Les prêts à 25 ans continuent de séduire les français

La dernière étude publiée par l’Observatoire Crédit Logement/CSA a révélé un certain nombre d'indicateurs concernant la production de crédits pendant le deuxième trimestre de l’année 2019.

Parmi eux, on peut par exemple citer : - des montants de prêts plus importants - le montant de l’apport personnel en baisse - des projets immobiliers plus chers à financer

Voici plus en détail les grandes tendances que révèle l’étude concernant le marché de l’emprunt immobilier en France pour le deuxième trimestre 2019.

Un crédit plus long et des emprunteurs plus jeune

Alors que les conditions d'emprunt sont toujours extrêmement intéressantes avec des taux d'intérêt qui, en juin 2019 avaient atteint les 1,25 % (soit un niveau 4,5% inférieur aux taux du début des années 2000), l’étude révèle que les emprunteurs ont profité de ces conditions de marché particulièrement intéressantes pour s'endetter sur des durées plus longues.

Ainsi, quasiment la moitié des prêts effectués en juin 2019 l'ont été sur une période d’un minimum de 25 ans, alors que le crédit de moins de 15 ans n'a constitué que 8,5 % des demandes de financement. Par ailleurs, notons que ce sont surtout les moins de 35 ans qui se sont orientés vers les crédits de 25 ans et plus, représentant 52 % des demandes d'emprunt avec ces durées-là.

On constate donc à travers cet allongement de la durée de l'emprunt qu'un certain nombre de jeunes ménages ont pu par cette démarche financer leur projet d'acquisition immobilière. Une pratique qui tend à se développer en raison du fait que le contexte pour emprunter reste malgré tout assez compliqué pour de nombreux ménages, en raison de facteurs comme la hausse des prix de l’immobilier ou encore la réduction des aides de l’état, comme par exemple la suppression de l’APL accession ou la baisse du montant alloué pour le prêt à taux zéro.

Moins d'apport personnel et des projets immobiliers plus chers

D'autre part, l’étude met en exergue que les banques pratiquent un certaine politique d'assouplissement des critères d'attribution des crédits immobiliers à destination des particuliers. Une politique plutôt intéressante pour les primo-accédants.

On peut justifier cette politique par la concurrence dont ce marché fait l’objet, que ce soit entre les banques traditionnelles, ou encore par l’intermédiaire des banques en ligne, qui ne cessent de s’implanter activement sur ce secteur.

L’indicateur le plus révélateur de cette tendance réside incontestablement dans la baisse constaté des apports personnels dans le cadre des demandes de financement de crédit immobilier. Pour le mois de Juin 2019, ils n’ont été présents que dans 14,2% des demandes selon l’Observatoire, alors qu’ils étaient deux fois plus importants il y a encore 5 ans.

Enfin, on note que les acquisitions immobilières ont été plus onéreuses avec une hausse de 3,5 % de janvier à juin 2019, en comparaison des tarifs pratiqués à la même période en 2018. Le marché immobilier pourrait quant à lui atteindre de nouveaux records, avec par exemple des perspectives dans l’ancien qui dépasseraient le million de ventes (contre 970.000 ventes en 2018).

Ainsi, la faiblesse importante des taux d'intérêt n'a pour autant pas impacté la hausse des prix de l'immobilier et ce d'autant que les ménages n'ont pu s'appuyer sur la hausse de leurs ressources afin de contrebalancer cette progression de l'immobilier ; les revenus n'ayant augmenté que de 0,2 % depuis le début de l'année 2019.

Les crédits d’une durée de 25 ans ou plus attirent une population de jeunes emprunteurs de plus en plus importante, car elle leur permet de devenir propriétaire malgré la hausse généralisée sur le marché immobilier français. Une bonne opération pour les banques, étant donné que ces projets s’avèrent au final plus coûteux à financer pour les jeunes ménages.

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