les départements 20 à 54,
  • le jeudi 6 juin 2024 à 23h59 pour les départements 55 à 976.
C’est quoi le barème de l’impôt ?

En France, les revenus sont imposés à différents taux répartis par tranches. Laissez-nous vous éclairer avec une petite métaphore. Imaginez que vous ayez des verres à remplir - chacun représentant un niveau de revenu - et que vous versiez vos revenus dans ces verres, toujours dans le même ordre : en commençant par le plus petit verre.

Voici la liste des verres avec leur capacité :

Le premier verre, de 0 € jusqu'à 11 294 €, c’est le verre "0 %". Le deuxième verre, de 11 295 € jusqu'à 28 797 €, c’est le verre "11 %". Le troisième verre, de 28 798 € jusqu'à 82 341 €, baptisé le verre "30 %", et ainsi de suite. Ces seuils sont fixés par l'administration fiscale pour déterminer les différentes tranches d'imposition.

N’oubliez pas de déclarer

On oublie souvent certains revenus, par méconnaissance ou par négligence. Mais attention, l'omission de certains revenus peut vous coûter cher ! Alors, on pense à quoi ?

  • Revenus tirés de l'économie collaborative : vous louez votre logement sur Airbnb ou vendez des objets sur Vinted ? Sachez que ces revenus doivent être déclarés dès qu'ils dépassent 3 000 € par an.

  • Revenus des placements financiers : intérêts, dividendes, plus-values... tous les revenus générés par vos placements financiers (assurances-vie, PEA, CTO, crypto-monnaie...) doivent être déclarés. Attention, cela s’applique seulement en cas de versement des dividendes et/ou intérêts.

  • Dons aux associations : saviez-vous que vous pouvez réduire vos impôts de 66% du montant de vos dons aux organismes caritatifs ? N'oubliez pas de les déclarer !

  • Frais d'emploi : vous utilisez votre véhicule personnel pour le travail ? Vous pouvez déduire une partie de vos frais d'essence ou de transport en commun.

Ce n'est pas tout ! N'oubliez pas de déclarer vos frais d'emploi à domicile, vos frais de garde d'enfants et vos dons aux œuvres effectués en 2023. Même si le fisc vous a déjà versé un bonus fiscal, vous pouvez encore bénéficier d'une réduction ou d'un crédit d'impôt.

Qu'est-ce qui change en 2024 ?

Pas de bouleversements majeurs cette année, mais quelques changements subtils à ne pas manquer pour optimiser votre fiscalité.

Au menu :

  • La revalorisation de 4,8 % du barème de l'impôt et des avantages pour les plus modestes, en ligne avec l'inflation.

  • Un coup de pouce pour la décote et l'abattement forfaitaire. Kézako ? Ce sont deux mécanismes mis en place par le système fiscal français pour réduire le montant de l'impôt sur le revenu des contribuables plus modestes.

  • Le plafond des dons inchangé à 1 000 € pour le crédit d'impôt de 75 %, mais désormais cumulable avec le plafond des dons à 66 %.

  • Le bonus de 66 % est étendu aux dons aux associations féministes et à la Fondation du patrimoine pour les dons effectués entre le 15 septembre et le 31 décembre 2023.

Et pour les propriétaires ?

Si vous êtes l’heureux propriétaire d’un bien, là aussi la fiscalité peut se complexifier.

Que prendre en compte ?

  • La taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) : Cet impôt local s'applique à tous les biens, occupés ou non. Son montant est calculé sur la base de la valeur locative cadastrale du bien, estimée d'après son revenu locatif potentiel. Des exonérations existent (pour les seniors et les personnes à faibles revenus).

  • Les revenus locatifs : ils sont imposables ! Déclarez tous vos revenus locatifs, même si vous avez déjà payé des impôts fonciers sur le bien.

  • Les dépenses déductibles : entretien, réparations, impôts fonciers... Ces dépenses liées à votre bien locatif peuvent être déduites de vos revenus.

  • Les plus-values immobilières : attention, vendre un bien locatif peut générer des impôts sur la plus-value !

Et si je me trompe ?

Vous avez le droit à l’erreur, et le fisc le reconnaît ! Tout le monde peut se tromper. Si vous vous apercevez d'une erreur, soyez honnête et régularisez-la directement en ligne sans craindre de sanction dès le premier manquement.

Que ce soit de manière spontanée ou lors d’un contrôle, vous pouvez rectifier votre situation si l’erreur a été commise de bonne foi.

Si j'ai besoin de parler à quelqu'un, à qui je m'adresse ?

Vous cherchez des réponses claires à vos questions fiscales et ne trouvez rien de satisfaisant en ligne ? Rassurez-vous plusieurs options s'offrent à vous pour contacter un conseiller des impôts :

  • Par téléphone : appelez gratuitement le centre de contact "Impôts Service" au 0809 401 401, disponible du lundi au vendredi de 8h30 à 19h (hors jours fériés).

  • En ligne : utilisez le service de messagerie instantanée des impôts, accessible du lundi au vendredi de 8h30 à 19h.

  • En personne : déplacez vous vers le centre des impôts fonciers ou votre centre des impôts du revenu le plus proche de chez vous !

Ne restez pas dans le doute, des solutions rapides et efficaces sont à votre disposition.

Même si vous ne pouvez pas échapper à la déclaration, on se console en se disant qu'on n'est pas seul face à l'épreuve. Et puis, après tout, il y a toujours l'espoir que l'année prochaine sera moins ardue...

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