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Quels critères déterminent le montant des cotisations d’assurance emprunteur ?

Si l’on compare différentes assurances emprunteur, on remarque immédiatement une grande disparité dans les tarifs pratiqués. Les primes mensuelles pouvant parfois aller du simple au double, voire plus. Alors, pourquoi tant d’écart ? Est-ce que ces différences de tarifications sont liées à l’organisme concerné ou est-ce qu’il est lié à la personne à assurer. Les raisons sont multiples, nous allons les passer en revue une par une ci-dessous :

Le niveau de garantie

Il faut tout d’abord comparer ce qui est comparable, il est en effet évident qu’il ne serait pas logique de comparer une assurance de base décès/invalidité avec une autre qui serait complète (décès/invalidité/ITT/perte d’emploi).

La base de calcul

Les assurances groupe, (celles que proposent les banques), calculent la cotisation mensuelle en appliquant un taux au capital emprunté. Alors que certaines assurances individuelles (assureurs indépendants de l’organisme prêteur), la  calculent non pas sur capital emprunté mais sur le capital restant dû.

  • Si la base de calcul est le capital emprunté : Pour un emprunt de 200 000 euros et un taux de 0.30%, il est aisé de calculer le montant annuelle de l’assurance : 200 000 x 0.30% = 600 euros, soit 50 euros/mois. Une somme fixe qui sera prélevée de la première à la dernière mensualité.
  • Si la base de calcul est le capital restant dû : Seule la première cotisation sera de 50 euros, les suivantes seront dégressive jusqu’à la fin du prêt. C’est ainsi que lorsque la moitié du capital aura été remboursé, cet assuré ne paiera plus que 25 euros/mois. Et quelques dizaines de centimes d’euros seulement à la fin du crédit.

On ne peut comparer que ce qui est comparable. Et faire une comparaison par rapport au montant de la première mensualité quand la base de calcul est différente n’aurait aucun sens. Par conséquent, le choix se fera bien entendu par rapport au coût global de l’assurance. mais aussi en prenant en compte le fait que si l’on opte pour une assurance calculée sur le capital restant dû, on paiera plus cher au début du crédit qu’à la fin.

L’âge des emprunteurs

Les assureurs considèrent que plus les emprunteurs sont âgés, plus les risques de décès ou de graves problèmes de santé sont grands. Par conséquent plus l’on est âgé au moment de la signature du contrat et plus les primes mensuelles sont élevés.

L’état de santé

C’est aussi un élément important dans le calcul du tarif. L’assureur l’évalue grâce au questionnaire que tout emprunteur doit remplir. Si le souscripteur a des antécédents de maladie ou a été victime d’un accident grave, une surprime lui sera appliqué. Cependant les assureurs n’apprécient pas tous de la même manière la surprime a appliquer. Les assureurs groupes sont souvent moins « tatillons » car leurs tarifs sont calculés par rapport aux risques moyens par tranche d’âge.

L’assuré est il fumeur ?

Toutes les études médicales sur ce sujet s’accordent pour dire que la durée de vie des fumeurs est inférieure à celle des non fumeurs. De plus les risques de développer des maladies graves sont notablement plus élevés. C’est pourquoi bon nombre d’assureurs tiennent compte de ce critère dans le calcul de leurs assurances emprunteur, la cotisation est plus élevé pour un fumeur (occasionnel ou non).

Les activités sportives et la profession 

Les compagnies et mutuelles d’assurances tiennent aussi très souvent compte des métiers exercés et des sports pratiqués. C’est ainsi qu’un pompier, un policier, un alpiniste amateur, ou un fan d’ULM paieront plus cher leur assurance de crédit immobilier. On remarque cependant une grande disparité entre assureurs dans le calcul des surprimes.

La quotité

C’est un pourcentage déterminé au moment de la signature du contrat et qui sera appliqué au remboursement prévu en cas de sinistre. Pour un emprunteur unique, elle sera de 100%. Par contre un couple pourra soit choisir une quotité de 100% à répartir sur chacun d’eux. (50% sur chaque tête par exemple, ou bien 70/30, le choix se fait proportionnellement aux revenus de chacun). Ou bien opter pour une couverture complète, avec 100% pour chacun. Il est bien évident que la couverture complète, à 200% sera plus coûteuse que celle à 100% répartie sur les deux assurés.

La franchise 

Les contrats d’assurance emprunteur prévoient un remboursement total du crédit dans certain cas (décès et PTIA), ces deux cas (les plus graves en fait) ne sont pas concernés pas la notion de franchise. Mais d’autres garanties comme l’invalidité partielle, la garantie perte d’emploi ou bien encore l’incapacité temporaire de travail, sont concernés par la la carence.

C’est ainsi que dans ces trois cas, la prise en charge des échéances n’intervient pas dès le premier jour. Par exemple, si une personne se retrouve en interruption de travail pour cause de maladie. Elle ne verra ses échéance prises en charge qu’à partir du moment ou cette période de carence sera atteinte. (En fonction des assureurs et des contrats cette période peut être de 60 jours d’arrêt ou 90 jours. Voire même sur certains contrats 6 mois ou plus.

Sachant que le montant de la prime est calculé par rapport aux risques et aux indemnisations prévisibles qui en découlent. Plus le délai de carence est long et moins l’assureur prend de risque. Par conséquent les périodes de carence influent sur le montant de la prime d’assurance.

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