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Rénovation énergétique : combien coûtent les travaux ?

Vous souhaitez valoriser votre bien immobilier par la rénovation énergétique ? Vous voulez simplement mettre à niveau l’isolation de votre logement ? Estimez la rentabilité des travaux avant de vous lancer. Vous pourrez ainsi choisir quels aménagements mettre en place en priorité. Par ailleurs, sachez qu’il existe des aides financières pour vous aider dans votre démarche.

1. Quels sont les différents types de travaux de rénovation énergétique

Il existe plusieurs types de travaux de rénovation énergétique. Si votre objectif est d’optimiser la consommation énergétique de votre logement, il peut être judicieux d’effectuer chaque changement en son temps.

Les travaux d’isolation

Avant de considérer votre système de chauffage, assurez-vous que votre bien est correctement isolé. C’est un point d’autant plus important pour les logements anciens, naturellement plus difficiles à isoler qu’un logement neuf. Ceci explique d’ailleurs que certains acheteurs préfèrent investir dans le neuf, mais pas de panique ! Un expert peut vous accompagner dans le choix des éléments à mettre à niveau en priorité. Par exemple, l’isolation des combles, des toitures et des murs serait à privilégier. Les fenêtres et les planchers viennent ensuite.

Les travaux d’optimisation du chauffage

Une fois que la chaleur ne s’échappe plus, vous pouvez optimiser votre système de chauffage. Ne vous laissez pas avoir par le prix d’achat : le coût énergétique peut faire basculer la balance ! Commencez par évaluer les équipements dont vous disposez. Une chaudière ancienne énergivore peut être échangée avec une chaudière à condensation individuelle ou à basse température. Vous pouvez aussi faire fermer le foyer de votre cheminée, pour une meilleure performance et un meilleur confort de vie. Enfin, les radiateurs classiques sont moins efficaces que les radiateurs à chaleur douce, qui fonctionnent à une température plus basse.

L’installation d’énergies renouvelables

Si vous cherchez à aller plus loin, pourquoi ne pas miser sur les énergies renouvelables ? Vous vous chauffez déjà au bois de cheminée, mais saviez-vous qu’un foyer ouvert engendre un rendement de 10 % contre 85 % pour un poêle à bois ? Si vous préférez le solaire, vous pouvez faire installer des panneaux sur votre toiture pour créer de l’électricité. Il existe d’autres systèmes, comme les pompes à chaleur (aérothermiques et géothermiques), les éoliennes individuelles et les petites centrales hydrauliques. Vous consommez votre production et vous pouvez même revendre l’excédent !

Les systèmes de ventilation

Pour favoriser l’hygiène et le confort de votre logement, assurez-vous que la ventilation est fonctionnelle. Elle peut être naturelle ou mécanique. Si votre bien immobilier craint l’humidité, la condensation est votre pire ennemie. Un bon système de ventilation vous éviterait des dégradations onéreuses. Une étude de rentabilité vous mènerait peut-être à investir dans une installation plus chère initialement mais plus performante qui vous ferait faire des économies sur le long terme.

Les systèmes de régulation

Parce que vous ne payez pas l’énergie que vous n’utilisez pas, il peut être judicieux de réguler votre consommation. On s’habitue vite à un système de chauffage qui varie en fonction de la température extérieure. À l’aide une sonde thermique installée dehors, votre appareil de chauffage modifie la température intérieure par anticipation. Vous préférez garder le contrôle ? Le robinet thermostatique régule le débit d’eau qui passe par les radiateurs pièce par pièce. Si vous n’occupez pas votre logement à temps plein, un programmateur d’intermittence peut vous faire économiser pendant que vous êtes au travail ou en week-end. Pas besoin de s’en occuper, vous donnez les consignes et vous n’y pensez plus !

2. Combien cela coûte ?

Le coût des travaux de rénovation énergétique d’un bien immobilier reste difficile à chiffrer. Les montants qui figurent ci-dessous sont à titre indicatif, demandez un devis pour obtenir des prix fiables avant de décider quels types de travaux commencer.

