2020, une année difficile pour le crédit immobilier

Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a annoncé le 17 septembre maintenir ses recommandations sur l'octroi de crédit qui concernent principalement le taux d'endettement, limité à 33 %.

Pour rappel, en décembre 2019, le HCSF avait en effet recommandé de ne pas dépasser un taux d'endettement de 33 % (le prêt ne doit pas dépasser un tiers des revenus), de limiter le prêt à 25 ans et de restreindre le financement sans apport (aussi appelé 110 %).

Après avoir pris du temps à appliquer ces grandes lignes, les banques les respectent de plus en plus. Le reste à vivre, c'est-à-dire les revenus restants dans le mois une fois les charges payées, n'est plus pris en compte dans les calculs. Et ce, même s'il vous reste une somme conséquente !

Des recommandations réaffirmées en septembre

Après un été marqué par la reprise de l'activité, avec des taux moyens à 1,26% en septembre 2020 selon les chiffres issus du DataLab, notre observatoire, le HCSF a maintenu ses recommandations en septembre dernier. Selon l'autorité, "le marché immobilier et la production de crédit immobilier se sont redressés au cours des derniers mois après la baisse mécanique enregistrée pendant le confinement [et que le taux] sur les crédits immobiliers restent à un niveau proche de leurs plus bas historiques".

Si nous avons constaté un accès au crédit immobilier plus difficile, avec des banques plus strictes sur le 33 % d'endettement, la position du HCSF ne nous surprend pourtant pas.

L'objectif du HCSF est de contrôler le risque lié à l'endettement des ménages, notamment en mobilisant plus l'épargne et en limitant les prêts sur des très longues durées. L'étude d'impact nécessite un minimum de recul, nous n'avons donc pas été surpris par le maintien des mesures annoncé en septembre
Pierre Chapon, président de Pretto

Le contexte étant posé, vous vous demandez sûrement quels sont les impacts de ces recommandations. Et on a des premiers éléments de réponse grâce à notre Datalab justement.

La finançabilité des Français impactée par les recommandations du HCSF

Ainsi, leur finançabilité, c'est-à-dire leur capacité à être financés par les banques, a chuté en 2020. La crise sanitaire a certes eu un impact sur celle-ci, mais ce sont bien les recommandations du HCSF qui en sont majoritairement à l'origine.
Les perturbations réglementaires ou macro-économiques ont un impact net sur l’indice de finançabilité

Ainsi, l’indice global de finançabilité connaît une perte de 5 points entre 2019 et 2020. La chute est plus marquée sur les demandes de résidence secondaire et d'investissement locatif, considérées comme variable d'ajustement par les banques.

Cette baisse de l'indice est significative, sans être pour autant alarmante. Le marché immobilier continue en effet d'être dynamique et les taux restent attractifs.

C’est en partie dû au fait que bon nombre de candidats emprunteurs peuvent ajuster leur projet en fonction des règles d’octroi, et ainsi demeurer finançables” analyse Pierre Chapon, président de Pretto.

En effet, si vous vous trouvez au-dessus des 33 % d'endettement, rien n'est perdu ! Des solutions existent pour repasser sous cette barre : allongement de la durée de votre emprunt, augmentation de l'apport, lissage ou remboursement de crédits contractés au préalable...Par ailleurs, les banques cherchent encore à atteindre leurs objectifs en cette fin d'année. Elles ont une marge de manœuvre sur certains dossiers, notamment pour les primo-accédants de moins de 35 ans qui n'ont pas assez d'apport à présenter. N'hésitez pas à en parler avec nos experts !
Mis à jour le 13 octobre 2020
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Candide Louniangou
Chargée de Relations Presse
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