1. Comment devenir courtier immobilier ? Formation et carrière

Comment devenir courtier immobilier ? Formation et carrière

Vous êtes intéressé par l’immobilier et souhaitez aider des personnes à devenir propriétaire du bien dont ils rêvent ? Le métier de courtier immobilier est fait pour vous.

Que fait le courtier immobilier ?

Devenu un acteur incontournable du marché de l’immobilier, le courtier accompagne ses clients tout au long de leur processus d’acquisition, de l’analyse de leur dossier jusqu’à l’obtention d’un crédit immobilier. Cet accompagnement complet nécessite une large palette de compétences, ce qui en fait un métier à la fois exigeant et stimulant. Outre l’intérêt du métier, il offre des perspectives de rémunération intéressantes, que l’on décide d’exercer en cabinet ou en tant qu’indépendant.

Si les perspectives du métier sont très attrayantes, ses exigences nécessitent néanmoins une véritable formation ainsi que des démarches administratives. Afin de pouvoir exercer, le courtier doit remplir deux conditions :

  • Être habilité IOBSP (intermédiaire en opération de banque et service de paiement), ce qui s’obtient par différentes voies
  • Être immatriculé à l’ORIAS, le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance

Quelles études faut-il faire pour devenir courtier ?

Détrompez-vous, il n’existe pas de parcours type pour devenir courtier et les voies d’accès sont variées. Néanmoins, le métier de courtier est une profession réglementée qui exige dans tous les cas une habilitation IOBSP.

Il est possible d’obtenir cette habilitation de différentes manières, via un diplôme (minimum bac+2), par la validation des acquis de l’expérience, ou encore par une formation professionnelle (150 h).

De quoi vous faire gagner du temps !

Devenir courtier grâce à ses diplômes

Un diplôme bac+2 dans les domaines relatifs à la finance, à la banque ou à l’assurance suffit pour pouvoir être habilité IOBSP. Ainsi, le futur courtier pourra au choix obtenir un BTS Assurance, un BTS Professions Immobilières, un DUT Carrière Juridique ou encore un DEUST Banque Organismes Financiers et de Prévoyance.

Si le candidat a l’ambition d’évoluer rapidement au sein de son cabinet de courtage ou de devenir indépendant, il lui faudra en revanche viser des formations plus longues :

  • au niveau Bac+3 : licence professionnelle Banque, Assurance ou Finance
  • au niveau Bac+5 : diplôme d’une Ecole Supérieure de Commerce et de Gestion, le diplôme d'Ingénieur, le diplôme de l'Ecole Nationale d'Assurance, le diplôme d'université de l'Institut des Assurances, le master professionnel de droit, d'assurance ou de finance

Plus le niveau d’études est élevé, plus le futur courtier pourra accroître sa crédibilité et progresser plus rapidement dans la hiérarchie de son cabinet.

Devenir courtier par validation des acquis de l’expérience

Si son niveau d’études n’est pas suffisamment élevé, le candidat pourra également viser l’habilitation par validation des acquis de l’expérience. Avec une expérience professionnelle suffisante dans des fonctions liées à la réalisation d'opérations de banque, il pourra être habilité. Le futur courtier devra avoir travaillé :

  • au moins 2 ans en tant que cadre au cours des 3 dernières années précédant l'immatriculation à l'ORIAS
  • au moins 4 ans en tant que non cadre au cours des 5 dernières années précédant l'immatriculation à l'ORIAS

Formation professionnelle

La dernière voie pour être habilité réside dans la formation professionnelle. Dispensées par différents établissements agréés (IFIB, IFCM, ENFI, etc.), ces formations de 150 heures sont élaborées par les organisations représentatives de la profession et approuvées par le Ministère de l’Economie. Le futur candidat pourra y acquérir les compétences juridiques, économiques et financières adéquates pour le métier de courtier.

Quelles sont les compétences nécessaires pour être courtier immobilier ?

Cependant, devenir courtier ne s'improvise pas. En plus de votre diplôme, de nombreuses compétences sont indispensables :

  • des capacités commerciales

Le premier rôle du courtier immobilier étant de trouver la meilleure offre de crédit immobilier, il faut bénéficier de capacités commerciales et de négociation. Il faut évidemment être à l'aise avec le téléphone, tant auprès des banques que des clients.

L'art de convaincre son interlocuteur et la volonté de toujours se dépasser sont ainsi essentielles, comme dans de nombreux métiers commerciaux.

  • des compétences humaines

En tant que courtier, vous êtes constamment en contact avec des personnes qui font le plus gros achat de leur vie. Les sommes engagées sont importantes, sans compter l'implications émotionnelle des personnes qui achètent : c'est la maison dans laquelle elles veulent voir grandir leurs enfants, ou bien l'investissement qui leur permettra de financer leur retraite, l'appartement qui marque l'entrée dans la vie d'adulte...

