Changer son crédit immobilier, une belle opération financière

Pendant de nombreuses années, le crédit immobilier était la pierre angulaire de la relation bancaire des clients.

Il pouvait être l’occasion de changer d’établissement bancaire pour celui proposant la meilleure offre, mais était aussi et surtout l’élément qui vous faisait y rester.

Le contexte a changé :

  1. les taux ont fortement baissé ces dernières années pour en arriver aux taux les plus faibles de l’histoire. Depuis le point haut de 2008 à plus de 5.00 €,la moyenne des taux immobiliers a baissé progressivement pour se situer début 2020 à environ 1.13 %.
  2. la réglementation favorise aussi les changements d’établissement bancaire et d’assurances de prêt. Nous étudierons ce point précis un peu plus loin dans notre article,l’assurance n’étant pas qu’un accessoire au projet, mais bien un élément essentiel sur lequel des marges importantes sont réalisées.
  3. le métier du courtage en prêt immobilier s’est fortement développé et facilite les démarches.

Parmi les personnes possédant un crédit immobilier, 35 % ont fait appel à un courtier en crédit immobilier, un chiffre en augmentation de 6 points par rapport à 2015 confortant l’idée d’une hausse de la part de marché des courtiers ces dernières années …

Les personnes âgées de 18 à 34 ans sont plus enclines à avoir recours à un courtier (61%) que les autres catégories d’âge (21 % pour les personnes âgées de 50 ans et plus par exemple, un chiffre stable) et leur proportion est en très forte progression (+ 21 points car ils n’étaient que 40 % à y faire appel en 2015).

Quelles sont les questions à se poser avant d’envisager cette démarche ?

  • quel est mon degré d’attachement à mon établissement bancaire ? En effet, il est possible que vos démarches vous conduisent à changer de banque. Il convient donc de vérifier si, au préalable, vous êtes prêts à effectuer ce changement.
  • ai-je sollicité ma banque actuelle pour réaménager mes crédits et renégocier mes assurances ? Il est possible que ce soit la meilleure solution, votre banque étant peut-être prête, pour vous conserver en tant que client, à consentir à revoir ses conditions.
  • où en suis-je de mon prêt, quelle durée reste à courir ? En effet, il faut bien intégrer le coût de l’opération : frais de dossier, voire frais de courtage, frais liés à la prise de garantie, indemnités de remboursement anticipé.

Plus la durée restante est longue, et bien évidemment, plus ces frais seront dilués, d’autant qu’avec un prêt amortissable, dans les dernières échéances, vous ne payez plus guère que du capital, et l’impact de la minoration de taux sera réduit.

L’accompagnement par un courtier en crédit pourra vous permettre d’évaluer au mieux l’intérêt de l’opération, dans le sens où il constituera le dossier avec vous et sollicitera directement les banques, vous évitant de multiplier les démarches.

En effet, le courtier est un intermédiaire que vous mandatez : le courtier en crédit défendra vos intérêts, négociera à votre place avec les banques pour obtenir les meilleures conditions financières du marché.

Sa mission se trouve renforcée par le poids des nombreux dossiers qu’il défend et on peut considérer qu’il sera évidemment mieux placé qu’un particulier isolé pour négocier.

Par ailleurs, il faut savoir que le courtier ne s’adresse pas aux conseillers d’une agence bancaire mais qu’il est en relation directe avec le siège des banques, leur service prescription ou crédits. En plus d’une marge de manœuvre bonifiée, son accès peut également vous permettre de bénéficier d’éventuels accords préférentiels.

L’assurance de prêt, un « accessoire » non négligeable

Même chose concernant l’assurance de votre prêt, vous pouvez étudier l’intérêt de changer de compagnie.

Il faut savoir que les banques réalisent une marge colossale sur cet accessoire du crédit.

Cette pratique pour le moins contestable se trouve néanmoins affaiblie depuis les adoptions successives des lois sur le sujet :

la loi Lagarde de 2010 contenant une section sur l’assurance du prêt lors de sa mise en place, la loi Hamon du 26 juillet 2014, qui prévoyait le changement possible d’assurance durant la première année du prêt, et la loi Bourquin entrée en vigueur le 1er janvier 2018 qui rend possible le changement d’assurance tous les ans.

Ces lois successives, qui vont dans le sens de la protection du consommateur, offrent davantage de liberté aux emprunteurs pour résilier le contrat d’assurance adossé à leur prêt immobilier.

Grâce au dernier texte notamment, les emprunteurs peuvent demander une délégation d’assurance à chaque date d’anniversaire du contrat.

Le demandeur doit néanmoins respecter un préavis de deux mois et le nouveau contrat d’assurance doit présenter des garanties au moins équivalentes à celles du contrat initial.

Vous l’aurez donc compris, vous avez sans aucun doute beaucoup à gagner à prendre le temps de vous repencher sur vos crédits immobiliers et les assurances qui les accompagnent.

Pour être accompagnés de la façon adaptée dans le cadre de cette étude, nous ne saurio trop vous recommander de solliciter votre cabinet de conseil en gestion de patrimoine ou votre courtier habituel.
Publié le 8 avril 2020
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Anthony Blaublomme
Chargé de marketing digital
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