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Pour faire un compromis de vente entre particuliers, rédigez un document conforme mentionnant le prix, le bien et les conditions suspensives, joignez les diagnostics et le titre de propriété, puis signez-le en deux exemplaires. Seule une promesse unilatérale de vente sous seing privé doit être enregistrée auprès des services fiscaux, dans les 10 jours et moyennant 125 €, sous peine de nullité ; le compromis n’y est pas soumis. Aucun notaire n’est obligatoire à ce stade, et l’acheteur dispose ensuite de 10 jours pour se rétracter.
Acheter ou vendre un bien immobilier entre particuliers sans passer par une agence, c’est tout à fait possible ! Mais cela implique aussi quelques démarches à gérer soi-même. Parmi elles, la signature du compromis de vente entre particuliers, une étape clé pour officialiser l’accord entre l’acheteur et le vendeur.
Lorsque l’acheteur et le vendeur s’accordent sur le prix de vente et les conditions de la transaction, ils doivent formaliser cet accord avec un compromis de vente.
Trois options existent :
Si vous choisissez la troisième option, voici les étapes à respecter :
L’obligation d’enregistrement ne s’applique pas systématiquement au compromis de vente : elle concerne spécifiquement la promesse unilatérale de vente conclue par acte sous seing privé.
En application de l’article 1589-2 du Code civil, une promesse unilatérale de vente immobilière établie par acte sous seing privé doit être enregistrée auprès du service des impôts dans les 10 jours suivant son acceptation par le bénéficiaire, sous peine de nullité. N’importe laquelle des deux parties peut procéder à l’enregistrement, auprès du service des impôts de son domicile.
Le compromis de vente (promesse synallagmatique) n’est, lui, pas soumis à cette obligation légale d’enregistrement. Sachez que le tarif d’enregistrement de la promesse unilatérale est un montant forfaitaire actuellement fixé à 125 €, selon impots.gouv.fr (2026).
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Le compromis de vente doit mentionner des informations précises sur la transaction pour éviter toute ambiguïté.
Le compromis de vente doit ainsi comporter :
Le document doit également préciser :
Pour être valide, un compromis de vente doit être accompagné de plusieurs documents.
Le vendeur doit fournir :
Si le bien vendu fait partie d’une copropriété, le vendeur doit aussi remettre :
L’acheteur ne pourra pas demander son prêt immobilier avant d’avoir reçu l’ensemble de ces documents.
Lorsque le compromis de vente est signé sans intermédiaire, aucuns frais spécifiques ne sont dus, à l’exception du coût d’enregistrement aux impôts (125 €).
Si le compromis est signé chez un notaire, des frais de rédaction peuvent être facturés. Ces montants, généralement compris entre 150 et 300 €, correspondent à des usages observés selon les études notariales, et non à un tarif réglementé ; ils sont le plus souvent à la charge de l’acheteur.
Dans certains cas, les parties peuvent convenir d’un partage des frais. Il est donc recommandé d’en discuter avant la signature.
Un compromis de vente engage l’acheteur et le vendeur, mais certaines clauses peuvent être adaptées pour sécuriser la transaction.
Une condition suspensive est une clause du compromis de vente qui subordonne la réalisation de la vente à un événement précis : si cet événement ne se produit pas, la vente est annulée sans pénalité pour l’acheteur. La plus courante concerne l’obtention d’un prêt immobilier : si l’acheteur ne parvient pas à obtenir son financement, la vente peut être annulée sans pénalité. D’autres conditions suspensives peuvent être ajoutées, par exemple :
Un délai de trois mois est généralement prévu entre la signature du compromis et l’acte définitif chez le notaire. Cependant, selon les besoins des parties, ce délai peut être ajusté. Par exemple, si l'acheteur doit libérer son ancien logement à une date précise, il peut être judicieux de synchroniser les dates pour éviter une période sans logement ou avec double loyer.
Le vendeur peut demander à l’acheteur de verser un acompte, généralement entre 5 et 10 % du prix de vente. Ce montant sera déduit du prix final ou restitué si la vente est annulée pour une raison prévue dans le compromis.
Dans les zones tendues comme Paris, certains vendeurs refusent les conditions suspensives pour privilégier les dossiers les plus solides. Faites donc attention lors de la négociation.
Il est possible de trouver en ligne des modèles de compromis de vente entre particuliers à imprimer sous format PDF. Ces documents types permettent de s’assurer que toutes les mentions essentielles sont bien présentes.
Cependant, leur contenu peut ne pas être totalement adapté à votre situation. Il est donc conseillé de faire relire votre compromis par un professionnel avant de signer.
Oui. Le compromis de vente peut être signé entre particuliers, sans notaire ni agence, ce qui réduit les coûts mais demande une grande rigueur dans la rédaction et la collecte des documents obligatoires.
L’enregistrement obligatoire ne concerne que la promesse unilatérale de vente signée par acte sous seing privé (et non le compromis) : il coûte un montant forfaitaire de 125 €, dans les 10 jours suivant l’acceptation par le bénéficiaire, sous peine de nullité (article 1589-2 du Code civil).
Si le compromis inclut une condition suspensive d’obtention de prêt, l’acheteur peut annuler la vente sans pénalité en cas de refus de financement.
C’est au vendeur de fournir le dossier de diagnostics techniques (DPE, amiante, plomb, électricité, gaz), le titre de propriété et l’attestation de surface loi Carrez pour un bien en copropriété.
Un délai d’environ trois mois est généralement prévu entre la signature du compromis et la signature de l’acte authentique chez le notaire, ce délai pouvant être ajusté selon les besoins des parties.