Les raisons pour l'achat immobilier sont multiples, et génèrent donc du stress différent en fonction des clients. Il faut être capable de s'adapter, être suffisamment empathique pour rassurer vos interlocuteurs. Sans oublier pédagogue : le crédit immobilier est une grande inconnue pour la majorité des clients !

  • des connaissances techniques

Le crédit immobilier est un produit financier complexe. Il vous faudra ainsi découvrir toutes ses spécificités, mais aussi être capable de s'adapter. En fonction du contexte économique ou politique, certains changements peuvent venir chambouler le secteur, et vous devez être capable de conseiller vos clients au mieux.

Par ailleurs, toutes les banques ne sont pas attirées par le même type de profils et de projets : connaître précisément leurs attentes est un gage de réussite qu'il vous faudra apprendre !

Travailler en cabinet, en franchise ou en tant qu’indépendant ?

Sa formation en poche, le courtier peut opter pour :

  • du salariat au sein d’un cabinet de courtier en prêt
  • du travail en indépendant
  • du travail en indépendant en tant que franchisé
Chaque statut dispose de ses avantages et de ses inconvénients.

Plus sécurisant, le salariat au sein d’un cabinet permet l’accès à un solide portefeuille de clients ainsi qu’à une rémunération assurée tous les mois, qui peut en plus être complétée d’une prime de rendement selon les performances.

Le courtier salarié bénéficie en outre d’un encadrement managérial, qui l’oriente selon les tendances du marché et les opportunités du moment (par exemple en termes de ciblage des produits d’assurance ou d’orientation du portefeuille, etc.). Enfin, il sera possible pour le courtier salarié d’évoluer au sein de sa structure et d’obtenir des responsabilités grandissantes.

Le statut d’indépendant, quant à lui, donne l’ensemble des responsabilités au courtier : c’est à lui de trouver ses clients tout en assurant l’exécution des tâches administratives. Bien que le courtier ne soit pas assuré d’un revenu régulier, il peut enregistrer des revenus plus importants qu’en tant que salarié s’il dispose ou se crée un bon portefeuille client.

L’indépendant en franchise, pour finir, dispose des mêmes avantages et inconvénients que l’indépendant “isolé” mais peut s’appuyer sur sa tête de réseau pour se faire accompagner sur la veille, le suivi de ses dossiers ou encore sur ses tâches administratives. Adhérer à de tels réseaux de courtier permet ainsi de mieux sécuriser son activité professionnelle.

En synthèse, il est préférable pour un courtier nouvellement diplômé de commencer en tant que franchisé ou dans un cabinet de courtage car il pourra faire ses armes tout en limitant les risques.

Quelle est la rémunération du courtier ?

Un courtier immobilier se rémunère traditionnellement via deux sources :

  • les frais de courtage, correspondant à son travail de montage et d’analyse des dossiers, payés par le client
  • la commission d’apporteur d’affaires, payée par les banques lorsqu’un dossier est conclu

Cependant, tous les courtiers ne facturent pas à leurs clients les frais de courtage.

La majeure partie des courtiers numériques ne demandent pas de frais de courtage et s’appuient uniquement sur la commission reversée par la banque. Cette dernière est généralement comprise entre 0,7% et 1% du montant du financement avec un plafond déterminé entre la banque et le courtier.

Ces plafonds peuvent varier en fonction de la politique de la banque mais aussi de la quantité et de la qualité des dossiers apportés.

Par exemple, un emprunt de 300 000 € rapportera 3 000 € au courtier qui a mené à bien le dossier. Ainsi, les courtiers numériques comptent avant tout sur un volume important de clients pour maximiser leur performance.

Chez les courtiers traditionnels en revanche, les frais de courtage sont facturés et varient selon les différentes agences. Par exemple, les frais s’élèvent à 1 000 € avec MeilleurTaux Agence ou encore à 1 500 € avec Cafpi. Ces courtiers reçoivent donc à la fois les frais de courtage et les commissions des banques.

A retenir
  • Pour devenir courtier immobilier, vous pouvez soit faire des études dédiées, valider vos acquis par l'expérience ou bénéficier d'une formation professionnelle.
  • Vous avez ensuite le choix entre devenir courtier salarié, courtier indépendant, ou franchisé. Chacun de ces statuts présente des avantages et des inconvénients.
  • La rémunération est variable en fonction de votre statut, mais elle dépend principalement de votre réseau bancaire et de la qualité du portefeuille de clients que vous parvenez à vous créer.
Mis à jour le 21 septembre 2020
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Lucas Bories
Manager commercial
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