Actualités

Comment diversifier son épargne grâce au crowdlending ?

Les enquêtes se suivent et se ressemblent : l’épargnant français se révèle prudent, et conserve un volant record de liquidités. Ces dernières années, l’immobilier s’est révélé être le placement fétiche des épargnants français. Ils délaissent par ailleurs la bourse, considérée comme volatile. Les Français ont continué à privilégier les placements en assurance-vie et en livrets réglementés (livret A, PEL, etc.). En effet, ils bénéficient d’une fiscalité favorable et d’une garantie en capital. Cependant, ces derniers ont désormais un rendement inférieur à l’inflation du fait de la baisse des taux.

Le Français est paradoxal ! Il se déclare plutôt averse au risque (« 75 % des Français préféraient ne rien gagner plutôt que de prendre le risque de perdre »), mais espère un rendement de 5%/an. Ce qui est largement supérieur au taux actuel des actifs sans risques…

On touche ici au cœur du problème de tout investisseur avisé : comment fixer un couple risque/rendement cohérent avec ses objectifs propres ? Il n’existe pas de solution miracle ni de martingale en la matière. Cependant, la diversification des placements et des actifs reste le meilleur moyen d’optimisation.

Le crowdlending : à la fois placement et source de financement des PME

le crowdlending pour diversifier son épargne

Parmi les nouvelles solutions possibles dans la panoplie de l’investisseur, citons le « crowdfunding » (ou « financement participatif ») et notamment le « crowdlending » (ou prêt participatif). Ces plateformes numériques présentent des PME triées sur le volet. Elles permettent à des particuliers ou des investisseurs traditionnels de les financer directement. Cela a été rendu possible par la réforme issue de la « loi Macron » qui a mis fin au monopole bancaire existant jusqu’alors pour l’octroi de prêts, et introduit un cadre légal via des procédures d’agréments encadrées par l’AMF.

Ce mode de financement est également une réponse à la nécessité de mieux financer la croissance des PME qui sont les plus créatrices d’emploi. Il s’agit de réorienter l’épargne de Français vers l’économie réelle. Ce mode de financement présente ainsi plusieurs avantages.

Pour les entreprises

  • La possibilité d’un financement rapide impliquant une large base d’investisseurs, source de notoriété. Les montants vont par ailleurs de quelques dizaines de milliers d’euros à désormais plusieurs millions d’euros par opération
  • Un financement par prêt (amortissable ou in fine) pour des durées de 2 à 5 ans, ne donnant pas accès au capital de l’entreprise. Le coût se situe entre celui d’une solution bancaire classique et le rendement qui serait exigé par les actionnaires
  • La possibilité de financer un nombre très large de besoins (recrutements, investissements, R&D, acquisitions, BFR, prêt trésorerie…) car ces financements ne sont généralement pas adossés à des garanties. Ils sont fondés sur l’analyse des « cash-flows » et de la rentabilité de la société. En ce sens, ces ressources sont complémentaire des financement bancaires qui, surtout dans le cas de PME, ont tendance à se cantonner au financement d’actifs matériels adossés à des sûretés.

Pour l’épargnant

  • La possibilité de moduler ses investissements (à partir de 50€ jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros), sans frais
  • Une solution innovante d’investissement dans des PME non-cotées, complémentaire d’autres types d’actifs. Ce système offre la possibilité de diversifier facilement son portefeuille d’investissements
  • Un rendement brut moyen visé de 4% à 10% (coupons d’intérêt), sur différentes thématiques, dans des PME de différents secteurs (dont le crowdfunding immobilier spécifique à des opérations de promotion immobilière à court-terme)
  • Un horizon de placements et de liquidités variable de 2 à 5 ans : l’investissement via des obligations « amortissables » donne lieu à des flux réguliers. Cela permet par ailleurs de diversifier facilement et de pouvoir mieux gérer et appréhender l’évolution des cycles économiques dans la durée.
  • La possibilité de profiter d’un cadre fiscal désormais plus favorable. Pas d’ISF et une flat-tax à 30% maximum sur les gains !
  • L’optique de passer via un conseil agréé, et d’investir aux côtés de professionnels : par exemple des plateformes telles que WeShareBonds.com ont leur propre fonds de crédit abondé par des institutionnels. Elles investissent systématiquement aux côtés des particuliers sur chaque projet

Qui dit investissement, dit diversification !

De manière générale, l’enjeu pour l’investisseur est de rester suffisamment sélectif tout en diversifiant son portefeuille afin de maîtriser  le « taux de défaut ». Les systèmes de notation mis en place et les informations à disposition (note d’analyse, descriptif de l’entreprise, Q&A), s’ils ne constituent pas une garantie, permettent de guider l’épargnant dans ses choix.

La France est en tête au niveau européen sur cette nouvelle classe d’actifs émergente. Cependant elle est encore loin derrière le Royaume-Uni, pour des raisons historiques et culturelles. Le crowdlending a représenté, selon KPMG, 273M€ (+40%) en 2018 dans l’Hexagone, impliquant plusieurs centaines de PME.

A l’origine plutôt réservé aux TPE,  le marché s’est fortement recentré en quelques années sur les PME. Elles sont en effet plus matures, en recherche de solutions de financement alternatif. Elles ont aussi besoin de montants plus importants par projet. Ce marché s’adresse désormais aussi aux gérants institutionnels via leurs fonds de crédit. Pourquoi ne pas allouer une partie de votre épargne au  développement de PME non cotées  ?

Découvrez le guide de l'acheteur

Soyez prêt pour votre premier achat immobilier.
Tous nos conseils sont réunis dans un ebook gratuit !

Merci !

Le Guide de l'achat immobilier vous attend dans votre boîte mail.

À bientôt !

cover ebook Pretto