Isolation de votre logement

On l’a dit, la priorité en termes de rénovation énergétique consiste à isoler votre habitation. Un système de chauffage moderne ne serait pas optimal dans un moulin à vent… Pour maximiser vos économies, commencer à isoler vos combles et toitures, car la chaleur monte ! Le budget varie énormément en fonction de la technique utilisée : soufflage ou épandage. La première est plus économique que la seconde, mais comptez entre 18 € et 53 € du m² tous matériaux confondus. Pour l’isolation des murs, vous pouvez procéder par l’intérieur ou par l’extérieur. La première option est moins chère (60 €/m² contre 161 €/m² en moyenne), mais la seconde est beaucoup plus efficace et se rentabilisera rapidement. Changer les fenêtres coûte entre 500 € et 1 500 €. Cela dépend du type de vitrage vous choisissez, des huisseries et du de l’ouverture (baie vitrée, oscillo-battant, chien-assis…).

Mise à niveau des équipements

Une fois que vous êtes prêt à moderniser votre système de chauffage, l’addition peut monter très vite. Une chaudière coûte de 3 000 € (gaz) à 10 000 € (fioul). Tout dépend de sa puissance, son emplacement et sa capacité à produire de l’eau chaude sanitaire pour les pièces d’eau. Un chauffe-eau est plus abordable, environ 3 000 €. Comptez aussi 50 € à 1 000 € pour un radiateur à eau, 100 € à 1 200 € pour un radiateur électrique. Enfin pour profiter au mieux de votre cheminée, choisissez l’insert dont le prix varie entre 3 000 € et 7 000 €.

Le choix de l’énergie renouvelable

Le plus abordable concernant la production d’énergie renouvelable reste le bois : l’installation d’un poêle se rentabilise vite avec un prix de 3 000 € à 7 000 €. En revanche, les autres installations peuvent représenter un investissement initial plus important. Les panneaux photovoltaïques sont de plus en plus accessibles, leur prix de 1 000 €/m² varie en fonction de leur puissance. Une pompe à chaleur coûte elle de 6 000 € à 20 000 € (aérothermique) ou de 20 000 € à 40 000 € (géothermie) selon la surface chauffée. Les dispositifs liés à l’éolien ou l’hydraulique sont eux drastiquement plus chers et dépendent entièrement du cadre de votre logement.

3. Quelles sont les aides financières pour la rénovation énergétique ?

Quand vous comparez les prix d’achat et d’installation d’équipements, prenez en compte les aides financières pour la rénovation énergétique. Certains types de travaux sont à privilégier pour diminuer vos dépenses. Pour commencer, engager un artisan Reconnu Garant de l’Environnement (RGE) vous fait bénéficier d’un taux de TVA réduit à 5,5 %. Vous pouvez ensuite entreprendre des démarches administratives pour obtenir des aides financières propres à chaque dispositif.

  • Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) vous permet de déduire de vos impôts 30 % des dépenses liées aux travaux effectués par un RGE. Le montant par foyer est plafonné à 16 000 € et 400 € additionnels par personne à charge.
  • L’éco-prêt à taux zéro vous fait bénéficier de 30 000 € pour des rénovations énergétiques par un professionnel RGE. Vous devez cependant combiner plusieurs catégories de travaux éligibles pour y avoir droit.
  • Le dispositif des certificats d’économies d’énergies (CEE) est un engagement des fournisseurs d’énergie à aider les particuliers dans la rénovation énergétique de leur logement ancien. Il s’élève à 20 % du prix des travaux effectués par un professionnel RGE.
  • Le programme « Habiter mieux » est accordé sous conditions de ressources et après avoir constitué un dossier de demande. Il offre une aide financière plafonnée à 10 000 €. Cette aide peut être complétée par une prime d’Etat de 1 600 € à 2 000 € si les travaux améliorent d’au moins 25 % la performance énergétique du logement.

Renseignez-vous sur les conditions d’obtention de ses aides et faites vos demandes avant de commencer vos travaux.