Financement participatif et énergies renouvelables

Investir dans les énergies renouvelables séduit de plus en plus de Français : ils sont 41 % à souhaiter commencer ou continuer à investir dans ce secteur. Dans ce contexte, le financement participatif spécialisé dans les énergies renouvelables connaît une croissance importante. Mais comment fonctionne ce mode de financement ? S’agit-il d’un placement financier attractif ? Voici tout ce que vous devez savoir.

Financement participatif et prêt participatif

Le financement participatif, aussi appelé “crowdfunding” (soit le financement par la foule), est un mode de financement où des porteurs de projets lèvent des fonds auprès d’une communauté d’internautes. Les projets financés sont très variés, ainsi que les modalités du financement.

Parmi les différents types de crowdfunding, on retrouve notamment le crowdlending, c’est-à-dire le prêt participatif. Vous décidez alors d’investir une partie de votre épargne dans des projets ciblés afin de faire fructifier votre portefeuille. Concrètement, comment ça se passe ? Vous prêtez une certaine somme à une entreprise qui vous la rembourse ensuite, avec des intérêts, selon un échéancier décidé au préalable. Ce placement financier est utilisé dans différents secteurs : immobilier, énergies renouvelables ou encore petites entreprises.

Le prêt participatif est un placement qui séduit de plus en plus, notamment grâce à ses rendements attractifs. En effet, les taux d’intérêt bruts annuels varient entre 3,5 % et 10 % selon la nature du projet financé. En revanche, restez vigilant : il existe un risque de perte en capital. Il ne faut donc pas y investir l’intégralité de votre épargne.

Globalement, le secteur du financement participatif dans son ensemble est en forte croissance. Au cours de l’année 2018, 1,4 milliard d’euros ont été collectés. Ceci représente une croissance de 20 % par rapport à l’année 2017. On peut notamment l’expliquer par le développement de nombreuses plateformes dédiées. Le prêt participatif est le segment qui connaît la plus forte traction, avec 40 % de croissance entre 2017 et 2018.

Un fort besoin de financement pour le développement des énergies renouvelables

Afin que la transition énergétique puisse avoir lieu et pour tenir les objectifs environnementaux fixés, il faut réaliser des investissements conséquents, ce qui nécessite des fonds importants. Par exemple, pour tenir les objectifs fixés en 2015 par la loi énergétique sur la croissance verte, il faudrait effectuer des investissements à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros par an.

En 2019, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a dévoilé la politique française en matière d’énergie pour la prochaine décennie. L’objectif de toute la transition énergétique qui y est présentée est d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, c’est-à-dire ne plus émettre plus de gaz à effet de serre que ce que nous pouvons absorber. Ceci nous oblige donc à effectuer de nombreux changements, notamment au sujet de la façon dont nous produisons de l’énergie.

Pour effectuer ces changements, le besoin en financement est donc particulièrement élevé. En effet, il faut mettre en place de nouvelles infrastructures de production d’énergie, plus respectueuses de l’environnement, comme des centrales solaires photovoltaïques, des unités de production de biogaz ou encore des parcs éoliens. D’ici 2028, la France souhaite notamment doubler la capacité installée de production d’énergie renouvelable par rapport à 2017. Des investissements lourds sont alors inévitables : on estime qu’il faudrait débourser 223 milliards d’euros pour atteindre les objectifs fixés.

Pour atteindre la neutralité carbone, il faut également réaliser des efforts au sujet de l’optimisation énergétique des logements. En effet, le secteur du bâtiment représente 45 % de la consommation d’énergie de la France. Construire mieux est nécessaire pour avancer vers la transition énergétique.

Enfin, le secteur des transports demande également des investissements conséquents. Ainsi, la PPE annonce que les véhicules neufs qui émettent des gaz à effet de serre ne pourront plus être vendus après 2040. D’autres alternatives de mobilité vont donc devoir être trouvées.

Le financement participatif et les énergies renouvelables

Dans ce contexte, comment financer la transition énergétique ? Le financement participatif permet entre autres de répondre à ce besoin, tout en aidant les Français à avoir un impact avec leur épargne.

Le concept est simple : une communauté d’investisseurs particuliers viennent financer, aux côtés d’acteurs bancaires, des projets qui sont liés à la transition énergétique. Sur une plateforme comme Lendopolis, vous investissez dans la construction de centrales solaires, par exemple. Vous n’investissez pas seul : des banques contribuent également au financement du projet. Ce mode de financement permet de partager les retombées économiques de projets de transition énergétique avec les citoyens.

Ce mode de financement est fortement encouragé par les pouvoirs publics. En effet, un dispositif spécial de bonus au financement participatif a été mis en place. Les entreprises qui construisent des unités de production d’énergie renouvelable dans le cadre d’appels d’offre publics peuvent bénéficier d’un tarif de rachat préférentiel de l’énergie produite, garanti sur 20 ans par EDF. L’énergie produite est alors revendue 3 € plus cher par MWh.

Un placement financier en pleine croissance

Grâce à ce dispositif, les plateformes de financement participatif permettent d’encourager le développement des énergies renouvelables en France. Elles connaissent une forte croissance, ce qui montre que la tendance n’est pas prête à s’inverser ! Les citoyens deviennent alors acteurs de la transition énergétique grâce à leur épargne.

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